lundi, octobre 27, 2008

Cupcakes forever! Une version chocolatée...

Quand je reçois un livre de cuisine, je l’ouvre et feuillète le contenu immédiatement, regarde les photos avec attention. On tombe quasiment à tous les coups sur des recettes qui nous tentent, recettes qu’on se promet de réaliser dans les plus brefs délais. Le temps passe, on fait d’autres recettes, on oublie qu’on a ce bouquin...

Cela m’arrive souvent, mais pas pour tous les livres. J’ai reçu il y a quelque temps un livre dédié aux cupcakes qui m’avait beaucoup plu: Cupcakes de Susannah Blake (photo de Martin Brigdale). De très belles photos, des recettes originales et des conseils pour bien réussir ces petites choses. Il est donc resté bien en évidence sur mon bureau, histoire de ne pas oublier qu’il fallait que je teste la chose.

Cupcake, un truc à la mode me diront certains. En effet, il semblerait que tout le monde s' intéresse à cette petite pâtisserie “individuelle”. Mais savez-vous vraiment ce qu'est un cupcake, pourquoi ce drôle de nom ?

Sans trop réfléchir, je me suis toujours dis que cela venait du fait que les anglais mesuraient leurs volumes en pâtisserie en cup et non pas en gramme. Est-ce pour cela ? Il semblerait que oui. Mais ce n’est pas tout, ces pâtisseries étaient traditionnellement cuites dans des ramequins ou moules, des “pottery cups”. Des gâteaux de la taille d’une “cup”. Mais assez parlé d'étymologie, venons-en au fait !

Plusieurs recettes dans ce fameux livre, mais de loin pas tous les ingrédients dans mes armoires.. Je me suis donc inspiré de plusieurs recettes pour “créer” ces cupcakes “qui déchirent” ;-)

Cupcakes tout chocolat ou quand un esprit chocoholic confesse ses délires les plus fous!

------- Ingrédients (9 cupcakes) -------

2 œufs
150g de farine blanche tamisée
60g de beurre mou
120ml de lait
130g de sucre
1 pincée de sel
1 peu de fève tonka
100g de chocolat noir (70 ou 80% pour les amateurs)
1 càc de poudre à lever
1 càs de poudre d'amandes
1 càs de poudre de noisettes

Topping:
4 càs de Nutella
4 càc de Philadelphia
3 càc de sucre glace
noisettes pour déco

---------- Préparation ----------

Dans un récipient, mélanger la farine, la levure chimique, la pincée de sel, la fève tonka, la poudre de noisettes et amandes et le beurre à température ambiante. Malaxer avec les doigts pour effriter la pâte (comme une pâte sablée).

Dans un autre récipient, mélanger l’œuf et le sucre. Mélanger jusqu’à ce que le mélange blanchisse. Ajouter cette préparation au précédent, mélanger, puis ajouter le chocolat noir fondu. Ajouter ensuite progressivement le lait.

Lorsque la pâte est prête, garnir les moules en papier jusqu’au 3/4 (pas plus sinon cela risque de déborder) . Enfourner a 180° pendant 18-20 min environ. Laissez refroidir à température ambiante.

Pour le topping, bien mélanger le tout et dresser à l'aide d'une douille à pâtisserie. Laisser prendre au frigo et déguster !

---------- Bon appétit ----------

There's something utterly irresistible about cupcakes. Whether it's the pretty frosting or the childhood memories they evoke, they are guaranteed to bring a smile to your face. Susannah Blake (Il y a quelque chose de tout à fait irresistible dans ces petits gateaux: Que cela soit leur jolie décoration ou les souvenirs d'enfance qu'ils évoquent, ils vous garantissent un sourire sur vos visages)


D'autres recettes ?:

Cupcakes au citron et pavot (recette MLaure)
Cupcakes au chocolat blanc et cardamome

P.S. Cela fait plusieurs fois qu'on me demande où j'achète mes moules à cupcakes, voici donc mon fournisseur. Vous pouvez les trouver sur le site www.mora.fr, en cherchant les mots clés: Caissette Tulipia. Cela coûte un peu cher pour la livraison en Suisse...mais c'est le seul endroit qui en vend...si quelqu'un connait une autre adresse ou fournisseur en Suisse, je suis preneur!

mercredi, octobre 22, 2008

Repas chez Frédérik Kondratowicz, Hôtel de Ville, Fribourg (CH)

“Nul n’est prophète en son pays” paraît-il...et ce n’est pas faux ! Nul besoin de faire des kilomètres pour découvrir des endroits magiques. Cela faisait déjà plusieurs mois qu’on me suggérait d’aller manger au restaurant de l’Hôtel de Ville de Fribourg. Plusieurs personnes m’en avaient fait les éloges, me parlant d’une cuisine inventive, osée et raffinée, d’un cadre sympathique. Mais le temps passe, on se dit qu’il faudrait y aller et au final, on repousse, on oublie. Jusqu’au jour ou...
J’ai eu la chance d’y manger à plusieurs reprises ces derniers temps et je suis tombé sous le charme de cet endroit! Petite visite guidée...

Le chef: un homme derrière ce succès grandissant, Frédérik Kondratowicz. Déjà connu et reconnu pour ses talents au Restaurant Zaehringen, il ouvre en mai 2005 le restaurant de l’Hôtel de Ville. Épanouissement, goût, vie, générosité, ouverture, voici les mots qui illustre sur sa page d’accueil. Des mots qui décrivent bien sa vision de la cuisine et son plaisir à nous faire partager son art.

Le cadre: Situé au premier étage d’un vieil immeuble jouxtant l’Hôtel de Ville de Fribourg, le restaurant était plus connu sous son ancien nom, le Cercle de l’Union. A l’entrée de la salle, un piano brillant de mille feux. Une salle sobre et simple qui se prête à la dégustation de sa cuisine. Décrit sur son site comme un “bistro chic”, c’est un endroit où l’on a envie de prendre son temps et de se faire plaisir. Particularités ? Ce balcon donnant sur une des plus belles vues (les deux photos du premier montage) sur la Basse-Ville de Fribourg. Et l’on peut y manger (selon la saison).

La cuisine: Jugez par vous même: Ballottine de caille des Dombes, sirop de bière brune, croquant de racines au petit œuf, Carpaccio de chevreuil, vieux parmesan, mille feuilles de poire & radis à l’huile de truffe, Tout simplement des baies de saison dans un gaspacho de fraises & un sorbet au basilic ou encore L’après vingt & une heure .... Des produits de grande qualité, des mariages et associations osées, j’aime cette vision et cette “douce insolence”! Et encore une particularité, la carte des vins: Une très belle sélection de vins de plusieurs pays dont quelques perles du Languedoc-Roussillon et autres appellations moins connues par ici.

J’ai eu la chance de goûter deux fois à son menu de saison, la chasse, un de mes péchés mignons. J’ai eu la chance et le plaisir de passer en cuisine pour assister au dressage de l’assiette. Des gestes précis, des couleurs et textures différentes, quel régal pour les yeux que de voir ce chef-d’œuvre crée sous vos yeux en quelques secondes.

Filet d'Omble Chevalier des lacs à la vapeur d'herbes aromatiques, purée de persil plat, choucroute douce, dentelle de saucisson Fribourgeois, raviole à la courge
Quand je vous disais que sa cuisine est "culottée": Le saucisson va très bien avec le poisson, le tout est très harmonieux et surprenant!

Et question prix? Plus que raisonnable. Compter environ 70 Sfr pour un menu dégustation (le soir, sans boisson) avec entrée, plat et desserts (prix disponibles sur le site)

Filet de biche mi-sauvage saisie au poivre de Sichuan, sauce poivrade, les délices d'automne comme vous les attendez...
C'est beau et surtout, c'est bon, divinement bon! Des saveurs qui explosent, tout comme les textures, une pure merveille!

Une petite douceur? Les desserts sont aussi beaux que bons!Le premier, piquant à souhait grâce au gingembre, le second fondant et onctueux...

Remarque importante, n’oubliez pas de réserver! Un panneau “restaurant complet” se trouve souvent devant l’entrée. Réservez suffisamment à l’avance, parfois même pour un repas à midi. Il ne désemplit jamais, ce qui n’est pas très étonnant vu les prix et le talent du chef. Si vous êtes de passage sur Fribourg, c’est indéniablement une table à tester!

Pour plus d’informations:

Restaurant de l’Hôtel de Ville
Grand Rue 6, 1700 Fribourg
Tél: +41 (0)26 321 23 67 (réservation)
info@restaurant-hotel-de-ville.ch

Fermé les dimanche & lundi
Gault-Millau 2009: 15 pts et 2 toques

Et encore 1001 mercis à Frédérik Kondratowicz pour ce moment très agréable!

samedi, octobre 18, 2008

Un risotto, ca vous tente ?

Cela doit faire 5 fois maintenant que je recommence ce billet. Rien à faire, je crois que le syndrome de la page agit pour la première fois par ici. Je voulais vous parler d’un champignon que j’adore, mais les phrases et les mots ne me conviennent pas. J’ai bien commencé un billet sur le vin et les accords qui vont avec, une fois encore, non, ce n’est pas ça... Il y a même une recette incroyable d’un quatre-quarts au rhum arrangé, mais là, c'est les photos qui ne sont pas terribles...dur dur.

Et si pour une fois, je fais simple ? Droit au but, une liste d’ingrédients, un mode’op et quelques photos ? Directement plongé dans le cœur de l’action, ça vous tente ? Alors en avant pour une recette rapide, sans prise de tête et qui saura certainement vous charmer.

Risotto à la courge et feta ou manque d’inspiration sur le papier mais pas en cuisine !


------- Ingrédients (4 pers.) -------

Riz à risotto
Bouillon de légumes
1 échalote
Vin blanc
1 bout de courge
Beurre
parmesan
Sel et poivre

1 morceau de feta
Farine


------- Proposition /choix du vin -------

Un vin de la région du Sud de Barcelone, la région de Priorat. Des pentes escarpées, un sol presque aride mais il faut plus pour repousser la vigne. Des vins de caractère qui ont fait la renommée de cette région au début des année 1990. Une très belle découverte que ce Scala dei Prior Crianza 2000. Belle longueur en bouche, ce fut un ami fidèle pour accompagner ce plat.

---------- Préparation ----------

Prendre un petit morceau de courge, retirer la peau et découper en petits dès.

Emincer l’échalote finement, faire chauffer un peu d’huile olive au fond d’une grande casserole. Y faire suer l’échalote, ajouter le riz et le faire nacrer 1-2min. Déglacer avec un verre de vin blanc, bien mélanger et laisser évaporer.

Mouiller avec une louche de bouillon de légumes et ajouter les dès de courges. Cuire sur feu doux pendant env. 20min (selon votre riz) en ajoutant le bouillon petit à petit. 2min avant la fin de la cuisson, ajouter une belle noix de beurre et un peu de parmesan. Rectifier l’assaisonnement et garder au chaud.

Couper la feta en cube, la fariner (important pour la suite car sinon la feta fond complètement) et enlever le surplus de farine. Faire chauffer un peu d’huile dans une poêle, y faire dorer les cubes rapidement.

Servir un peu de risotto dans une assiette creuse, y ajouter quelques cubes de feta et servir immédiatement.

---------- Bon appétit ----------

Une recette sans prétention mais de saison et très rapidement préparer. La courge amène un peu de couleur et de goût au risotto, la feta grillée une note plus méditerranéenne. Un plat préparé en 30min qui mérite le détour!

lundi, octobre 13, 2008

Y a les bons chasseurs et les mauvais chasseurs. Le bon.....

L’automne, quelle belle saison! Vous l’aurez compris, j’adore cette période de l’année. Il fait encore beau, la nature change et les produits présents dans nos marchés m’inspirent! Des ballades en forêt, au bord d’un étang habité par quelques jolis cygnes, un tour à moto sur des sommets pas encore enneigés, il y a de quoi faire!

J’aime aussi beaucoup cette période, mais pour une raison tout autre: La chasse! Rassurez-vous, je ne chasse pas à proprement parler, mais je cuisine avec plaisir des plats de chasse: Chevreuil, cerf, sanglier et autres râbles de lièvres, tout y passe. Quand on m’interroge sur mon plat préféré (quelle question piège au passage, comment peux t’on avoir un plat préféré quand on a la cuisine comme passion...) je réponds toujours la même chose: un plat de chasse, composé de choux rouges, marrons caramélisés, poires au vin, knöpfli ou spätzli (eh oui encore eux ;-), morceau de choix de viande et sa sauce. Cette fameuse sauce, secrètement gardée et qui sera jamais divulguée sur ce blog. Une sauce divinement bonne certes, mais qui demande quand même beaucoup de temps et d’ ingrédients. Je voulais trouver une alternative à cette sauce “familiale”, une sauce que je vous pouvais vous présenter.

J’avais déjà trouvé des fonds de gibier ou concentrés de gibiers qui n’étaient pas mauvais du tout, mais auxquels il faillait encore ajouter 2-3 choses pour les rendre vraiment fameux. C'est la période des figues et ce fruit se marie à merveille avec la chasse! Quelques petits oignons sauce, un peu de thym et de laurier, quelques baies et elle est belle!

Sauce chasse aux figues et Garam Massala ou une bonne alternative à ma recette secrète

------- Ingrédients (2 pers.) -------

2dl d’eau
1.5 - 2 càs de concentré de gibier (Migros, marque: Maître Nicolas)*
3 càs de Porto rouge
1 brin de thym
1 feuille de laurier
1 figue fraiche entière
4-6 petits oignons sauce
Grains de poivre
Sel
2 graines de genièvre
1 clou de girofle
5cl de crème

2 pièces de gibier (cerf, chevreuil,...)
Mélange Garam Massala


*j’utilise du concentré de gibier et pas un fond de gibier. Si vous n’avez pas de concentré, utilisez un fond, mais il faut voir comment il faut le diluer pour arriver au même résultat.

------- Proposition /choix du vin -------

La chasse se marie à merveille avec des vins rouges charpentés et épicés. C’est l’occasion rêvée pour sortir vos Syrah et autres bijoux comme le Cornalin ou Gamaret (deux cépages valaisans).

Pour ce plat, une bouteille de la vallée du Rhône attendait patiemment son heure: Une Côte-Rôtie! Et pas n’importe quelle Côte-Rôtie vu qu’ils s’agit d’une bouteille du fameux domaine Chapoutier avec cette Côte-Rôtie “Les Bécasses” 1998. Une des particularités de la bouteille, une étiquette lisible en braille. Un vin puissant mais qui a perdu un peu de sa fougue avec le temps, s’est assagit. Une belle réussite pour un vin issu à 100% de Syrah!

---------- Préparation ----------

Commencer par épicer chaque face du morceau de chasse (des escalopes de chevreuil dans mon cas) avec du Garam Massala. Emballer dans du papier d’alu et laisser reposer une heure au frigo.

Dans une petite casserole, faire chauffer l’eau et y ajouter le concentré de gibier, y ajouter le porto, les épices , la figue coupée en 4 et les oignons épluchés entiers. Laisser réduire sur feu doux pendant 15-20min environ. Filtrer la sauce à travers une passoire fine et bien écraser la figue pour en récupérer un maximum dans la sauce. Garder les oignons entiers pour le service, faire réchauffer et ajouter la crème. La sauce ne doit plus bouillir. Rectifier l’assaisonnement et réserver.

Faire chauffer de l’huile, tapoter la viande pour enlever l’excès d’épices et faire griller sur feux vif, 2-3 minutes sur chaque face (selon vos désira niveau cuisson). Laisser la viande reposer au chaud 2min puis trancher. Napper de sauce et servir de suite!

---------- Bon appétit ----------

J’ai servi cette chasse avec les garnitures habituelles, spätzli, choux rouges et compagnie. J’aime beaucoup les épices autour de la viande qui forment une petite croute après cuisson.

Une sauce très vite préparée et vraiment très bonne. Pour vous dire, je l’ai déjà fait 4x cette année ;-)

jeudi, octobre 09, 2008

Si j'étais un champignon, je serais.....

Les champignons ne laissent en général personne indifférent. Soit on les aime et les apprécie, soit on a un peu du mal. Ils se trouvent toute l’année, souvent des variétés archiconnues comme le champignon de Paris et autres pleurotes. Mais n’êtes-vous jamais allé les cueillir en forêt? Laissez-moi vous raconter...

Tout commence par l’accoutrement! Eh oui, il faut être équipé correctement pour que cette quête ne se transforme pas en cauchemar...En effet, les champignons poussent rarement au bord des beaux chemins balisés! Il faut donc sortir des sentiers battus et se lancer à leur recherche à travers bois. Du coup, une paire de bons souliers, imperméables de préférence (car la petite rosé sur l’herbe est très bucolique, mais mouille très vite nos petits pieds ;-)) , un panier à la main, un bâton dans l’autre, un couteau dans la poche, vous voilà équipé( e). Une fois ces préparatifs effectués, en avant pour 2-3 heures de marches dans la forêt et la nature, et quel bonheur! On part au petit bonheur la chance? Certainement pas, chaque cueilleur à ses coins, secrètement gardés.

Point de voiture, le silence, juste les bruits de la forêt: une légère brise dans les feuilles qui commencent à se colorer et à tomber, l’odeur de l’herbe mouillée et du sous-bois, nous sommes seul au monde. On avance, regard rivé au sol, on gratte (avec le fameux bâton bien utile) et première fausse joie: Un champignon, mais pas comestible! Et on continue comme cela jusqu’à la première prise: Un joli cèpe de bordeaux dans ce coin de pâturage près d’un sapin. Il est de belle taille, son chapeau bien brun et pas encore mangé par les insectes. Il faut commencer par le dégager délicatement et d’un coup de couteau précis, le détacher de son milieu. Quelle prise, il est superbe et sent divinement bon! Il suffit d’en trouver encore quelques uns pour se faire une poêlée de cèpes ou autres plats alléchants.

Mais attention, il faut toujours faire contrôler sa cueillette auprès d’un contrôleur officiel. Cela vous prend 15min de plus mais pourra vous éviter une bonne gastroentérite, voir pire...On ne cueille surtout pas n’importe quoi !!!! Et n’oubliez pas que la cueillette est règlementée! Voici les articles de loi pour le canton de Fribourg, si jamais...

Après cette belle récolte, retour en cuisine pour apprêter ces cèpes avec un accompagnement dont je vous parlais dernièrement, les Knöpfli!

Poêlée de Knöpfli au séré, sauce aux cèpes de Bordeaux ou quand la forêt nous offre le meilleur

------- Ingrédients (4 pers.) -------

200 g de farine blanche tamisée
100g de farine à Knöpfli (ou blanche)
3 œufs
150 g de séré à la crème
env. 1 dl de lait
0.5dl d’eau
1càs d’huile
Sel et poivre


400 g de cèpes, bien nettoyés
1 échalote, finement hachée
2-3 branches de thym frais
1 dl de bouillon de légumes
Sel, poivre et muscade
Un peu de crème


------- Proposition /choix du vin -------

Avec ce plat, plusieurs possiblités: j’ai opté pour un vin rouge, qui a du caractère et qui n’arrête pas de m’étonner. Un vin du Nouveau-Monde, élevé sous le soleil de la Californie. Un Merlot de Mondavi, millésime 2000 avec une petite particularité: Le vin est non-filtré (2000 Robert Mondavi Winery Merlot Unfiltered pour les puristes).

J’avais acheté plusieurs bouteilles (à un prix plus que compétitif à l’époque) et c’était la dernière bouteille. Un vin racé, équilibré et vraiment très agréable! Un leger côté barrique mais rien de comparable à ces vins vanillés. Non, le tout est vraiment très bien fait et c’est vraiment un vrai plaisir de boire ça! Un vin blanc de Bourgogne aurait aussi très bien été. Attention: Certains champignons ne doivent pas être consommés avec de l’alcool, renseignez vous!

---------- Préparation ----------

Commencer par confectionner les Knöpfli: Dans un bol, mélanger la farine le sel et le poivre. Dans un récipient, mélanger les œufs, le lait, l’eau l’huile et le séré. Verser le liquide sur la farine et bien mélanger pour obtenir une pâte homogène et sans grumeaux. La pâte doit “se déchirer” quand on lève la spatule. Faire chauffer un grand volume d’eau, saler. A l’aide de la “poêle à Knöpfli (poêle à trous), confectionner les Knöpfli en mettant un peu de pâte dans la poêle et frotter à l’aide d’une corne à pâtisserie. Ils sont cuits lorsqu’ils remontent à la surface. Les débarrasser à l’aide d’une écumoire et les rincer directement sous l’eau froide. Les laisser sécher sur un grand plat. Garder au frais.

Bien laver les cèpes pour enlever le maximum de terre et résidu. Les découper en gros morceaux. Dans une poêle, faire chauffer un peu d’huile et de beurre, y faire revenir l’échalote émincée finement, ajouter les cèpes pour les faire dorer. Déglacer avec le bouillon de légumes et laisser réduire. Assaisonner avec le thym, sel, poivre et la noix de muscade. Au dernier moment, ajouter la crème et c’est prêt!
Faire revenir les Knöpfli dans un mélange d’huile et de beurre jusqu’à ce qu’ils soient bien dorer. Saler éventuellement et mélanger à la sauce! Une pincée de piment d'Espelette pour la déco et c'est fini!

---------- Bon appétit ----------

Un plat simple, qui peut être accompagné d’une salade ou autre. J’aime beaucoup cette version avec le séré, les Knöpfli sont encore plus moelleux que d’habitude! Je pourrais en manger des tonnes!

Quand le chasseur rentre avec des champignons, on ne lui demande pas des nouvelles de sa chasse ;-)

samedi, octobre 04, 2008

Mikael aime aussi le cheescake...moi aussi!

Petite pause dans cette série consacrée aux Spätzli et autres Knöpfli, je ne mange tout même pas ça tous les jours !

On le savait déjà, Mikael Blomkvist aime le flan pâtissier (si si je vous assure, il fallait bien lire entre les lignes ;-). Le tome 1 terminé, je ne fis qu’une bouchée du tome 2, La fille qui rêvait d’un bidon d’essence et d’une allumette. Malgré une longue introduction et un arbre généalogique à faire pâlir toutes les grandes familles du monde, j’avais bien aimé le premier. Et ce tome 2 alors ? J’ai littéralement adoré et dévoré ce second livre. Un rythme beaucoup plus soutenu, une intrigue avec moult rebondissements et une fin...qui n’en n’est pas une (je ne vous dévoile rien, promis).

Dans ce second livre, Mikael se rend chez Mia Bergman et Dag Svensson pour discuter du projet en cours. Mia a préparé un petit quelque chose pour accompagner le café (les milliers de cafés devrais-je dire...) Un cheesecake, épais et moelleux! Et voilà une bonne excuse pour se préparer un bon petit cheesecake ! L’arome n’était pas vraiment spécifié, mais j’avais une petite envie de chocolat blanc et de noix de coco...Parce que j’en avais fait une belle 2 jours avant: Je voulais faire une glace chocolat blanc et noix de coco..mais faute d’inattention et fatigue, j’ai acheté une plaque de chocolat...noir...enfin bref, voilà ma revanche !

Cheescake au chocolat blanc et noix de coco ou Vite finir le tome 2 pour passer en cuisine
------- Ingrédients (moule de 18cm de diam) -------

1 paquet de shorbread
50g de beurre fondu

400g de Philadelphia
150g de séré à la crème*
100g de sucre
2 œuf
100g de chocolat blanc
1pte de cardamome
3càs de noix de coco râpée

* ce fameux séré qu’on trouve qu’en Suisse, et oui! Comme le Philadelphia d’ailleurs ;-) Alors pour mes chers lecteurs français, le séré est un fromage blanc à texture fine, de couleur blanchâtre et au goût légèrement acide. Plus il contient de matière grasse, plus il est crémeux. Le séré nature est vendu sous forme de produit quart-gras, mi-gras, gras ou à la crème.

---------- Préparation ----------

Dois-je encore vous présenter le mode opératoire ?

Chemiser le fond d’un moule à charnière avec un papier sulfurisé. Mixer les biscuits au blender. Faire fondre le beurre et mélanger aux biscuits réduits en miettes.

Recouvrir le fond du moule avec le mélange biscuit/beurre. Etaler et égaliser avec une cuillère. Faire cuire à blanc au four préchauffé à 200°C pendant 5 min. Sortir du four et laisser refroidir.

Dans un bol, mélanger le Philadelphia, le séré, les œufs, le sucre, le chocolat blanc râpé (voir fondu pour que cela soit bien homogène), la noix de coco et la cardamome pour obtenir un appareil bien homogène. Remplir le moule avec l’appareil.

Faire cuire pendant env. 30 min au four à 180°C en veillant que cela ne brunisse pas trop vite. Si c'est le cas, baisser la chaleur du four et couvrir de papier d'alu. Laisser refroidir puis entreposer au frigo pendant 24h.

Le lendemain, saupoudrer de noix de coco râpée, c’est prêt!

---------- Bon appétit ----------

Alors ? Et bien, c’est bon! Crémeux et pas sec, un cheesecake assez simple somme toute mais très agréable. Servi en petits cubes, il accompagne merveilleusement bien ...un bon café ;-) Un j’ai dis !