lundi, septembre 29, 2008

Vous reprendrez bien quelques Spätzli ? Des quoi ?!?

Il fait frais, le brouillard est bien présent. Pas de temps à perdre, attraper mon sac avec mon matériel photo et en route vers la Basse-Ville de Fribourg pour faire quelques clichés. Une lumière assez dure, un soleil très bas dans le ciel et ambiance assurée. Direction une petite ruelle dans laquelle nous étions passés quelques jours auparavant, en nous promenant. Je m’étais fait la remarque que je pourrais faire quelques photos sympa de l’endroit.

Ruelle des Forgerons, aucun bruit, pas de circulation à cette heure, un régal pour faire quelques photos. (Cliquez dessus pour une meilleure résolution) Retour en passant par le Stalden (il faut limite une corde tellement que ca grimpe, les gens qui la connaissent ne diront pas le contraire ;-) Cette balade à travers les rues escarpées de Fribourg m’a ouvert l’appétit, il est temps de passer en cuisine!

Et la recette était toute trouvée! Depuis jeudi dernier vous savez tout sur les Spätzli et Knöpfli. Les différences principales, les variations possibles et une recette de base.

Il est donc temps de vous présenter une recette qui donne la part belle à cette garniture bien sympathique.

Spätzli aux noix, poires caramélisées ou quand le terroir joue la carte du sucré-salé

------- Ingrédients (4 pers.) -------

150g de farine à Knöpfli tamisée
150g de farine blanche tamisée
10 cerneaux de noix
4 œufs
1.5dl de lait
0.5dl d’eau
1càs d’huile de tournesol
Pincée de sel
Poivre et noix de muscade

2 poires fermes (style Williams pas trop mûre)
Beurre
Sucre roux
1dl de jus de poire filtrée
1dl de crème
Sel et poivre

Un peu de Gruyère pour râper
Quelques cerneaux de noix pour la déco


---- Proposition /choix du vin ----

Et pour accompagner ce plat "de chez moi", restons en Suisse avec un vin plein de soleil et de caractère. Ce Merlot del Ticino (Tessin) de la maison Vini Rovio Ronco. Un merlot typique, racé et très agréable qui mérite une bonne aération au préalable mais qui se laisse très bien déguster ;-)

---------- Préparation ----------

Mélanger les farines, le sel, un tour de moulin à poivre, un peu de muscade râpée et les cerneaux de noix râpés dans un grand bol. Faire un puits avec le tout, mélanger les œufs, l’huile avec le lait et l’eau, puis verser dans le puits. Bien mélanger le tout pour obtenir une pâte bien homogène et pas trop liquide (dépend de la taille des œufs, au besoin rajouter un peu d’eau ou de farine) Si la pâte est trop liquide, les spätzli vont se défaire instantanément en arrivant dans l’eau bouillante, expérience faite ;-). Réserver une demi-heure à température ambiante.

Utiliser une planche bien lisse (bois ou plastique) et commencer par la mouiller un peu. Mettre un peu de pâte sur la planche et y découper les spätzli en tirant une petite portion de pâte pour la faire tomber dans une casserole d’eau salée bouillante. Ils sont cuits lorsqu’ils remontent à la surface. Les retirer avec une écumoire et les rincer abondamment sous l’eau froide. Les mettre sécher sur un grand plat pendant env. 1h. Réserver au frais.

Laver les poires et les couper en deux, retirer les pépins si besoin. Découper en lamelles (8 par poire). Dans une poêle, faire chauffer une noix de beurre, y faire fondre et caraméliser une càs de sucre. Y faire revenir les morceaux de poire quelques instants puis mouiller avec le jus de poire. Laisser mijoter doucement et ajouter la crème pour finir la cuisson. Les poires sont prêtes lorsqu’elles commencent à ramollir (sans se défaire complètement, attention!) Garder au chaud.

Pendant la préparation des poires, faire chauffer un peu de matière grasse dans une poêle, y faire revenir les spätzli jusqu’à ce qu’ils se colorent. Saler et servir avec la sauce aux poires. Parsemer d’un peu de Gruyère fraichement râper, quelques noix et servir.

---------- Bon appétit ----------

Les noix peuvent être remplacées par des noisettes ou des amandes, à choix. Un plat vite fait et surprenant par son côté sucré salé. Les poires et la sauce sont sucrées et se marient bien avec les spätzli aux noix. Un plat à part entière qui peut être accompagné d’une petite salade. Un plat simple et “rustique” qui a tout son charme à cette période de l’année!

P.S. une nouvelle rubrique dans mon index, à force, il y avait de quoi faire une rubrique: Plat de Fribourg ^^! Avis aux amateurs !

jeudi, septembre 25, 2008

Petite leçon de Schwiizertütsch: Spätzli ou Knöpfli

Voici le premier billet consacré à une drôle de “garniture”, ces fameux Spätzlis et Knöpflis. Rassurez-vous, je ne suis pas pris d’une envie subite de parler Schwiizertütsch (Suisse allemand), ni pris en otage par Clairechen ;-). Il s'agit d’une spécialité de la région alémanique (Suisse allemande, Autriche, Allemagne du Sud) et existe aussi chez nos amis alsaciens qui les appellent des Spätzle ou Knöplfe.

L’origine du mot Spätzli reste un peu obscure (une sombre histoire de zizi et de petit zoiseau...), quant bien même il veut dire “moineau” en allemand (ou dialecte Souabe). C’est plus simple pour les Knöpfli, littéralement “petit bouton”, dû à leur forme caractéristique. Beaucoup de monde utilise indifféremment les deux noms alors qu'il existe une différence entre ces deux spécialités! Une pâte commune, deux modes de préparation différents...

Parlons-en de cette pâte! Rien de plus simple, elle se compose de farine, d’œuf et d’un mélange de lait et d’eau et d’une pointe de sel. Rien de bien sorcier à priori, si ce n’est qu’il y a quand même quelques astuces pour bien réussir ces petites choses.

Planche ou passoire spéciale ? Voici donc l’élément essentiel qui fera de vous un fan des Spätzli ou plutôt des Knöpfli. Les Spätzli se font à l’aide d’une planche humide sur laquelle la pâte est étalée puis “découpée” et fines lanières à l’aide d’un couteau, le tout au dessus d’une grande casserole d’eau salée bouillante. Les Spätzli tombent directement dans l’eau et sont cuits lorsqu’ils remontent à la surface. Ils sont ensuite transvasés dans une passoire à l’aide d’une écumoire, puis refroidis sous un bon courant d’eau froid pour stopper leur cuisson et éviter qu’ils ne collent entre eux. Et pour les Knöpfli? La planche et le couteau sont remplacés par une passoire spéciale (sorte de poêle ondulée avec des trous) et d’une corne de pâtissier. La pâte est “frottée” et les Knöpfli tombent aussi dans l’eau et sont retirés selon le même procédé.

Astuce n°1: Après les avoir bien rincés et égouttés, faire sécher les Spätzli/Knöpfli sur un grand plateau plutôt que sur une petite assiette.

Variations possibles ? On ne peut pas trop jouer sur le lait/eau, le sel ou sur les œufs, si ce n’est la quantité. Par contre, libre à vous de varier les farines utilisées! Farine blanche, de sarrasin, complète, de châtaigne autant de choix qui s’ouvrent à vous! On peut aussi colorer les Spätzli/Knöpfli avec différentes préparations ou épices: Pesto, concentré de tomate, curry, paprika, safran, persil, épinards ou encore graines de pavot, laissez libre court à votre imagination. Attention toute fois à la consistance de la pâte qui ne doit pas être trop liquide ou solide. On peut jouer aussi sur la texture en utilisant de la semoule de blé dur pour leur donner un peu de croquant (pas plus de 1/5 de la farine utilisée).

Frais ou congelés? Après les avoir laissé sécher un peu à température ambiante, deux options s’ouvrent à vous: Les réserver au frais pour une utilisation imminente (je les garde sans problème dans un sac plastique fermé plus de 5j dans mon frigo dans la partie froide). Ou alors les congeler en petites portions pour une utilisation future. Je fais toujours une portion entière (voir 2) vu que c’est quand même un peu de travail, j’en profite pour faire des réserves plutôt que de remettre la main à la pâte à chaque fois.

Astuce n°2: Sortir les Spätzli/Knöpfli du congélateur au minimum 12h avant et les laisser se décongeler doucement au frigo.

Deux modes de cuisson: Les réchauffer brièvement dans une casserole d’eau bouillante salée puis égoutter ou les faire revenir dans une poêle dans un peu d’huile et de beurre. Cuits à l’eau, ils restent pâteux, mais deviennent croquants en passant à la poêle.

Les Spätzli/Knöpfli sont souvent servis comme accompagnement de plats de viande et sont fameux avec un plat de chasse. Ils peuvent cependant très bien être les acteurs principaux d’un plat. Ils sont alors accompagnés d’une sauce ou d’une garniture à choix. Je vous reparlerai de ceci dans mes prochains billets ;-)

Pâte à Spätzli ou Knöpfli de base ou une bonne alternative aux pâtes pour pas cher

------- Ingrédients (env. 600g de Spätzli/Knöpfli) -------

200g de farine blanche tamisée
100g de farine à Spätzli tamisée (ou autre farine)
3 œufs entiers
1dl d’eau
0.5dl de lait
1 càs d’huile
1 càc de sel


---------- Préparation ----------

Mélanger les farines et y ajouter le sel. Mélanger l’eau, le lait, les œufs et l’huile. Faire un puits avec la farine dans un grand bol, y verser le liquide et bien mélanger avec une spatule en bois pour obtenir une pâte bien homogène et sans grumeaux. La pâte ne doit pas couler si on lève la spatule (pâte un peu trop liquide) mais "se déchirer". Ajouter un peu de farine ou d’eau au besoin.
Astuce n°3: Laisser la pâte reposer pendant 30min à température ambiante. C'est important pour avoir un joli résultat.

Les façonner selon la méthode choisie (voir avant) et les faire cuire dans un grand volume d’eau salée. Une fois qu’ils remontent à la surface, les retirer de la casserole et les refroidir directement sous l’eau froide. Bien égoutter et faire sécher.

Astuce n°4: Travailler avec de petites portions de pâte et non pas tout en une fois, car les Spätzli/Knöpfli du début serait trop cuit par rapport aux derniers. Avec cette quantité de pâte, je travaille en 5 portions.

Garder au frais pour la suite des opérations !

Avec tout ceci, vous voila prêt(e) pour faire des merveilles ! Chaque famille a sa recette secrètement gardée, c'est pour cela que je ne vous dévoilerai pas la mienne ;-). Cette recette est le fruit de plusieurs essais, en prenant le meilleur de chacune... Dans les prochains billets, deux recettes dans lesquelles le Spätzli et le Knöpfli sont les acteurs principaux!

dimanche, septembre 21, 2008

C'est officiel, l'été, c'est fini !

Certains indices ne trompent pas. Ces bancs de brouillards matinaux qui accompagnent notre réveil, ces quelques feuilles mortes sur le sol ou encore ces températures fraiches, autant de mise en garde pour annoncer le changement imminent de saison. Fini ces journées ensoleillées, ces repas sur une terrasse jusqu’à tard dans la nuit. On remet une couche, les pantalons ont remplacé les shorts, on apprécierait même ce bon vieux pull. Aucun doute, l’automne arrive à grand pas! Soyons honnêtes, il n’apporte pas que froid et désolation, mais aussi de très belles choses: La nature se pare de son plus beau manteau, aux couleurs chaudes et envoutantes! Les champignons poussent tranquillement dans les sous-bois, les courges font leur retour sur l’étal de nos marchands! Des figues fraiches, du raisin, de très belles pommes, quel régal!

Il est grand temps de ressortir ces recettes réconfortantes, veloutés et autres potages qui nous réchaufferont agréablement. La première cucurbitacée dans ma cuisine cette année ? Une petite butternut. Une chair jaune orange, une forme très caractéristique et un goût musqué, c’est une de mes préférées. Elle se prête très bien aux recettes salées comme sucrées. Et pour bien commencer la saison, rien de tel qu’un petit velouté. Je lui avais déjà associé le pain d’épices et les châtaignes, il était temps de lui joindre une autre compagne. Pour cette nouvelle recette, l’heureuse élue est la chanterelle (ou girolle dans d’autres régions). Un champignon qui se marie très bien à ce type de courge. Et pour jouer sur un côté un peu croquant, pourquoi pas quelques noisettes ? Et voici une entrée “toute végétarienne” , une invitation à se promener en forêt par une belle après midi ensoleillée.

Velouté de butternut aux chanterelles et noisettes ou quand l’automne se cache au fond d’une tasse

------- Ingrédients (4 personnes) -------

1 petite butternut
1 échalote finement émincée
Bouillon de légumes
Curry en poudre
Sel et poivre
Crème ou lait

2 poignées de chanterelles fraiches
Une noix de beurre
Quelques noisettes entières


---------- Préparation ----------

Commencer par couper la butternut en deux, retirer les pépins à l’aide d’une cuillère et enlever la peau au couteau et la découper en cubes. Dans une casserole, faire revenir l’échalote dans un peu d’huile d’olive, ajouter les cubes et faire suer. Mouiller avec le bouillon et faire cuire jusqu’à ce que la courge soit fondante. Retirer un peu de jus de cuisson au besoin (le garder) et mixer pour obtenir le velouté. Selon vos goûts, ajouter du lait, de la crème ou juste du bouillon pour obtenir la consistance voulue. Ajouter 1 càc de curry et rectifier l’assaisonnement. Garder au chaud.

Bien rincer les chanterelles sous l’eau pour éliminer la terre éventuelle et couper les grosses en deux. Faire chauffer un peu d’huile dans une poêle et les faire sauter rapidement. Ajouter les noisettes concassées grossièrement, saler et poivrer.

Déposer délicatement les chanterelles et noisettes sur le velouté bien chaud et servir immédiatement. Décorer avec un brin de thym. C’est chaud et réconfortant, le curry amène une note épicée et délicate. La chanterelle se marie très bien avec la butternut, tout comme les noisettes. Alors, ça te tente Taliashka ? On peut même y mettre quelques pépins de courge grillés, pour encore jouer sur le côté croquant!

---------- Bon appétit ----------

D’autres recettes de courges:

Espuma de courge
Velouté de potimarron à la cannelle
Velouté de courge au chèvre
Velouté de potimarron au curry et marrons

Avez vous déjà entendu parler de Späztli ou de Knöpflis ? Vous en saurez un peu plus dans mon prochain billet ! Bon dimanche à toutes et tous!

P.S. On voit ce changement aussi au niveau de la lumière du jour...beaucoup plus dure et bleutée qu'en été avec un grand soleil...et cela commence à nouveau à se voir sur les photos. Je vous parlerais aussi de ceci dans un prochain billet! quel programme ;-) !

mardi, septembre 16, 2008

Une pointe de safran dans ma tresse et voila une cuchaule!

Chaque région a ses coutumes, ses contes et ses légendes. Qui n’a jamais passé des heures à écouter sa grand-mère raconter des anecdotes ou histoire locales, toutes plus magiques les unes que les autres ? Ces histoires qu’on aime lire, relire à en user le papier. Ce folklore s’illustre aussi dans la cuisine, avec des recettes si particulières.

Imaginez la suite : Nous sommes dimanche matin, il fait grand beau. Point de petit déjeuner car le menu du jour mérite une attention particulière. Direction une maison accueillante, un grand jardin avec de grandes tables sur l’herbe. Toute la famille est présente, tantes, grand oncles ou cousines, que de monde ! Une ambiance de fête règne, tout le monde est joyeux et content d’être ici. Si nous remontions le temps d'une cinquantaine d'années, nous verrions une grande balançoire montée spécialement dans la grange, deux cordes et une grande planche au milieu... Mais revenons au présent, tout le monde s’approche des tables et prend place.

Sur une planche, un couteau et un immense pain, bien rond et doré. A côté, un pot contenant une confiture brun brillant. Une belle tranche fraichement coupée recouverte de cette confiture étrange. Et voilà, vous venez de vivre le début de la Bénichon, fête traditionnelle du canton de Fribourg. Je vous en avais déjà parlé lors de ce billet dans lequel je vous présentais un autre aliment attitré à cet événement, la poire à botzi. Si vous avez encore un peu de temps, je vous parlerai bien de ce merveilleux jambon fumé, coupé minute, ou cette purée de pommes de terre faite avec amour… mais c’est une autre histoire !

Voici donc la recette de la cuchaule, sorte de tresse au safran, qui lui donne sa belle couleur jaune intense et qui la différencie des autres pains. Et cette fameuse confiture, c’est de la moutarde de bénichon. Oui oui, vous avez bien lu, de la moutarde ! une confiture confectionnée à base de vin cuit (encore un produit bien de chez moi) et des graines de moutarde marinée dans du vin blanc. Il ne s’agit pas de la recette de ma grand-mère qui restera dans la famille (bah quand même, tout le monde a ses petits secrets) mais elle est vraiment très bonne !

Cuchaule maison ou Mais pourquoi ma tresse est jaune?
------- Ingrédients (1 grosse ou 2 moyennes) -------

Pour le levain :
500g de farine à tresse
½ cube de levure de boulanger
1 càs de sucre
50ml de lait tiède


Pour la pâte :
65g de sucre
75ml de lait + 75ml d’eau =1.5dl
50ml de demi-crème
40g de beurre fondu (froid)
½ œuf battu
1 sachet de safran en poudre

1 bonne pincée de sel

1 jaune d’œuf + lait pour badigeonner

---------- Préparation ----------

Dans un grand bol, mettre la farine tamisée et faire un puits au centre. Mélanger la levure effritée dans le lait tiède (et pas chaud, ce qui tuerait la levure). Verser dans le puits et saupoudrer d’un peu de farine. Laisser reposer pendant environ 20min, jusqu’à ce que le mélange mousse.
Ajouter ensuite tout le reste et pétrir le tout pour obtenir une pâte bien lisse. Former une boule bien lisse et laisser monter à couvert (linge humide) jusqu’à ce que la pâte double de volume.

Former un grand pain ou deux plus petits, déposer sur une plaque recouverte de papier sulfurisé. Laisser à nouveau lever pendant 15min à couvert. Badigeonner avec un pinceau d’œuf puis découper la pâte avec un couteau bien aiguisé pour faire des stries d’environs 5mm de profondeur.

Cuire au milieu du four préchauffé à 190°C pendant 35-40 minutes, contrôler la cuisson en piquant avec une aiguille. Il ne doit rien rester sur l’aiguille quand on la retire.

---------- Bon appétit ----------

Laisser refroidir et manger avec un peu de beurre ou nature, ou encore mieux, avec de la moutarde de bénichon. La cuchaule est tendre et moelleuse, bien colorée. L’emballer dans un peu de papier alu si vous la garder pour le lendemain. Un vrai régal, fribourgeois ;-)

jeudi, septembre 11, 2008

Dr. House, il fait des cupcakes ?!?

Confortablement installé dans le canapé du salon, je suis avec attention une opération à cœur ouvert. Rien à voir avec mon travail vu qu’il s’agit d’un épisode du Dr. House, saison 4. Je ne suis pas vraiment fan de TV, par contre j’ai quelques séries fétiches. Dr. House (House MD pour les puristes) en fait partie. Serait-ce son côté inhumain, cette façon plus qu’inhabituelle d’aborder et de "maltraiter" le patient, aucune idée, j’aime son côté ultra provocateur, politiquement non correct et sa Honda CBR Repsol, assortie à sa canne ;-).

Et pendant ce moment de pur détente, un petit démon se matérialise près de votre oreille et vient vous susurrer: "Tu es déjà bien, mais ça serait encore mieux avec un petit truc à grignoter ,non ?" Parfois, votre ange gardien (et diététicien à ses heures perdues) se réveille d’un coup et envoie balader le démon..mais parfois pas, car le petit ange à aussi ses défauts et aime bien de temps en temps se faire plaisir. Vous voyez la situation ? Il suffit de se lever et d’aller faire un tour dans les armoires de la cuisine. Mais manque de chance, rien de rien à se mettre sous la dent...pas l’ombre d’un paquet de cochonnerie à l’horizon et même topo pour le frigo, la dèche!

2 pauvres œufs dans la porte du frigo, un fond de lait...et une idée brillante! Pourquoi ne pas mettre la TV sur pause et passer quelques instants en cuisine pour se faire “une cochonnerie maison” ? Une douceur, simple, rapide et ultra gourmande ?

Cupcakes chocolat blanc, cardamome et noix de coco ou Goûter maison pour suivre confortablement sa série préférée

------- Ingrédients (4 cupcakes) -------

1 œuf
75 g de farine tamisée
30 g de beurre mou
60 ml de lait
70 g de sucre
1 pte de couteau de cardamome
1/2 cc de poudre à lever chimique
Pincée de sel
100g de chocolat blanc fondu


Pour le glaçage
15 gr de beurre pommade
40 gr de Philadelphia
120 gr de sucre glace
2càs de noix de coco râpée
Billes de chocolat déco


---------- Préparation ----------

Dans un récipient, mélanger la farine, la levure chimique, la pincée de sel, la cardamome et le beurre à température ambiante. Malaxer avec les doigts pour effriter la pâte.

Dans un autre récipient, mélanger l’œuf et le sucre. Mélanger jusqu’à ce que le mélange blanchisse. Ajouter cette préparation au précédent, mélanger, puis ajouter le chocolat fondu. Ajouter ensuite progressivement le lait.

Lorsque la pâte est prête, garnir les moules en papier jusqu’au 3/4 (pas plus sinon cela risque de déborder) . Enfourner a 180° pendant 18 min environ. Laissez refroidir à température ambiante.

Glaçage
Préparer le glaçage, battre le beurre et le Philadelphia, puis fouetter le mélange avec le sucre glace et la noix de coco. Dresser avec une poche à pâtisserie sur le cupcake. Il est conseillé de laisser prendre le glaçage un moment au frigo. Les plus gourmands les dégusteront directement!

---------- Bon appétit ----------

Une petite douceur qui passe à merveille ! Moelleux et parfumés, j’aime beaucoup ces cupcakes ! Il me restait un reste de pâte que j’ai utilisée dans un moule en silicone pour faire des versions mini, accompagnant très bien le café! A ce propos, j’affirmais que Mikael Blomkvist aimait le flan pâtissier, ce qui n’est pas vraiment certifié. Par contre, tout le monde sera d’accord pour dire qu’il boit des hectolitres de café par jour. J’espère qu’il ne les accompagne pas avec ces petites choses, sinon merci la ligne ;-)

Et je peux déjà vous dire que je ne suis pas prêt de vous lacher avec les cupcake vu que je viens de recevoir un superbe livre sur...les cupcakes ! Avis aux amateurs!

jeudi, septembre 04, 2008

Des petits pois en boite, non mais quelle erreur...

Ploc ploc ploc, le bruit des gouttes d’eau qui s’écrasent sur le sol..de grosses gouilles partout, une odeur si particulière et des nuages menaçants, voilà le tableau qui s’étale devant moi. Un peu tristounet tout ça. Vraiment ? Pas forcément, j’aime bien entendre le bruit de l’eau contre les vitres le soir en m’endormant, j’aime cette fameuse odeur et la fraicheur qui accompagne cette averse.

Pas motivé pour deux sous à mettre le nez dehors, mais il faut bien aller faire quelques courses, le frigo est vide. Bonne occasion pour tester quelque chose qui me tente depuis certains temps. Lorsque j’avais feuilleté le livre de William Ledeuil, Les Couleurs du Goût, j’avais repéré quelques recettes qui me plaisaient tout particulièrement. Quelques post-its pour signaler ces précieuses pages, un jeu d’enfant pour les retrouver par la suite. Je retombe au passage sur ce velouté de petits pois au krachaï. Mais c’est un autre chapitre et une autre racine qui m’intéressent pour l’occasion, le galanga.

Cette nouvelle recette, je l'ai en fait déjà testée mais…Petits pois oui, petits pois en boite, surtout pas. Je m’explique : ne trouvant pas de petit pois frais dans 4 magasins, je m’étais résolu à acheter des petits pois …en boite. Super fins en plus…tout minis et ridicules, j’aurais mieux fait de laisser tomber..mais non. Je ne vous dis pas le résultat, un poulet qui flottait dans la sauce, aucune trace de ces satanés petits pois qui se noyaient au fond de mon assiette…un échec ! Alors, on recommence, mais cette fois avec des petits pois frais ou rien !

Volaille marinée grillée, petits pois, oignons, jus galanga ou La revanche des petits pois frais à écosser

------- Ingrédients (pour 4 personnes) -------

6 hauts de cuisse de volaille
3càs de marinade (voir après)
8cl de bouillon de volaille
Sel et poivre


Marinade :
2 gousses d’ail rose
2 rhizomes de galanga
2 bâtons de citronnelle
1 petit piment thaï épépiné
½ càs de beurre de cacahuètes
1dl de mirin
4 jus de citron
8cl de lait de coco


300g de petits pois frais écossés
1 botte d’oignons nouveaux avec fanes
1 bâton de citronnelle
2cl d’huile d’olive
Sel , poivre et gros sel


Modifications dans ma cuisine : N’ayant pas trouvé d’ail rose, j’ai employé une gousse normale. J’avais mis 4 jus de gros citrons jaunes lors de mon premier essai, c’était vraiment très acide. A qui la faute, aucune idée mais je l’ai refaite avec 3 citrons plus petits et plus mûrs. J’avais encore quelques fèves, je les ai incorporées à cette recette.

Le mirin est un alcool de riz beaucoup plus sucré que le saké et contenant moins d’alcool. On le trouve dans les magasins asiatiques.

---------- Proposition /choix du vin ----------
Je suis très emprunté pour vous conseiller un vin pour accompagner ce plat qui reste au demeurant assez piquant et légèrement acide. Cette acidité « tue » pas mal de vin, mêmes vins blancs fruités. A la limite, une bière si cela ne vous dérange pas.

---------- Préparation ----------
Commencer par faire la marinade. Eplucher l’ail et l’émincer finement. Taper la citronnelle et la fendre en deux, l’émincer, tout comme le piment. Mixer dans un blender avec le jus de citron, le mirin, le beurre de cacahuètes et la lait de coco. Porter le tout à ébullition, puis passer au chinois en pressant pour extraire le maximum de jus. Prélever 3 càs de ce jus pour la marinade. Faire mariner la volaille pendant 3 heures.

Faire réduire 3 càs de jus dans une casserole, y ajouter la volaille côté peau et assaisonner le tout. Cuire doucement à couvert en ajoutant au fur et à mesure le jus de galanga. Une fois les morceaux cuits (env. 15min) les retirer de la casserole. Ajouter le reste du jus de galanga et le bouillon de volaille et laisser cuire jusqu’à l’obtention d’un jus légèrement lié et parfumé.

Cuire les petits pois dans un grand volume d’eau bouillante et salée puis les refroidir directement dans de l’eau glacée. Dans une casserole, faire chauffer un filet d’huile d’olive, y faire suer le bâton de citronnelle, les oignons nouveaux, mais sans coloration. Assaisonner. Ajouter env. 1dl d’eau et laisser cuire à couvert sur feu moyen. Les oignons sont cuits lorsqu’ils sont brillants et tendres.

Couper la volaille en 2 et les déposer dans un plat, ajouter un peu de jus et passer sous le grill côté peau environ 10min pour laquer la volaille. Chauffer les oignons et les petits pois avec le jus et bien les enrober. Finir par parsemer un peu de fanes ciselées.

---------- Bon appétit ----------
Un plat plein de saveur et haut en couleur. J’avais trouvé le jus trop acide la première fois, nettement moins la seconde. Le galanga et la citronnelle parfument cette volaille à merveille, tout en sortant de l’ordinaire. Une grande réussite. Il faudra que je reteste encore la chose pour trouver le vin qui s’accordera avec ce plat. Peut-être un champagne millésimé, qui sait ;-)

Ajout de dernière minute: Vous avez du me prendre pour un touriste pour changer les petits pois frais contre des petits pois en boite! Il aurait fallu les prendre surgelés...mais gros problème ici en Suisse, impossible de mettre la main sur des petits pois surgelés. Picard n'étant pas suisse, rien à la Coop ni à la Migros. Mais rassurez-vous, c'est la première chose à laquelle j'ai pensée ^^!