vendredi, août 29, 2008

Fait maison contre Sachet-tout-prêt: Et le gagnant est ...

Faire la grasse matinée, quelle drôle d’expression non ? Pour la petite histoire, l’adjectif "gras" est issu du latin "crassus" qui signifie "épais". Histoire de rester un peu plus dans cet épais et agréable sommeil. Toujours est-il qu’il est bien agréable de s’octroyer une Grass' mat de temps à autre! Ouvrir un œil et jeter un regard rapide sur le réveil qui affiche 10h32, le refermer aussitôt et regoûter au plaisir du sommeil. Après une pareille paresse, rien de tel qu’un brunch pour continuer cette journée farniente ;-) Brunch, encore un mot étrange, mariage du “Breakfast” et du “lunch”, sorte de repas léger qui remplace le petit-déjeuner et le déjeuner.

Et pour le coup, une forte envie de pancake se fit ressentir au moment du choix des choses à préparer. Pancakes...à quand remonte ma dernière rencontre avec ces petites galettes ? Fort longtemps, il me semble que les derniers furent dégustés à Québec avec beaucoup de sirop d’érable. Ah non, c’était en Asie, des banana pancakes, dans une petite rue de Ayutthaya! Pas vraiment la même recette, mais le même plaisir à les déguster!

Pancakes, autant de recettes que de cuisiniers...des recettes à foison sur les sites et blogs culinaires, tous prétendant détenir LA recette ;-) Ah ben oui, on l’aime bien notre recette, c’est affectif. Buttermilk pancake, véritables et authentiques pancakes, THE pancake, que d’appellations pour cette galette ! Pour ma part, une recette que j’avais écrite en regardant une émission de TV (non non, ce n’était pas dans un dîner presque parfait ! mais vous trouvez la même chez Pascale)...Une recette simple mais qui me paraissait efficace.

En passant dans le rayon pâtisserie pour acheter de la levure chimique pour la réalisation de mes pancakes maison, je me retrouve nez à nez avec une préparation toute prête pour faire...des pancakes! Cela serait intéressant de comparé, une recette faite de A à Z avec amour, comparé à cette poudre toute blanche à laquelle il faut ajouter un peu de lait. Et en avant l’expérience home-made vs. Industrial pancake.

Pancake tout simple ou quand le home-made se frotte à la version toute faite

------- Ingrédients (pour env 8 pancakes) -------
4 œufs frais
3dl de lait entier
300g de farine tamisée
2 càc de levure chimique
4 càs de sucre
2 pincées de sel


---------- Proposition /choix du vin ----------

J'ai eu la chance (et quand je dis chance, c'est vraiment beaucoup beaucoup de chance) de trouver des petites oranges thaïes dans mon magasin asiatique préféré. Des oranges de la taille d'une mandarine, à la peau presque vert bouteille. Une fois découpées, l'odeur vous transporte directement en Asie. Rien à voir avec nos oranges insipides, non. Je me rappelle mon premier jus d'orange préssé minute à Bangkok. Le Chao Phraya, "Rivière des Rois", fleuve sacré traversant la ville avait littéralement débordé pendant la période de la mousson. Un vieux marchand pressait ces petites oranges avec une presse plus que rudimentaire...et cette odeur, ah quel bon souvenir!

---------- Préparation ----------

Commencer par séparer les jaunes des blancs. Battre les blanc en neige avec les pincées de sel, bien fermes. Mélanger les jaunes avec le lait, ajouter la farine tamisée et le sucre, bien mélanger pour obtenir un pâte bien homogène et sans grumeaux. Avec une maryse, incorporer les blancs délicatement et laisser reposer une heure minimum. (j'ai préparer cette pâte le soir avant pour pouvoir l'utiliser directement le matin, je l'ai entreposer au frigo pendant la nuit).

Chauffer une petite poêle (du diamètre des pancakes) et la graisser avec de l'huile. enlever le surplus et y déposer une petite louche de pâte (selon l'épaisseur souhaitée). Faire cuire jusqu'à l'apparition de petites bulles sur la face non-cuite. Tourner le pancake et faire cuire l'autre côté. Servir directement!

---------- Bon appétit ----------

Une semaine plus tard (on est gourmands mais quand même, 15 pancakes par personne, ce n’est pas raisonnable ;-)), même opération avec la version toute prête. Rien de plus simple, ajouter 3dl de lait dans la poudre, mélanger la moindre et hop, c’est directement prêt à l’emploi, il semble ne pas falloir attendre...Même manipulation avec ma petite poêle et hop, 7 pancakes à déguster. La forme est la même, la couleur aussi. L’intérieur paraît plus compact que les fait maison, peut être parce que la pâte n’a pas reposé. Nettement moins de goût que la version maison, ils sont aussi plus “bourratifs”, moins léger et plus compact...pas mauvais, mais quand même nettement moins bon. Heureusement, il y a encore une justice ;-)

Après la dégustation de la version nature (histoire d'être impartial) place au nombreuses confitures et garnitures. Un petit coup de cœur pour ce merveilleux fondant d'érable à tartiner ramené du marché d'Aurillac !

dimanche, août 24, 2008

Mikael Blomkvist aime le flan pâtissier..moi aussi, ça tombe bien!

Tranquillité, un mot si simple, mais si important. J’adore faire des heures à moto pour me balader dans des endroits à couper le souffle, marcher des kilomètres pour pouvoir contempler une vue magnifique, cuisiner pendant des heures pour faire plaisir à mes amis. En résumé, j’aime être actif, profiter de chaque moment pour faire quelque chose. Cependant, il m’arrive aussi de lever le pied et de ne rien faire. Et durant ces moments de repos, j’adore lire ! Impossible de ne pas lire…C’est devenu un rituel quotidien.

Avant de m’endormir, quelques lignes ou quelques dizaines de pages selon ma fatigue ou l’intérêt du bouquin. Et dans ce domaine, je suis assez « monotone » : Plus de 200 livres tapissent ma bibliothèque, des policiers ou des thrillers, le choix est simple ! J’aime ouvrir un livre, commencer à lire quelques lignes et me retrouver dans ce monde imaginaire. Pas devenir le héros, non, mais suivre l’intrigue, imaginer le monde dans lequel ces personnages évoluent.

Dernièrement, 3 pavés à mon chevet…Millénium, une série bientôt connue comme Harry Potter parait-il... Les hommes qui n’aimaient pas les femmes, La fille qui rêvait d’un bidon d’essence et d’une allumette et pour finir La reine dans le palais des courants d’air, la trilogie écrite par feu l’écrivain suédois Stieg Larsson…

Pas évident de se plonger dans cet univers entre Stockolm et Hedestad mais une fois dedans, impossible de lâcher le livre... N’ayant pas encore lu les 2 autres, je réserve encore mon jugement, mais pour l’instant, c’est bien !

Après une après-midi lecture dans mon canapé préféré, une assiette m’attend patiemment sur le coin de la table. Un dessert cuisiné la veille qui attendait dans le frigo. Cela faisait un moment que je voulais tester une recette de Loukoum, son fameux flan pâtissier. Pas que je suis fan de ce dessert, mais parce qu’on en avait parlé autour d’une tasse de thé chez elle ce printemps. J’ai enfin trouvé la version qui me convient ! Je m’étais promis de la tester, par curiosité. Et on en avait même rediscuté assis sur une terrasse. Je te conseille de le cuire avant à blanc pour développer le feuilletage, c’est vraiment bien me disait-elle...

Flan pâtissier, coulis de mûres ou quand Loukoum achève sa quête du Graal et qu’on veut aussi y goûter

Alors vu qu’il s’agit de sa recette préférée, je n’ai absolument rien modifié pour une fois. Voici donc sa recette, que vous retrouvez ici


------- Ingrédients (1 moule charnière 24cm) -------

1 litre de lait
100g de maïzena
2 oeufs + 1 jaune
3 càc d'extrait de vanille liquide
150g de sucre blond de canne
1 pâte feuilletée
250g de crème entière

1poignée de mûres cueillies à la main
eau
sucre


---------- Préparation ----------

Dans un GRAND saladier (ce n’est pas des paroles en l’air, c’est vraiment nécessaire ;-)), mélanger la maïzena dans un verre de lait (env. 3dl), les œufs et le jaune, la vanille. Bien mélanger pour avoir un mélange homogène.

Dans une GRANDE casserole, porter le reste du lait avec le sucre à frémissements. Dès les premiers bouillonnements retirer le lait du feu et le verser progressivement, en un fin filet, sur la préparation à base de maïzena, sans jamais cesser de mélanger au fouet. Fouetter encore un peu après l'ajout du lait chaud: la préparation épaissie beaucoup.

(Au cas où la préparation ne semble pas vouloir épaissir, la verser dans la grande casserole et placer cette dernière sur feu doux et laisser cuire tout en remuant jusqu'à ce que ça épaississe un peu.) Ce fut le cas chez moi….Laisser la préparation tiédir

Garnir le moule à charnière de papier sulfurisé et de pâte feuilletée et piquer le fond de pâte avec une fourchette (pour que la pâte ne gonfle pas). Préchauffer le four à 200°C. Cuire à blanc la pâte feuilletée (recouverte de papier suflu et poids alimentaires) pendant 15min, puis encore 5 sans les poids. Sortir et réserver.

Ensuite, ajouter la crème liquide et fouetter bien pour obtenir une préparation homogène. La verser sur la pâte feuilletée, répartir uniformément la préparation à l'aide d'une maryse. Cuire pendant 30 minutes. Laisser refroidir, stocker au frigo et déguster bien frais.

Rincer les mûres et ne pas les essuyer, les faire compoter dans une casserole avec un peu de sucre (et d’eau au besoin) pendant 15min sur feu doux. Passer au chinois pour retirer les pépins et réserver.

---------- Bon appétit ----------

J’ai fait plusieurs versions, un grand moule à charnière profond et 1 petit. J’ai trouvé le petit très bon, le grand encore meilleurs, car cela doit être épais. Le flan est moelleux, épais et frais. Pas trop le goût d’œuf, parfait. Le fond n’est pas trop imbibé grâce à la cuisson à blanc, très agréable ! Il est presque encore meilleur le lendemain voire le surlendemain. Une chose est sûre, quand Loukoum part à la quête d’une recette, c’est pas de la rigolade ;-) Autant dire que ce pauvre flan n’a pas fait long feu.

Bon appétit, ou bonne lecture ;-)!

mardi, août 19, 2008

Et si on repartait au bout du monde ?

Et non, malheureusement point de voyage au bout du monde dans l’immédiat, je dois me contenter de voyager dans ma cuisine. C’est toujours mieux que rien! Et si nous nous promenions du côté de la Thaïlande pour changer ?

Fermez les yeux et imaginez la suite: Bangkok, il fait chaud, humide et il n'est que 9h du matin. Votre chemise colle déjà à la peau, mais qu'importe, le spectacle est magnifique! Vous êtes prêts à visiter un peu plus cette ville étrange et mystérieuse, remplie de secrets et de découvertes à chaque coin de rue. Des marchants ambulants vendent des fruits, des cafés frappés ou des plats tous les 20 mètres, que de choix! Les odeurs les plus diverses se marient, se mélangent, elles deviennent envoutantes. Un peu plus loin, des fleurs, des colliers de fleurs aux 1001 couleurs, des orchidées dans les arbres sacrés. Un moine boudisde avec sa toge orange et pourpre passe à côté de vous et sourit, un vrai sourire, amicale et bienveillant. Une petite faim, qu'à cela ne tienne, ce n'est pas le choix qui manque. Beaucoup de monde autour d'une petite roulotte, cela devient interessant. Vous vous approchez prudement et jetez un oeil pour voir ce que ces gens mangent. Une sorte de soupe, avec des crevettes. Le vendeur vous voit, sourit et vous propose une Tom yam...et voilà, on vous propose une soupe typique de Thaïlande! Un plat typique comme le pad thaï ou les différents currys. Je vous avais présenté l’autre incontournable, la Tom Kha Kai, soupe au lait de coco, galanga et citronnelle (entre autres).

Une soupe en plein été alors qu’il fait 28°C ? Oui, une soupe, mais pas une soupe de chalet (plat typique fribourgeois, composé de légumes, crème et macaroni, je vous en reparlerai cet automne), plutôt une sorte de potage agrémenté de quelques produits saveur et légers. Et ce n’est pas pour dire, mais il commence à faire cru sur nos terrasses le soir. Alors pourquoi ne pas se réchauffer avec cette recette ?

Tom Yam Kung (ต้มยำ) ou une petite soupe pas de chez nous mais drôlement bonne

------- Ingrédients (4 pers.) -------

8-12 crevettes décortiquées avec la queue
8dl de bouillons de légumes
200g de champignons (style Shiitake si possible, sinon champignons de Paris)
2 tiges de citronnelles
1 racine de galanga (2cm)
4càs de jus de citron vert
3càs de sauce de poisson (nam plaa)
Piments thaïs (facultatif)
2-3 feuilles de Combava (kaffir lime)
Coriandre fraiche pour décoration

---------- Préparation ----------

On trouve de plus en plus d’ingrédients asiatiques dans les grandes surfaces. Si ce n’est pas le cas, le galanga, la citronnelle ou les feuilles de Combava peuvent se trouver auprès de magasins asiatiques.

Laver puis essuyer les champignons (au besoin, couper un bout du pied) et les découper en morceaux.

Enlever la première couche de la citronnelle. Garder la partie blanche et tendre. Enlever la partie dure du bas. L' écraser en tapant dessus avec la main pour qu’elle développe bien ses arômes. La fendre en 2 puis découper finement à l’aide d’un bon couteau en biseau. Les morceaux se sépareront mieux et donneront plus de goût à la soupe. Réserver

Laver la racine de Galanga sous l’eau froide, couper les extrémités et la peler en la grattant sommairement à l’aide d’un couteau. Découper de fines rondelles. Le galanga a un goût assez piquant (un peu comme le poivre), à vous de doser selon votre tolérance au piquant. Même chose pour les piments thaïs: Les couper en deux et retirer les graines (attention, le faire avec des gants pour éviter des désagréments) .

Enlever la partie dure de la feuille de Combava (nervure centrale) à l’aide d’un petit couteau. Rouler les feuilles ensemble et les hacher très finement.

Faire chauffer le bouillon dans une grande casserole. Ajouter les champignons, la citronnelle, le Galanga, le piment et les feuilles hachées de Combava. Ajouter les crevettes et les faire cuire 3min. Assaisonner avec la sauce de poisson et le jus de citron. Goûter et rectifier si besoin l’assaisonnement. Servir dans des assiettes à soupe et parsemer quelques peluches de coriandre pour la décoration. Fermer les yeux et laisser vous entrainer par ces saveurs d’Asie!

---------- Bon appétit ----------

Vous étiez à Aurillac? Si oui et que vous étiez sous la grande tente le samedi matin, vous avez peut être dégusté ma version de cette soupe ;-) ! C'est simple, dépaysant à souhait, j'aime beaucoup ce plat leger et prêt en quelques minutes!

jeudi, août 14, 2008

C'est quoi déjà, du sucre salé ou du sel sucré ?

Il pleut des cordes mais une mission urgente m’attend, il faut se rendre au magasin. Du grapefruit ou du pamplemousse elle avait dit, non ? Avec la chance que j’ai, il ne va plus y en avoir...ah si, il en reste. Hop, un pamplemousse dans mon panier, et quelques autres ingrédients, ne reste plus qu’à rentrer, sans se noyer ;-). Arriver dans ma cuisine, petit coup d’œil sur la bannière du “concours”, le sucré s’invite chez le salé édition numéros 9 proposé par Charline pour voir la date d’échéance. Lorsque j’avais vu mi-juin la date butoir en août, rien ne pressait, bien au contraire. Enfin le temps de réfléchir à une recette sympa qui rentre dans ce thème. Les jours passent, on se rappelle de temps en temps vouloir faire quelque chose puis on fait autre chose. Mais cette fois, plus le temps de bricoler, il faut agir!

Il faut faire quoi? La recette doit être un plat, une entrée ou un amuse-bouche à dominante salée qui utilise du pamplemousse sous la forme que l’on veut..jusqu’ici tout va bien. J’avais imaginé faire une recette très semblable à celle-ci, utilisant aussi du thon (encore), mais en tartare cette fois-ci, avec une huile de mandarine comme marinade...Mais oh tristesse oh désespoir devant l’étal de mon poissonnier préféré, nulle trace de thon rouge. Il m’explique qu’il vient de vendre les dernières tranches il y a quelques instants. Dit-il ça pour remuer le couteau dans la plaie ? C’est quoi ce petit sourire en quoi? Cet imprévu me rend légèrement paranoïaque on dirait...Je peux quand même vous proposer ce saumon qu’on vient de recevoir, c’est une pure merveille! Me dit-il. Et pourquoi pas, pourquoi ne pas changer une fois ? Je suis cependant moins adepte du tartare de saumon, le poisson étant un peu plus “gras”. Pénible je sais, mais j'assume. Qu’à cela ne tienne, un rapide passage dans ma poêle fera très bien l’affaire. Vendu l’ami! Pour le reste, j’ai ma petite idée...

Petit bout de saumon au pavot sur tartare de pomme verte et pamplemousse, risotto à la citronnelle ou quand le sucré s’invite chez le salé légèrement contrarié par mon poissonnier

------- Ingrédients (2 pers. pour une entrée) -------

1 morceau de saumon
Graines de pavot
Un peu de vin blanc ou champagne

1 pamplemousse
1/2 pomme verte acide
Quelques pignons de pin grillés à la poêle
Sel et poivre

Riz pour risotto
Vin blanc
1/2 oignon émincé
Bouillon de légumes
1 tige de citronnelle (selon votre goût)
Parmesan
Option: graine de pavot
Poivrons confits


---------- Proposition /choix du vin ----------

Un vin un peu spécial pour cette entrée. Si on vous l’apporte dans une coupe, je vous parie que vous allez me dire qu’on boit une fluet de champagne...et bien non, il ne s’agit pas de champagne vu que le nom est réservé aux vins produits dans la région de Champagne en France. Il s’agit d’un vin effervescent valaisan , Réserve - Mousseux, Brut du Valais Millésimé de Germanier. Un vin que j’ai dégusté à deux reprises et qui m’a beaucoup plu! Léger, pétillant (ben oui), cela vaut l’investissement qui reste très raisonnable (22.-Sfr). Issu de Chardonnay et présenté dans un fort joli flacon, ce vin mérite votre attention!

---------- Préparation ----------

Peler à vif le pamplemousse (couper les deux extrémités, puis découper la peau avec un bon couteau pour enlever la peau et la membrane blanche, pour pouvoir ensuite sortir les quartiers sans peau) et retirer les quartiers. Réserver. Laver la pomme, la peler, enlever le cœur et découper en petits cubes. Arroser d’un tout petit peu de citron pour éviter qu’elle ne noircisse.

Faire le risotto comme d’habitude (par ici si jamais). Bien écrasser la citronnelle sur le plan de travail, retirer la partie dure du bas, découper en 2 et émincer très finement (adapter la quantité à vos goûts, cela dépend de la taille de la tige. Le but étant de parfumer le riz sans le rendre écœurant). Faire revenir l’oignon et la citronnelle et continuer comme un risotto normal. A la fin, ajouter quelques graines de pavot et des dès de poivrons confits pour la couleur.

Pendant que le risotto mijote, faire chauffer un peu de matière grasse dans une poêle, y faire revenir le saumon, côté peau. Déglacer avec un peu de champagne (ou vin blanc, voir même bouillon de légumes) et laisser cuire avec le couvercle quelques minutes selon la taille du morceau. Saupoudrer la partie chair avec des graines de pavot, dresser sur le lit de pamplemousse, pomme et pignons grillés.

---------- Bon appétit ----------

Ne reste plus qu’à déguster avec une coupe de champagne! Le poisson est très tendre, les pignons et le pavot donnant un peu de croquant, tout comme la pomme verte. Belle acidité avec le pamplemousse qui va bien au poisson plus doux. Le risotto est juste parfumé, on devine plus la citronnelle qu’on ne la sent. Cela peut être servi comme plat si les proportions sont un peu augmentées.

P. S. du basilic violet comme déco, planté et cultivé par mes petits mains qui sont tout sauf vertes...j'ai planté en début de saison pas moins de 4 variétés, deux ont résisté, et seulement 2 pieds de chaque...pas de quoi faire un pesto ;-)

vendredi, août 08, 2008

Le temps des cerises...alcooliques les cerises !

Voici une recette rapide, simple et savoureuse à base de ce joli fruit rempli de soleil, la cerise. Qui n’a jamais suspendu des cerises à ses oreilles, grimpé dans un arbre pour en cueillir et fait des concours de crachat de noyau ? C’est un fruit que j’aime beaucoup depuis toujours.

Souvenirs d’un temps révolu, l’interdiction de manger des cerises et boire en même....Comme avec les glaces !?! il fallait choisir, soit une glace, soit à boire.

Même chose pour les cerises, je n’ai jamais compris pourquoi...Question de digestion paraît-il... Enfin bon, les cerises c’est bon, alors ne nous privons pas! Plusieurs tailles, couleurs, goûts. Les petites griottes qui font grimacer de par leur acidité, les gros cœur-de-pigeon, des bigarreaux, de quoi satisfaire tout le monde!

Cerises au sirop, glace vanille à l’érable et coupelle au sureau ou Cerises alcooliques qui font trempette

------- Ingrédients (4 pers.) -------

Coupelles:
25g de beurre (ramolli)
20g de sucre glace
1càc de sucre vanillé
1 blanc d’œuf
20g de farine
2càs de sirop de sureau

Cerises:
40-50 cerises (vos préférées)
2dl de liqueur de cerise (ou Porto)
1 étoile de badiane
3càs de sucre
Poivre de Sichuan

Glace (pour 1l env):
6 jaunes d'œufs
100g de sucre
4dl de lait
100ml de crème fraiche épaisse
2 gousses de vanille
2càs de sirop d’érable

---------- Préparation ----------

Dans un bol, mélanger le beurre et le sucre glace + sucre vanillé avec une maryse. Incorporer ensuite le blanc d’œuf (sans le monter en neige), le sirop de sureau puis la farine. Bien mélanger pour obtenir une pâte bien homogène et sans grumeaux. Préchauffer le four à 200-220°C. Sur un papier sulfurisé, étaler la pâte en 4 ronds d’environ 12cm de diamètre, pas trop épais. Faire cuire pendant 8-10min, jusqu’à ce que les bords commencent à brunir. Sortir du four, laisser refroidir 2-3 min puis transférer sur une tasse ou un petit bol pour que la pâte prenne la forme d’une coupelle en refroidissant. Ne surtout pas la faire sécher au four, cela retomberait tout seul...Laisser refroidir et garder au sec.

Commencer par fendre les gousses de vanille dans le sens de la longueur et gratter le centre. Dans un bol, battre les jaunes et le sucre jusqu'à ce que le mélange blanchisse. Ajouter le sirop d’érable. Dans une petite casserole, faire chauffer le lait avec les gousses de vanille et les graines jusqu’à l’ébullition. Transférer le lait chaud sur le mélange œuf sucre, bien mélanger au fouet et remettre le tout dans la casserole. Faire chauffer tout en remuant pour que le mélange n’attache pas au fond de la casserole. Laisser cuire (sans ébullition !) jusqu’à ce que l’appareil nappe la cuillère.

Retirer du feu, laisser refroidir, puis ajouter la crème, mélanger et passer en sorbetière. Transférer dans un récipient pour entreposer au congélateur. Sortir la glace 5-10min avant le service

Laver les cerises sous l’eau froide, les sécher et les équeuter au dernier moment (si vous avez une machine pour dénoyauter les cerises, vous pouvez le faire, c’est plus agréable pour les manger mais elles se défont un peu plus vite dans le sirop!) . Dans une casserole, faire chauffer la liqueur de cerise avec le sucre et la badiane et quelques tours de moulin à poivre (poivre Sichuan). Laisser cuire à frémissement pendant environ 5min. Ajouter les cerises et faire cuire pendant 10-15 minutes selon la variété. La peau doit éclater mais la cerise ne doit pas se défaire. Si le sirop est trop épais, ajouter un peu d’eau.

Dresser dans une assiette à soupe les cerises avec un peu de sirop, la coupelle puis une boule de glace vanille. Pour les plus gourmands, napper la glace avec un peu de sirop d’érable. Ne reste plus qu’à déguster.

---------- Bon appétit ----------

Dessert avec un contraste de température, avec les cerises tièdes et la glace bien froide. La badiane vous rappelle trop Noël ? Pas de problème, on peut ne pas la mettre du tout ou la remplacer par d’autres épices comme la cardamome ou autre.

dimanche, août 03, 2008

Do you want some Beef ? Volontier très cher !

La qualité à la quantité, un adage bien connu. Il prend tout son sens dans ma cuisine, dans un domaine en particulier, la viande. Je suis exigent et l’assume, la viande, ce n’est pas un simple morceau de « bidoche » dans l’assiette. J’aime la viande, la vraie, tendre et savoureuse, juste saisie. Dans l’idéal, un passage rapide sur le grill, un peu de fleur de sel et de poivre du moulin et bon appétit !

Grosse envie de viande, je me promène devant l’étalage boucherie. Steak minute, filet mignon, aiguillette, rôti, porc, agneau, cheval, que de choix ! Un packaging sobre, mais voyant attire mon regard, une Entrecôte d’Irish Beef. Pas donnée certes, mais ce n’est pas tous les jours que je me cuisine pareille pièce ! Légèrement plus « grasse » que le filet, l’entrecôte est une pièce de choix pour une cuisson au grill. Mais attention, ne me parlez de cuisson « bien cuit », voir pire… un morceau comme ceci, cela se mange saignant voir à point. On est bien d’accord ?

Juste une envie de viande passagère ? Non, je dois avouer avoir aussi choisi en fonction d’un vin qui me tente depuis un certain temps. Du coup, garniture simple : Quelques pommes de terre nouvelles du marché, pois-mange-tout, quelques haricots et un petit chou-fleur, cela sera parfait !

Entrecôte de bœuf sauce au poivre rose et sa garniture ou Un bœuf irlandais pas fou dans ma cuisine

------- Ingrédients (2 pers.) -------

2 entrecôtes
Sel et poivre

2càs de Cognac
0.5dl de crème fraiche
0.5dl demi-glace (fond brun réduit)
¼ oignon
3càs de poivre rose en grains
1 peu de beurre

1 poignée d’haricots verts
1 poignée de pois mange-tout
1 petit chou-fleur
Bouillon de légumes
Beurre
Fleur de sel

2-3 poignées de pomme de terre nouvelle
Beurre de cuisson
Sel


---------- Proposition /choix du vin ----------

Nous partons au pays de kangourous avec un vin qui mérite le détour. Si je vous dis vins australiens, vous penserez sûrement à ses Shiraz (Syrah) puissantes et gorgées de soleil. Un nom d’un domaine connu vous paraitra peut-être familier : Penfolds. Une maison réputée et surtout connue pour son plus grand vin, un des meilleurs au monde, le Penfolds Grange. Rien que le nom donne des frissons aux amateurs avertis. Points de Grange sur ma table (pas cette fois en tout cas ;-) mais un vin qui n’a pas à rougir et peut être même certain liens de parenté.

Cela sera donc un Bin 389 Cabernet Shiraz 2003. Mais regardez plutôt ce qu’on dit de lui : Created by the legendary Max Schubert - creator of Penfolds Grange - Bin 389 is often referred to as ’Poor Man’s Grange’ or ’Baby Grange’, in part because components of the wine are matured in the same barrels that held the previous vintage of Grange. (Il fut créé par le légendaire Max Schubert, créateur du Penfolds Grange. Le Bin 389 est souvent présenté comme le « Grange du pauvre » ou Baby-Grange, car certains composants du vin sont maturés dans d’anciens tonneaux ayant contenu du Grange).

Assemblage de Cabernet et de Shiraz, c’est un vin d’une couleur rubis sombre, très tannique et intimidante. Nez puissant, note de bois et épicé, il faut l’ouvrir à l’avance pour ne pas être confronté à un vin trop puissant. En bouche, puissance et force s’acharnent, mais que c’est bon ! Surement un peu jeune, ce vin est un de mes préférés d’Australie !

---------- Préparation ----------

Laver les pommes de terre à l’eau en les frottant, la peau étant très fine, pas besoin de les peler. Les découper en fines rondelles et les faire sauter dans une poêle avec un peu de matière grasse. Ajouter un peu de thym frais, un peu de fleurs de sel en fin de cuisson et réserver au chaud.

Pour la sauce, faire revenir l’oignon émincé très finement dans un peu de beurre. Déglacer avec le cognac, flamber. Ajouter ensuite la crème et la demi –glace (c’est un fond brun réduit) et laisser réduire. Laver les grains de poivre dans une passoire sous l’eau froide pour enlever le liquide, finir la sauce avec une noix de beurre pour la monter et ajouter les grains de poivre, garder au chaud.

Équeuter les haricots, faire cuire les légumes al dente dans de l’eau bouillante assaisonnée avec un bouillon de légumes. Retirer et rafraichir de suite dans un grand volume d’eau froide pour garder la couleur. Au dernier moment, les faire revenir dans un peu de beurre dans une poêle, ajouter une pincée de fleurs de sel et servir.

Pour la viande, l’assaisonner avant cuisson avec du sel et du poivre. Si possible, la griller au grill 2min sur chaque face. La mettre de côté dans un papier d’alu et la garder au chaud pour qu’elle développe tous ses arômes.

Servir le tout bien chaud, la sauce sur ou à côté de la viande.

---------- Bon appétit ----------

Cela faisait vraiment très longtemps que je n’avais pas mangé une viande si tendre. Du beurre, nul besoin de couteau pour la manger ! Juteuse et goûteuse, c’est presque avec regret qu’on arrive à la fin de la tranche. L’accompagnement est simple, mais coloré, légumes croquants (comme je les aime) et pommes de terre parfumées. Et avec le vin ? Une puissance qui se marie bien avec la sauce au poivre et la viande. Qu’une envie, refaire le même repas ;-) !