mercredi, juin 25, 2008

On dirait bien que cela fonctionne...

Petit passage éclair sur mon blog, je rentre de nos belles Alpes pour partir vers la France dans une région que je ne connais pas du tout, le Cantal. Une belle balade à moto en perspective, vu la météo de ces derniers jours!

Pour contraster avec mon dernier billet qui parlait de grisaille, voici une recette magique pour emprisonner le soleil dans votre cuisine. Je ne (petit) déjeune quasiment jamais, faute de temps. Un bon espresso et hop, en avant pour une journée de travail ! Ce qui ne veut pas dire que je n’aime pas manger le matin. Rien de tel qu’une bonne tartine avec du pain frais, un peu de beurre et une confiture maison.

Dans ce domaine, je suis fan depuis quelques années d’une préparation britannique plus connue sous le nom de lemon curd. Ah le lemon curd, que c’est bon ! Je pourrais finir le pot à la petite cuillère (ce qui arrive parfois mais ne le répétez pas ;-)) On en trouve assez facilement en magasin et même des versions plus exotiques comme un Passion fruit Curd trouvé à la Coop. Il ne résiste pas bien longtemps une fois entamé !

Le seul frein à ma gourmandise, son prix (très) élevé…du coup, pourquoi ne pas le faire soit même, ce n’est surement pas bien compliqué ! Petite recherche dans mes livres et je tombe sur la recette de base du Lemon Curd. Un petit astérisque mentionne à la fin que l’on peut remplacer le jus de citron par d’autres fruits, ce qui s’annonce très bien pour la série d’expériences à venir !

Mais pour commencer, rien ne vaut l’original, le vrai et le merveilleux Lemon Curd…Tel quel, sans aucune modification ? Promis, pas de gros changement, juste l’ajout d’un sirop fait maison…je ne vous dis que çà !

Lemon curd avec un petit goût de chez nous ou quand une fleur s’invite dans un classique britannique

------- Ingrédients (2 pots de taille normale) -------

170 ml de jus de citron
100 g de sucre en poudre
100g de sucre glace
150 g de beurre
4 œufs
20g de sirop de sureau
1/2 zeste de citron


---------- Préparation ----------

Faire chauffer au bain-marie le jus de citron. Y ajouter les deux sucre et bien mélanger pour qu'ils se dissolvent complètement. Ajouter le sirop et le zeste.

Ajouter le beurre découpé en morceaux et le faire fondre gentiment. Le mélange doit être tiède sans être bouillant, au besoin laisser le de côté quelques instant hors bain-marie.

Dans un bol, battre énergiquement les œufs . Une fois que le mélange mousse, les ajouter au jus tiède et mélanger à nouveau. Faire chauffer doucement avec le bain-marie et mélanger jusqu'à ce que le mélange s'épaississe (consistance assez épaisse). Une fois pris, transférer dans des bocaux à confiture puis laisser refroidir et prendre au frais.

Update du billet par la suite: Bien sûr qu'il est possible de supprimer le sirop de sureau (dans ce cas, mettre un peu plus de sucre) ou le remplacer par un autre sirop (menthe de préférence incolore ou autre). Voir même de l'aromatiser avec d'autres ingrédients..mais attention, cela doit être subtile et ne pas complètement effacer le goût du citron.

---------- Bon appétit ----------

On peut évidemment remplacer le jus de citron par d'autre fruit, comme les fruits de la passion, orange, pamplemousse ou autre!

Cela se garde très bien au frais, attention cependant à ne pas l'oublier. Mais une fois goûté, je pense qu'il ne fera pas long feu ;-)

Mes affaires sont prêtes, je prépare à moto et pars vers Aurillac ! A très vite pour un récit sur cette rencontre!

mardi, juin 17, 2008

Incantations pour soleil, pourquoi je ne trouve pas ça sur Google ?

Le réveil sonne, j’ouvre un œil, je suis tellement bien dans mon lit. Une petite voix me dit de le fermer rapidement mais la raison l’importe. J’écoute les nouvelles d’une oreille distraite: La charmante voix parle d’un match de foot, d’inondations et d’un attentat, rien de bien nouveau. Je me lève et me dirige d’un pas de dinosaure frappé d’arthrite vers ma fenêtre. Je rêve inconsciemment de voir ceci...
Quelques tours de moulinet et les stores s’ouvrent laissant place à un spectacle désolant: Une brume fine s’étend à perte de vue, les passants au loin se protègent sous un parapluie. Pendant un instant, je me demande si j’ai dormi pendant 4 mois et complètement zappé l’été, me réveillant soudain vers la fin de l’automne..Malheureusement, je ne rêve pas.

Que faire ? Me lancer dans un rituel d’anciens chants peau-rouge pour invoquer le soleil ? Sacrifier une poule sur un hôtel de marbre blanc et lui manger le cœur ? Je ne m’appelle pas Indiana, je préfère réfléchir à une recette qui amènerait un peu de soleil dans ma cuisine.

Wraps maison poulet courgettes ou un pseudo rayon de soleil emballé dans un mot imprononçable
------- Ingrédients (4 pers.) -------

Wraps:
250 g de farine blanche tamisée
Pincée de sel
50 g de beurre
env. 1,5 dl d'eau

4 blancs de poulet
1 gousses d'ail
2 petites courgettes
150 g de séré maigre
4 càs de mayonnaise
Feuilles de menthes fraiches
Coriandre en poudre
1pte de cardamome (option)
1 càs jus de lime
Sel et poivre


---------- Proposition /choix du vin ----------

Il s’agit d’une recette qui convient très bien à un pique-nique en plaine nature. Rien ne vous empêche cependant d’emmener avec vous une petite bouteille, 2 verres et un tire-bouchon ;-) Un vin blanc léger et fruité comme un Muscat ou un Johannisberg feraient des merveilles. Le tout refroidi dans ce petit torrent qui passe à côté de vous !

---------- Préparation ----------

Dans un bol, mélanger la farine et le sel. Ajouter le beurre bien froid et travailler du bout des doigts en une masse grumeleuse (comme une pâte sablée). Former une fontaine, y verser l'eau et remuer (sans vraiment pétrir) pour former une boule de pâte. Emballer dans un film alimentaire et réserver au frais 30 min.

Diviser la pâte en 8 boules et les abaisser au rouleau (env. 22 cm de diam) sur un plan fariné. Chauffer une poêle à sec y cuire les galettes sur feu moyen: retourner la galette lorsque la pâte forme des bulles et se colore de taches brunes sur la face inférieure. Terminer la cuisson, transférer sur un plat et couvrir immédiatement de papier d'aluminium (sinon elles sèchent). Laisser refroidir. Et si cette étape vous ennuie, rien de vous empêche d’en acheter !

Faire un émincé avec les blancs de poulet , les faire dorer dans une poêle avec un peu de matière grasse puis retirer. Hacher finement la gousse d’ail et la faire frire dans la même poêle, réserver. Dans un bol, mélanger la mayonnaise, le séré, la menthe finement ciselée, la coriandre en poudre et une pointe de couteau de cardamome (pas obligatoire). Bien mélanger, ajouter l’ail et le poulet. Corriger l’assaisonnement (sel et poivre)

Découper de fines lanières de courgettes (avec une mandoline de préférence) et les faire poêler brièvement dans un peu d’huile d’olive (légère coloration).

Sur une galettes, déposer des lanières de courgettes, puis la farce au poulet. Rouler le tout bien séré et découper en 2. Servir et déguster! Si vous ne les mangez pas tout de suite, garder les entiers dans un film alimentaire au frais ! (le poulet et la mayo étant un milieu très très appétissant pour de charmantes petites bactéries ;-)

---------- Bon appétit ----------

Une recette vite fait (pour un peu que vous achetiez les galettes en magasin) et qui s’emmène très bien en pique-nique. Je déguste ces wraps, ferme les yeux et je me retrouve dans une prairie au bord d’un lac de montagne, le soleil brille et il fait chaud. Eh oui, je suis toujours un peu pique-niqueur professionnel dans l’âme ;-) !

Et il est temps de vous dire que mon blog sera en "pseudo-pause" pour quelques temps, car je pars très prochainement vers une belle région de France, le Cantal et Aurillac plus précisément ! Pour celles et ceux qui ne l’auraient pas encore vu, je suis invité aux Européennes du Goût 2008 ! Quelques ateliers cuisines et de bons moments en perspectives, je me réjouis de vous y retrouver !

Et n'oubliez pas l'invitation pour les blogueurs à l'apéritif dînatoire le samedi 28 juin. Pour vous inscrire (c'est gratuit mais l'inscription est obligatoire), c'est ici!

mercredi, juin 11, 2008

Chapelle-Chambertin, ça n'est pas dans les Grisons pourtant...

Il fait sombre, l’air est légèrement humide et sent la terre. Je m’enfonce légèrement dans le gravier, mon regard perdu dans le vide. J’aime cet endroit, calme et serein, je pourrais y passer des heures à regarder, contempler, seul avec mes rêves. Puis j’arrive au casier qui m'intéresse, cet endroit où dorment plusieurs perles rares. Mon choix était fait en rentrant dans la cave, cela sera un Bourgogne.

Restait à choisir parmi les bouteilles bien alignées et couchées. Chambolle-Musigny, Grevrey-Chambertin, Clos de Vougeot, Aloxe-Corton, le choix est vaste. Sur le côté, une Romanée-St-Vivant qui attend patiemment son tour. Mes doigts effleurent les étiquettes qui commencent à être recouvertes d’un léger voile de poussière. Le temps fait son oeuvre.

Ces bouteilles sont comme une sorte de clé pour accéder à une porte sur le passé. A chaque millésime, des souvenirs plus ou moins proches. Plus on remonte le temps, plus les images se troublent pour devenir des souvenirs lointains. Mon regard s'arrête sur une étiquette qui montre des signes de vieillesse. Je la prends délicatement et mon regard s’éclaire lorsque je lis son nom: Chapelle-Chambertin, Grand Cru, 1983, Bouchard...

L’accord met vin devient essentiel. Comment faire honneur à ce nectar presque aussi vieux que moi ? Chapelle est réputé pour être un peu plus fin que le Chambertin, cela sera donc un plat tout en finesse. Ils se marient très bien avec du gibier, pas trop fort. Je l’imagine très bien accompagner un magret de canard, légèrement parfumé à l’orange. Quant à l’accompagnement, mon passage au marché fut fructueux: quelques poignées de petits pois frais encore dans leur cosse et quelques carottes fane. J’étais en train de me revoir petit en train d’écosser ces petits pois chez ma grand-mère quand un Fünf Franken bitte” (5Sfr s’il vous plait) me tira de mes souvenirs.
Oui, encore un risotto. C'est un temps à risotto, il fait frais et nous n'avons pas envie de sortir. Un risotto, c’est très réconfortant non ? ;-) Avec une note suisse! Je faisais tranquillement le tour des étales du marché lorsqu’un jeune homme me dit: "Probieren Sie diesen Bündner Bergkäse!" (Goûtez moi ce fromage d’alpage des Grisons) Proposé si gentiment, je ne pouvais refuser. Pas trop de goût, pas mon style de fromage. Je lui réponds dans un suisse allemand approximatif: Haben Sie nicht einen rezenteren ? (Avez-vous un fromage plus corsé?) Il me tend un petit morceau d’un fromage juste incroyable...une pure merveille! Corsé à souhait et crémeux en bouche...

Magret de canard à l’orange, risotto aux petits pois et carottes ou quand Chambertin rime avec un peu de nos montagnes dans ce festin

------- Ingrédients (2 pers.) -------

1 magret de canard
1 orange non traitée (le jus + moitié des zestes blanchis)
Très bon vinaigre balsamique

200g de petits pois frais
1 botte de carottes fane

Riz pour risotto
1 petit oignon
Vin blanc
Bouillon de légumes
Fromage des Grisons (vieux) ou du parmesan
Mascarpone


---------- Proposition /choix du vin ----------

Une bouteille et une étiquette qui impose le respect. Il y a cependant toujours une petite appréhension avant d’ouvrir pareille bouteille: aura t’il résisté aux assauts du temps? Et le bouchon, dans quel état ? Va t’il sortir sans se casser? Et LA question, celle qui peut ruiner une bouteille hors de prix: Bouchonné?

La bouteille est restée en position verticale dans ma cave pendant un jour, je coupe la collerette en étain. Le bouchon sort, non sans problème...enfin bon, il est dehors, c’est le principal. Verre de dégustation à portée de main, une tombée du précieux nectar. Première chose qui frappe, sa couleur! Encore très rouge pour un vin issu à 100% de pinot noir. Très bon présage, il ne présente pas de robe tuilée qui nous indiquerait un vin sur le déclin. Je porte le verre à mon nez et ferme les yeux. Je retrouve cette finesse du Chambertin avec un petit plus. Des notes plus complexes dû à son grand âge sûrement. Une bouche qui rappelle encore les petits fruits, quel grand moment. On déguste et on savoure ce merveilleux vin !

---------- Préparation ----------

Pour le risotto, c’est là même chose qu’ici sauf qu’il n’y a pas de citron et que le parmesan est remplacé par ce fromage des Grisons. J’ai aussi ajouté les petits pois à la fin de la cuisson, juste avant le service.

Laver les carottes sous l’eau. La peau étant normalement très fine, il suffit juste de les racler avec un couteau bien aiguisé. Couper les fanes et les faire cuire al dente. Réserver. Au dernier moment, faire chauffer un peu de beurre dans une poêle et faire revenir brièvement les carottes pour les réchauffer.

Entailler le côté peau du magret avec un bon couteau (juste le gras, pas la chaire). Faire chauffer une poêle sans matière grasse puis y faire saisir le magret, côté peau en premier. 3-4 min sur chaque face (arroser le magret avec le gras qu’il perd) puis l’éponger sommairement et le mettre dans un papier d’alu. Garder au four à 80-100°C. Retirer l’excédant de graisse de la poêle, déglacer avec le jus de l’orange et ajouter les zestes blanchis (moins amers et moins de goût). Laisser réduire puis ajouter 2 càs de bon vinaigre balsamique et laisser à nouveau réduire pour obtenir une sauce sirupeuse. Au besoin rajouter un tout petit peu d’eau. Découper le magret en lanières et napper avec le jus.

---------- Bon appétit ----------

Accord met vin réussit ? Le risotto n’est pas trop marqué, le magret est fruité avec sa réduction à l’orange mais ne masque pas le vin. Il est vraiment important d’utiliser un vinaigre balsamique de très bonne qualité. S’il est trop acide, inutile d’ouvrir pareille bouteille.

Vous n'avez pas de Chapelle-Chambertin ? Pas de soucis, un autre vin de Bourgogne fera aussi l'affaire. Ou si vous venez sonner à ma porte, qui sait ? ;-)

samedi, juin 07, 2008

Quand il est question de cinéma et de sureau...

Soit un peu patient... Comment être patient alors que je ne le suis pas, ce n’est pas naturel! Et puis la poste n’a que se dépêcher, on paie des fortunes de frais de port... Non mais! Le temps passe toujours trop vite pour beaucoup de choses, mais là, on dirait que cela dure une éternité. Une semaine ressemble à un mois...Qui a dit: tout arrive à qui sait attendre...
Nénuphar, f/11, 1/500sec, 800 iso, ça laisse rêveur non ?

En effet, tout arrive! Le temps de déballer la chose et de lire en vitesse le mode d’emploi (ultra rapide), il est grand temps de faire quelques photos avec mon nouveau joujou. Plus envie de faire des photos que de cuisiner, cela sera quelque chose de rapidement préparé mais intéressant à photographier.

White Russian ou quand The Big Lebowski vient traîner dans ma cuisine

Une variante du black russian (qui n'est composé que de liqueur de café et de vodka), la version “white” est le cocktail préféré de l'inoubliable “The Dude” dans The Big Lebowski. La légende court qu’il en buvait réellement pendant le tournage...Et vous devant votre écran, vous sirotez quoi ?

6cl de Vodka
6cl de liqueur de café
6cl de lait
Glaçons


Remplir le verre de glaçons, y verser la liqueur de café, puis la vodka et enfin le lait (délicatement pour avoir deux couches pour la présentation).

Je préfère une version plus légère, 2cl de Vodka, 4cl de liqueur de café et 6cl de lait...On peut aussi faire le mélange au shaker et servir le tout avec des glaçons.

Et sinon vu que c’est encore la saison du sureau, voici une recette pour les plus curieux! Je suis en train de la faire, je ne peux donc pas vous dire si c’est bon mais qui ne tente rien n’a rien!

Liqueur de fleur de sureau ou quand il faut vraiment être patient pour la bonne cause

35g de fleurs de sureau
5dl de rhum blanc
1/4 bâton de cannelle

1 pincée de graine de coriandre concassées grossièrement
1/2 zeste de citron
1/2 zeste d' orange


100g de sucre
eau

Commencer par récolter les ombelles de sureau (bien blanches et si possible en forêt). A maturité, les fleurs se détachent facilement de la partie verte. Ne prendre que les fleurs, pas la partie verte qui donne mauvais goût! Eviter les pucerons et autres bestioles évidemment !

Petit détail qui a son importance, attention à la variété de sureau...tous ne sont pas comestibles ! Je vous aurai prévenu!

Faire macérer le tout dans une bouteille (sans l’eau et le sucre) pendant un mois. Filtrer à travers une gaze fine. Ajouter un verre d’eau (env. 1-5dl-2dl) et le sucre, bien mélanger et laisser vieillir pendant plusieurs mois au frais avant de déguster...un peu de patience!

dimanche, juin 01, 2008

Comment ça pas de bougies ?!?

Comme le temps passe vite. Il y a 3 ans, une page html de plus voyait le jour. Aucune prétention, aucun plan à long terme, juste un espace d’échange consacré à cette fameuse passion qu’est la cuisine. Tout premier billet sur 1001 Recettes. Quelle aventure ! 3 ans, c’est des archives, des recettes, mais surtout des rencontres, des échanges, des rires et sourires avec des personnes qui sont devenues bien réelles au fil du temps.

Comme chaque année, je suis devant mon écran, ma page reste vide. Je commence à écrire quelques lignes, puis efface le tout et recommence. Il s’agit sans doute du billet le plus délicat à rédiger…que dire pour ne pas tomber dans les banalités, pour ne pas répéter les mêmes choses ?

Une chose ne changera par contre jamais, 1001 Recettes est ce qu’il est grâce à vous ! Merci à vous tous pour vos mails, vos commentaires et votre confiance!

Assez pour le passé, quels sont mes projets pour l’avenir ? Non non, point de restaurant sur la 5ème Avenue à NY, point d’ustensiles gravés à mon nom !

Dans le fond, qu’est-ce qu’un blog, de quoi a t’on besoin ? Savoir bidouiller un peu le code html, savoir aligner quelques mots pour former des phrases, aimer cuisiner et aimer partager, mais aussi photographier le tout pour vous faire baver devant vos écrans ;-) Et dans ce domaine, bientôt du nouveau ! Un certain D300...C’est ce qui a le plus évolué selon moi sur ce blog : Les photos…

Mais place à l’essence même ce blog, la recette. Un plat que j’avais servi à des amis d’une manière un peu différente, mais avec les mêmes saveurs :

Thon rouge à la vanille et au Sauternes, risotto au citron et mascarpone ou Thon alcoolique à déguster avec des baguettes

------- Ingrédients (2 pers.) -------

2 filets de thon frais
0.5 -1dl de demi-crème à sauces (ou crème fraiche)
½ gousse de vanille
3 càs de vin blanc sucré style Sauternes
Sel et poivre

Riz pour risotto*
1 petit oignon ciselé finement
½ citron non traité
3càs de mascarpone
Un peu de parmesan
Bouillon de légumes
6cl de vin blanc


---------- Proposition /choix du vin ----------

Pour cette occasion, un très grand cru : Ce Château Lafleur-Pétrus 2001 attendait patiemment son heure dans ma cave ! Un grand parmi les grands ! C’est un proche voisin du Château Lafleur et Pétrus. Un vin produit quasiment qu’à partir de Merlot (90% et 10% de Cabernet Franc). Un vin riche, aromatique et d’une rondeur à couper le souffle.

Sans nul doute un des meilleurs Pomerols que j’ai dégusté jusqu’à présent (même niveau que Trotanoy ou Lafleur)

---------- Préparation ----------

Pour un merveilleux risotto, aucun secret, il faut du temps et un riz à risotto de très bonne qualité. J’ai trouvé dernièrement un riz génial à la Coop, un Risotto Carnaroli*, riz italien supérieur vraiment idéal pour ce genre de préparation.

Pour la recette, vous savez qu’il est impératif de verser le liquide petit à petit. Faire revenir l’oignon émincé dans un peu de beurre, sans coloration, ajouter le riz et bien mélanger sans ajouter de liquide pendant une minute. Les grains doivent devenir translucides. Déglacer avec le vin blanc et laisser évaporer. Une fois évaporé, mouiller avec un peu de bouillon. Ajouter la totalité du bouillon sur une période d’environs 20min (selon votre variété de riz) et ceci en 5-6 fois.

5 min avant la fin de la cuisson, ajouter le zeste du ½ citron et 2 càs du jus. Rectifier l’assaisonnement avec puis ajouter le mascarpone et 1 à 2 càs de parmesan. Bien mélanger et garder au chaud.

Éponger les filets de thon puis les découper en cubes. Dans une poêle, faire chauffer un peu d’huile et y faire revenir les dès de thon. Une fois bien colorer, déglacer avec le Sauternes et laisser caraméliser (sans laisser le tout brûler, ça va très vite). Ajouter la crème et les graines de vanille, laisser mijoter sur feux doux pendant 5-10min en remuant de temps en temps (sans défaire le poisson !) Poivrer et ajouter une pointe de fleurs de sel une fois dressé dans l’assiette.

---------- Bon appétit ----------

Un plat européen vu les produits employés, mais aux notes asiatiques dans la présentation, qui se déguste très bien avec des baguettes.

Et c'est reparti pour une nouvelle saison sur 1001 Recettes (aucun risque de grève du scénariste, je ne veux pas mourir de faim ! ;-)