jeudi, mai 29, 2008

Kap ou pas kap ? A mon avis, elles sont ....

Après la réalisation de cet étonnant gâteau à la pistache et cardamome de Jasmine, à mon tour de trouver deux personnes qui voudront bien relever mon défi (pour lire les règles en détail c’est par ici). Deux choix cornéliens, qui et quoi…

Commençons par le quoi, cela pourra éventuellement m’aider pour l’attribution de la recette. Comme il s’agit de faire une recette simple, laissons de côté toutes celles qui comportent des aliments trop exotiques, du matériel tout droit sorti de magasins professionnels, ou encore ces recettes comportant des alcools improbables.

Sucré ou salé ? Petit passage par mon index pour voir ce qui pourrait bien m’inspirer. Ah, il y a bien cette fameuse recette de rouget..du combava, du Porto, tout le monde n’en n’a peut-être pas.

Et du côté sucré ? Et pourquoi pas un cheesecake, il y en a plusieurs. Je regarde la liste et le choix devient clair en un instant : La recette est les deux personnes sont toutes désignées.

Ce cheesecake cardamome framboise par Ganesha (Tart'in & Chocolat) et Charline. Et oui, nous étions les 3 ensembles dans ce magasin de Strasbourg, regards attentifs sur tous ces produits qu’on imagine déjà dans différentes préparations. Je vous passe les dialogues et longues minutes d’hésitation, on arrive à la caisse, chacun son paquet de biscuits Bonne Maman Coco framboise. J’avais eu le temps d’imaginer leur sort pendant notre (longue) attente à la caisse : un cheesecake !

Ganesha, Charline, Esketékap de faire cette recette ?

Cheesecake chocolat blanc aux framboises (moule charnière de 12cm diam)

5 sablés Bonne Maman, Framboises & Noix de Coco
20g de beurre fondu
200g de Philadelphia (ou autre fromage du style)
1càs de sucre en poudre
100g de chocolat blanc
1 pte de couteau de cardamome en poudre
1 œuf
Framboises fraîches


---------- Préparation ----------

Mixer les biscuits au blender. Faire fondre le beurre et mélanger aux biscuits réduits en miettes.

Recouvrir le fond du moule avec du papier sulfurisé puis recouvrir avec le biscuit. Faire cuire à blanc au four préchauffé à 200°C pendant 5 min. Sortir du four et laisser refroidir.

Dans un bol, mélanger le Philadelphia, l’oeuf, le sucre, le chocolat blanc concassé en petits morceaux et la cardamome pour obtenir un appareil bien homogène. Remplir le moule avec l’appareil.

Faire cuire pendant env. 30 min au four à 180°C en veillant que cela ne brunisse pas trop vite. Si c'est le cas, baisser la chaleur du four et couvrir de papier d'alu. Laisser refroidir puis entreposer au frigo pendant 24h.

Le lendemain, réduire des framboise en purée et filtrer le jus pour enlever les grains. Réduire en sirop avec un peu de sucre dans une petite casserole, napper le cheesecake et servir.

---------- Bon appétit ----------

Je sais, pas facile de trouver du Philadelphia en France, mais connaissant vos talents, je vous laisse carte blanche dans ce domaine ! Bonne chance !

dimanche, mai 25, 2008

Esketékap, quand Jasmine me lance un défi...

Parfois, laisser un commentaire n’est pas sans conséquence ! On commente, on félicite celles et ceux qui ont confectionné des desserts hallucinants, des plats asiatiques déments, bref, des recettes qui nous touchent et nous parlent !

Et c’est comme cela que je reçois un mail en provenance du Québec, plus précisément de Jasmine, me demandant si j’étais d’accord de participer à un nouveau jeu sur la blogosphère. ..Nouveau jeu, encore un !?! Bon, de quoi s’agit’il : Esketékap… Un défi à relever ? Je lis les « instructions » et ma décision est prise instantanément : C’est avec plaisir que je participe, le concept me plait beaucoup !

Esketékap, kesako ? Très simple : la personne taguée choisit une recette parmi celles publiées sur son blogue et défie 2 autres mordus de cuisine qui devront la réaliser. Le tout en 2 semaines, puis c’est à leur tour de défier 2 autres personnes…

L’idée de devoir faire une recette imposée me plaisait au plus haut point, j’espérais cependant ne pas tomber sur une panse farcie aux rognons ou une trilogie de boudins au poireau. Mais non, Jasmine a choisi LA recette que j’avais imprimée et qui attendait patiemment son tour. Son gâteau à la pistache et son sirop cardamome, une invitation au voyage...

Pour le reste, je me permets de vous remettre ici les ingrédients et la recette de Jasmine sans modification, j’ai juste un peu diminué la proportion pour mon moule à charnière de 18cm diam.

Son gâteau à la pistache et son sirop cardamome ou Petit voyage en Inde en passant par le Québec!

------- Ingrédients (moule 18cm diam) -------
Gâteau
120gr de pistaches non salées, réduites en poudre
120gr de sucre
3 œufs (les blancs et les jaunes séparés)


Décoration
2 càs de pistaches concassées

Sirop de cardamome
80 gr de sucre
60 gr d'eau
1 càc de jus de citron
¼ càc de cardamome moulue


---------- Préparation ----------

Sirop de cardamome
Préparer le sirop en combinant le sucre, l'eau et le jus de citron dans un petit bol. Laisser le sucre se dissoudre quelques minutes, puis mélanger à la cuillère. Une fois le sucre dissout, ajouter la cardamome. Couvrir et réserver au réfrigérateur durant la préparation du gâteau.

Gâteau
Préchauffer le four à 180°C. Beurrer et fariner un petit moule à charnière rond 18 cm de diamètre ou recouvrir le moule de papier parchemin. Réserver.

Battre les blancs d'œuf en neige ferme dans un petit bol. Réserver.

Dans un bol moyen, mélanger vigoureusement les jaunes d'œufs et le sucre au fouet jusqu'à ce que le mélange blanchisse. Ajouter alors les pistaches en poudre et mélanger à la fourchette jusqu'à l'obtention d'une pâte homogène et épaisse. Incorporer progressivement les blancs en neige en deux opérations, la première moitié en brassant la pâte et la seconde moitié plus doucement à la spatule, avec de grands mouvements amples, pour ne pas casser les blancs.

Verser dans le moule préparé. Cuire au four durant 45 à 50 minutes, ou jusqu'à ce que le gâteau soit doré et cuit à la surface (le gâteau gonflera beaucoup durant la cuisson mais redescendra en refroidissant pour former un creux en son centre... à moins que vous ne découvriez le secret pour qu'il demeure bien haut!).

Laisser refroidir le gâteau quelques minutes avant de le démouler. Piquer le gâteau avec une fourchette et imbiber généreusement du sirop de cardamome réservé. Saupoudrer de pistaches concassées.

Au moment de servir, accompagner le gâteau avec le reste du sirop.

---------- Bon appétit ----------

Et maintenant la partie la plus attendue, mes impressions : Très surpris dans un premier temps en lisant la liste des ingrédients : Juste du sucre, des pistaches et des œufs, ni farine, ni rien d’autre… Enfin bref, je me lance ! Une odeur à se damner à la sortie du four, il faut être patient. Il retombe un peu (je n’ai donc pas trouvé comment le garder tout beau tout bombé). Il faut aussi dire que j’adore la pistache, je ne parle même pas de la cardamome, alors les deux ensembles, vous imaginez !

Le gâteau a refroidi, il ne me reste plus qu’à m’en couper une tranche et déguster : Juste trop bon ! Moelleux et humide avec le sirop, c’est vraiment une pure merveille ! On sent bien la pistache et la cardamome qui se marient très bien ensemble ! Encore une petite tranche, la première était bien trop petite ! ;-)

Et dans mon prochain billet, mes 2 victimes et ma recette choisie ^^! Et encore merci Jasmine d'avoir pensé à moi, ce fut un grand plaisir de tester ta recette!

lundi, mai 19, 2008

L’enfer, pavé de bonnes intentions ou de chocolat ?

Pur, il se pavane dans sa robe brillante et noire, arômes puissants et envoûtants. Il peut être plus charmeur, doux et abordable quand il est brun. Voir même sucré et gourmand lorsqu’il est blanc. Une chose est sûre, il ne laisse personne indifférent.

On aime, on aime moins, on le vénère, on en est dépendant, je vous parle de ce produit incontournable, le chocolat! Une petite fève (qui a dit Séva ;-) ?) à l'origine de cet empire, fruit du cacaoyer. Une culture exigeante, des techniques jalousement gardées et un savoir-faire unique sont nécessaires à la productions des meilleures fèves qui donneront naissance aux chocolats les plus fins!

Ah le chocolat, quelle aventure! Je me revois petit, confectionner des lapins de Pâques avec mon frère chez ma grand-mère. Le restant des plaques entamées passaient dans le bain-marie, sans discrimination! Au final, un lapin multicolore, plus beau que bon ;-) Ou encore cette barre Cailler distribuée par un moniteur de ski avec un verre de thé chaud au bas des pistes après le cours.

Vous l’aurez compris, le chocolat fait partie de ma vie! Mr. et Mme Suisse mangent 120 plaques par année (soit 2 barres tous les jours!), se classant ainsi au rang des plus gros consommateurs européens. A par nos banques et nos fromages à trous, (celui qui me dit Gruyère se retient sinon ça va barder ;-)) la Suisse est réputée pour la qualité de son chocolat (et surtout pour la très grande qualité du chocolat de base).

Je l’avoue volontiers dans plusieurs billets, je suis Chocoholic (Et oui, Soho, je te voue une admiration sans faille ;-)! Travailler à 50m d’une chocolaterie réputée n’aidant pas, je succombe souvent à son appel. La preuve, ce dessert fou sorti tout droit de mon esprit très chocolaté.

Déclinaisons chocolatées ou une trilogie infernale avec un p'tit goût de paradis

------- Ingrédients (6 pers.) -------

Glace au Toblerone et fève Tonka (1l) fortement inspirée d’une recette de Soho

125g de Toblerone
25cl de lait
120g de sucre en poudre
5 jaunes d’oeuf
1.5dl de crème
1/2 fève Tonka


Cheesecake chocolat blanc aux framboises (moule charnière de 12cm diam)

5 sablés Bonne Maman, Framboises & Noix de Coco
20g de beurre fondu
200g de Philadelphia (ou autre fromage du style)
1càs de sucre en poudre
100g de chocolat blanc
1 pte de couteau de cardamome en poudre
1 œuf
Framboises fraîches


Moelleux au chocolat noir et piment d'Espelette

La recette des Frangines, c’est par ici (diviser la recette par 2 pour des petits fondants)

---------- Proposition /choix du vin ----------

Le tout étant déjà passablement sucré (si si ;-)), un vin doux pourrait être de trop. Ce qui n’est pas forcément le cas d’un vieux Porto millésimé, voir même d’un vin muté style Banyuls, liquoreux et plus puissant qu’une Malvoisie flétrie.
Les connaisseurs pourront aussi se faire plaisir en sortant un champagne de bonne qualité (millésimé encore mieux). La légèreté contrastant avec le dessert!

---------- Préparation ----------

Pour la glace: Faire chauffer le lait dans une petite casserole. Arriver à frémissement, le verser sur le Toblerone concassé en petits morceaux pour le faire fondre. Battre les jaunes et le sucre dans un cul-de-poule jusqu’à ce que le mélange blanchisse. Verser le chocolat tiède sur l’appareil, bien mélanger et ajouter la fève Tonka râpée.

Transvaser le tout dans une casserole et faire chauffer le mélange pour que celui-ci épaississe (il doit napper la cuillère) tout en surveillant (cela ne doit jamais bouillir !). Retirer la casserole du feu et laisser refroidir.
Une fois froid, ajouter la crème, mélanger et transférer dans la sorbetière. Laisser la glace prendre et ensuite transférer au congélateur.

Pour le cheesecake: Mixer les biscuits au blender. Faire fondre le beurre et mélanger aux biscuits réduits en miettes.

Recouvrir le fond du moule avec du papier sulfurisé puis recouvrir avec le biscuit. Faire cuire à blanc au four préchauffé à 200°C pendant 5 min. Sortir du four et laisser refroidir.

Dans un bol, mélanger le Philadelphia, l’oeuf, le sucre, le chocolat blanc concassé en petits morceaux et la cardamome pour obtenir un appareil bien homogène. Remplir le moule avec l’appareil.

Faire cuire pendant env. 30 min au four à 180°C en veillant que cela ne brunisse pas trop vite. Si c'est le cas, baisser la chaleur du four et couvrir de papier d'alu. Laisser refroidir puis entreposer au frigo pendant 24h.

Le lendemain, réduire des framboise en purée et filtrer le jus pour enlever les grains. Réduire en sirop avec un peu de sucre dans une petite casserole, napper le cheesecake et servir.

Pour les moelleux: Rien de nouveau, j'ai repris la recette qui a déjà fait ses preuves à maintes reprises . Il suffit de réduire les proportion par deux pour en faire des petits.

---------- Bon appétit ----------

Un dessert en plusieurs étapes, plusieurs textures et formes de chocolat. Contraste de goût, de température, c’est une invitation dans ce monde magique! Pour le brun, une glace au Toblerone et fève Tonka, rafraîchissante et gourmande. Pour le blanc, un mini-cheesecake au chocolat blanc, cardamome et framboise, frais et moelleux. Et une version chaude et coulante avec un fondant au chocolat noir et piment d’Espelette!

Que dire de plus...ce dessert demande un peu de temps certes, mais c'est une pure tuerie. Et j'en connais une qui ne dira pas le contraire ;-) Rien ne vous empêche d'en faire qu'une voire deux.

La glace se garde très bien, autant en faire directement un litre, vous me direz merci plus tard ;-) Si vous n'avez pas de sorbetière, pas de panique. Il suffit de brasser votre glace toutes les 20min dans le congélateur, cela évite la formation des cristaux de glace (mais avec une sorbetière, le résultat est quand même plus crémeux).

mercredi, mai 14, 2008

Firenza, ma che bella ! C'est tout ce que je sais dire...

Parfois, on part sur un coup de tête. L’occasion était trop belle pour la laisser passer, une virée à moto en Toscane avec mon frère. Direction Firenze, Florence. Un voyage express, rempli de senteurs et riche en couleurs.

Il fait nuit, on roule depuis un moment quand soudain, une odeur florale et familière....On dirait comme...du jasmin ?!? Il fait trop sombre pour voir si mon esprit me joue des tours. Le lendemain, je remarque que des buissons entiers de jasmins sont en fleur et libèrent leurs délicats parfums. Des coquelicots rouge sang au bord des routes, des sureaux aux belles ombelles blanches, quel plaisir que de rouler sur ces petites routes!

Descente de Genova vers Florence par la côte, passage par de petits villages aux murs colorés, pizzas sur une terrasse... Il fait beau, chaud et tout va pour le mieux! Nous délaissons le Piémont pour la Toscane en arrivant sur Firenze. Le soleil s'est déjà couché, il est temps de manger quelque chose! Un plat de ravioli aux noix, puis quelques photos de nuit: Le fameux Ponte Vecchio, traversant l’Arno, bordé par deux rangées de petites échoppes. Un peu plus loin, la Basilica Santa Maria del Fiore puis le Palazzo Vecchio, hôtel de ville de Florence.



Le lendemain, en route vers San Gimignano, ses ruelles escarpées et ses tourelles, puis Siena (Sienne) et sa Piazza del Campo ou se déroule chaque année une antique course de chevaux (Palio di Siena) ou les 17 quartiers de la ville concourent pour le gain d’un drapeau à l'effigie de la Vierge Marie. Le ciel s'assombrit, le tonnerre gronde. Orages de passage, on évite les gouttes et retour vers Florence pour encore quelques photos.

Puis retour sans problème vers Fribourg, des images plein la tête! Et une certitude: Se faire dépasser par 3 scooters par la gauche et la droite, cela peut énerver au début, puis on s’y fait! Des malades sur les routes, des malades je vous dis ;-)!

Tout ceci m’a inspiré ce plat de pâtes et la salade, basiques mais qui conviennent très bien à la météo de ces derniers jours. Ce que j'aime beaucoup dans les recettes très simples, c'est qu'on profite un maximum des goûts et textures des aliments. Et quand je cuisine simple, j'essaie de prendre les meilleurs produits, pour profiter un maximum de ces saveurs.

Pour le coup, tagliatelles fraiches achetées dans un petit magasin italien, des olives noires de Nyons* (AOC), des tomates d'Italie à l'huile d'olive*, une merveilleuse huile d'olive italienne et quelques copeaux de Parmigiano Reggiano, quelques feuilles de basilic frais. Il n'en faut pas plus pour faire une assiette pleine de soleil! (* acheté à la Coop).

Pâtes fraîches et salade aux couleurs d'Italie ou L'Italia s'invita mella mia cucina

------- Ingrédients (2 pers.) -------
Pâtes
200g de tagliatelles fraiches
basilic frais
huile d'olive
olives noires
par
mesan
tomates séchées à l'huile d'olive
pignons de pin grillés

Salade
Tomates Cikito
Basilic frais
Mozzarella
Pignons de pin
Huile d'olive
Bon vinaigre balsamique

---------- Proposition /choix du vin ----------

Et pour faire honneur à ce plat de pâtes, que pensez-vous de ce petit Chianti qui vous plait et que vous achetez régulièrement! Pas besoin d'un grand vin, juste un "vin plaisir". Déboucher la bouteille sans se poser de question, remplir les verres et santé!

---------- Préparation ----------

Faire cuire dans un grand volume d'eau salée les pâtes fraiches, al dente bien sûr !

Egoutter puis ajouter 1-2 càs d'huile d'olive de bonne qualité. Mélanger et ajouter tout le reste: Basilic juste déchiré à la main, copeaux de parmesan, tomates émincées, quelques olives. Un tour de moulin à poivre et un peu de fleur de sel, il ne reste plus qu'à se mettre au soleil et déguster!

Pour la salade, j'aime employer de petites tomates que je laisse entières, cela évite que leur jus se mélange à l'huile et au vinaigre. Bien les nettoyer sous l'eau froide et ajouter tout le reste !

---------- Bon appétit ----------

Allora, convinto? Elle n'est pas belle la vie ? Cela peut être un primo piatto, entrée composée de pâtes, il suffit pour cela de diminuer un peu les quantités.

jeudi, mai 08, 2008

Et si je me prenais pour un barman ?!?

Ce n’est pas une grande nouvelle, le printemps est de retour! Les cerisiers sont en fleurs, les températures grimpent, il est temps de ranger les gros pulls et longs jeans pour retrouver votre short préféré et vos tongs! Il fait beau, il fait chaud, les terrasses se remplissent rapidement. Les gens sourient et rient, passent un bon moment entre amis dans une ambiance bon enfant.

J’entends à côté de moi un groupe d'amis qui prévoit un barbecue au bord de la rivière ce soir. Et si on commençait par un petit apéro ? Je sais faire des cocktails terribles....En écoutant d’une oreille, je l’entends énumérer la liste des ingrédients: menthe, citron vert, sucre et rhum..pour la glace, on se débrouillera rajoute t’il.

Ai-je bien entendu ? Vu la liste, un cocktail me vient directement en tête...Pas un cocktail, LE cocktail: Un mojito! Un de ses collègues lui dit: Ah oui, tu vas nous préparer des Caipirinha!

Erreur mon cher, la Caipi ne contient pas de menthe! L'erreur du débutant ;-) Voici donc quelques cocktails qui agrémenteront vos soirées de plus en plus douces

La base, le roi, le Mojito:

1/2 citron vert
6 feuilles de menthe fraîche (Marocaine de préférence)
2 càs de sucre canne
4cl de rhum blanc (Havana club)
Glace pilée

Laver le citron vert et découper les extrémités. Couper en deux, puis encore en deux en enlevant la partie blanche centrale (cela donne seulement de l’amertume). Couper en tranche, transférer dans un shaker avec le sucre puis bien piler à l’aide d’un pilon en bois. Une fois que le sucre et le jus de citron sont bien mélanger, ajouter la menthe et piler plus gentiment pour ne pas la broyer mais la presser (c’est ce qui fait la différence entre un bon mojito et LE mojito). Ajouter le rhum, la glace pilée. Bien mélanger et servir dans un verre avec une paille.

Il est important de prendre du sucre canne grossièrement moulu. En le mélangeant avec le citron et en pilant le tout, le sucre “abrasif” va extraire plus d'arôme du citron ! La qualité de la menthe joue aussi un rôle important. Originellement, c’est avec de la mentha spicata cubaine que les meilleurs mojitos sont faits! Pas facile d’en trouver par ici, il reste cependant la menthe verte Marocaine (Mentha spicata 'Nanah' qui lui ressemble beaucoup)

Variantes:
- Version enfant avec de la limonade citron ou même de l’eau gazeuse à la place du rhum.

- Mojito Royal: Ajouter une tombée de champagne avec la glace pilée, ne pas piler la menthe, juste la déchirer grossièrement et ajouter

- Mojito parfait: Ajouter une tombée de Angostura bitter, alcool produit à partir d’épices, extraits de plantes, herbes et autre

Vous n’aimez pas la menthe, en avant avec la Caipirinha!

1/2 citron vert
2 càs de sucre canne
4cl de Cachaça
Glace pilée

La Cachaça est aussi produite à partir de canne à sucre (comme le rhum). Elle est distillée (40°) et directement embouteillée contrairement au rhum , qui est distillé (65-75°) et vieilli en foudres de chêne puis diluer.

Même procédé qu’avant, il est important de bien dissoudre le sucre dans le jus de citron.

Variantes:
- Caipiroska avec de la vodka à la place de la Cachaça

- Caipirisima: Mojito sans menthe, rhum citron et sucre

Et un dernier pour la route, car j’ai reçu des mangues indiennes ce matin. Plus petites que les mangues thaïes mais tout autant parfumées, elles donnent un cocktail à se relever la nuit.

Comme chez les Astèques, Asteca

4cl de tequila (ou vodka)
2cl de jus de citron vert frais
1 càc de sucre canne
1/2 mangue (selon la taille)
Mettre dans les ingrédients dans un mixer et mixer le tout. Servir dans une coupe! Plus simple, tu meurs

Et voilà, j’espère vous avoir désaltéré (et pas saoulé ;-)) avec tous ces cocktails. Je ne vais pas les goûter avec vous car je descends sur Florence ce week-end, à moto! Alors à très vite!

lundi, mai 05, 2008

Oh, le joli champignon!

Je descends à la cave et ouvre ma petite caverne d’Ali Baba. Des centaines de bouteilles dorment tranquillement dans cette obscurité et ce silence monacal. Lors de mon récent passage à Strasbourg, je me suis arrêté dans le joli village de Dambach (prononcé Denbak et pas Dambarrrh ;-) ) J’avais acheté quelques bouteilles de Grand Cru de la région, en prévision d’un repas composé de plusieurs plats…

L’Alsace étant réputée pour ses blancs, j’avais fait provision de Pinots gris, Riesling et autres Gewurztraminers. C’est bien de ramener tous ces vins « prestigieux », faut-il encore les marier avec LES plats qui les sublimeront. Blanc pour l’apéro, blanc avec le poisson, blanc avec… ?!? Blanc avec ce qui va suivre !

Pour commencer ce repas, une chose tellement simple qu’on ne peut même pas appeler ça une recette. Il s’agissait d’une bouchée de filet de thon rouge mariné à l’huile à la mandarine avec un cube de mangue thaïe. Les bouchées étaient vraiment petites, pas d’extinction d’espèce à cause de ce repas ;-)

Fondant à souhait, cette petite mise en bouche fut appréciée de tous, même des « non-mangeurs de poissons crus ». Et pour la suite, place à une entrée de saison. Il y avait de superbes morilles fraiches au marché et sur le stand d’à côté, une botte d’asperges vertes d’Italie. Ce qui devint un

Feuilleté aux morilles et asperges, mousse de chèvre au gingembre ou quant une croûte aux morilles prend du galon

------- Ingrédients ( 4 pers.) -------

Pâte feuilletée
1 jaune d’œuf
Graines de pavot

200g de morilles fraiches
Une petite botte d’asperges vertes
Un petit oignon coupé finement
½ dl de bouillon de légumes
1dl de crème à sauce
Sel et poivre
Porto

100g de fromage de chèvre
1 feuille de gélatine (trempée dans l’eau)
2+1càs de crème
Poudre de gingembre
Caramel de vinaigre balsamique
Bonne huile d’olive
Pain toast


---------- Proposition /choix du vin ----------

Voici donc le premier Alsace Grand Cru du repas. Un Riesling Grand Cru Frankstein 2003 de la cave Ruhlmann.

Vin issu d’un terroir privilégié, c’est un vin complexe. Couleur jaune clair et très limpide, il dégage des arômes d’agrumes (pamplemousse) et fruit de la passion. Une bouche encore plus complexe, moins fruitée, mais plus minérale (comme certains Sauvignons blancs, pierre à fusil).

Très intéressant comparé à nos Rieslings valaisans, jouant plus sur le côté fruité. Un très joli millésime que cette cuvée 2003 !

Vous habitez plus proche du Valais que de Strasbourg ? Pas de problème, un Johannisberg frais et fruité fera votre bonheur!
---------- Préparation ----------

Commencer par la mousse de chèvre qui doit reposer au frais quelques heures. Dans un bol, écraser le chèvre frais avec une fourchette. Ajouter 2 càs de crème pour détendre le tout. Faire fondre la feuille de gélatine dans l’autre càs de crème, ajouter (en filtrant) au fromage. Bien mélanger pour obtenir un appareil bien homogène (au besoin, rajouter encore un peu de crème). Rectifier l’assaisonnement et ajouter une pointe de couteau de gingembre en poudre (+ ou – selon vos goûts). Mélanger et garder au frigo.

Découper la pâte feuilletée (2 par feuilleté), dorer à l’œuf et parsemer la moitié avec des graines de pavot. Faire cuire 10-12 min au four à 200°C (jusqu’à coloration). Sortir et réserver.

Cuire les asperges al dente. Garder la pointe pour la présentation.

Rincer les morilles à l’eau froide, éponger avec du papier absorbant. Les découper en 2 ou 4 selon leur taille. Faire chauffer un peu de beurre, y faire revenir l’oignon puis les morilles. Ajouter le bouillon et laisser cuire jusqu’à réduction totale. Ajouter une tombée de Porto et faire flamber (hors potager, attention à la hôte de ventilation !) Saler et poivrer, ajouter la crème à sauce et laisser frémir 2-3 minutes. Ajouter les asperges pour les réchauffer.

Toaster le pain pour en faire un grand crouton. Faire une quenelle de mousse de chèvre avec 2 cuillères à soupe. Dans une petite assiette, déposer sur le fond un peu de caramel de vinaigre balsamique et un peu d’huile d’olive. Y déposer la quenelle avec le crouton.

Dresser la farce morille /asperge sur le fond de pâte feuilleté, ajouter une petite pincée de fleurs de sel pour le croquant et couvrir avec le chapeau. Bon appétit.

---------- Bon appétit ----------

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Une entrée simple et de saison qui ravira vos convives. La mousse peut se préparer un peu à l’avance tout comme la base du feuilleté. Et si vous n'aimez pas forcément le vin blanc, un rouge léger et jeune fera aussi très bien l'affaire!