mardi, avril 29, 2008

Parce qu'elles le valent bien...

Les rencontres, c'est toujours agréable. Mettre un visage sur un pseudo, parler, rire ou sourire "en vrai", que de bons moments. Mais c'est aussi une source de questionnement intense: Mais que vais-je donc bien pouvoir leur amener? Chocolat, Philadephia, sympa mais impersonnel. Quelque chose de fait maison tant qu'à faire, ne sommes nous pas passionnés de cuisine ?

Et voilà la petite question qui va vous pourrir votre soirée... Un gâteau? Pas trop pratique dans le train, risque de ne rien rester. Un petit plat thaï...à réchauffer au micro-ondes et sans glacière ? On oublie. Me semble qu'il me reste encore une bouteille de ce super vin...On a dit quelque chose de perso...Vous voyer le dilemme, apporter un petit quelque chose, mais avec des restrictions énormes. Et chacun son domaine, je ne suis pas toujours fortiche pour amener un truc simple pour un pique-nique...Et pourquoi pas quelques biscuits ? C'est petit, c'est bon (normalement) et transportable. Bonne idée tiens, en plus on peut en faire plusieurs sortes histoires d'offrir un joli petit paquet! Et c'est parti pour la confection de 2 sortes de biscuits et une autre petite douceur!

Deux heures plus tard, le tout refroidi, ne reste plus qu'à emballer tout ça pour partir à Strasbourg! Et oui, retour à Strasbourg, une semaine après ça! Au programme, rencontre de 3 personnes que j'apprécie énormément, j'ai nommé Charline, MLaure et Loukoum°°°.

Week-end plus que génial avec à la clef la découverte d'un endroit magique dimanche à midi. Loukoum en parlait, il s'agit d'un brunch dans le restaurant "Au fond du Jardin"...

Un moment hors du temps, magique et enchanteur! Je ne vais pas vous raconter tout ceci, Loukoum le fait très bien dans son billet. Mais voici juste quelques photos pour vous mettre l'eau à la bouche (et pas la louche dans la bouche ;-)



C'est pas tout ça, mais place aux recettes!

Florentins tout sympa

------- Ingrédients (environ 20 petits florentins) -------

100g de double crème de la Gruyère
100g de sucre en poudre
1/2 gousse de vanille
100g de fruits confits en petits morceaux
100g d'amandes effilées
30g de miel
Chocolat couverture pour le dessous

---------- Préparation ----------
Oui oui, cette recette ressemble beaucoup à celle de Mercotte, mais provient d'une autre source pour l'occasion!

Faire chauffer dans une casserole la crème, le sucre et le miel ainsi que les graines de vanille. Porter à ébullition et laisser cuire tout en remuant 3min (important). Retirer du feu et y ajouter les amandes et les fruits confits. Bien mélanger.

Déposer un peu du mélange dans un moule en silicone (nettement mieux que tout le reste, expérience faite, cela ne colle pas du tout une fois qu'ils sont froids) et enfourner dans le four préchauffé à 180°C pour 5-7 minutes selon la coloration voulue. Sortir du four et bien laisser refroidir avant de démouler. Laisser refroidir sur une grille à pâtisserie.

Faire fondre le chocolat couverture au bain-marie et y tremper les florentins, retourner et laisser refroidir. Conserver le tout au frigo.

Caramels à la crème, plus con, tu meurs

------- Ingrédients -------
250g de crème entière
250g de sucre

---------- Préparation ----------
Recette faite, refaite et dégustée un bons nombres de fois quand j'étais petit! Dans une casserole (assez grande pour éviter que tout déborde), ajouter le sucre à la crème et faire chauffer doucement. Mélanger avec une baguette en bois, régulièrement. Cela ne doit jamais bouillir ! Faire cuire en surveillant (impossible de partir trainer devant la Nouvelle Star comme Anaik ;-) en se disant que cela va se faire tout seul) pendant 30-50min selon la quantité et la température. Et ensuite, l'instant critique: A un moment, le mélanger va commencer à s'épaissir. C'est le moment de tout arrêter, sinon le tout va cristalliser et c'est moins bon!

Transférer le mélange chaud (c'est peu dire, attention car sinon...) dans une plaque téflon (juste beurrer auparavant) et laisser refroidir. Découper des cubes et garder au frigo.

Shortbreads ou un petit air d'Écosse dans ma cuisine

------- Ingrédients ( env. 20 biscuits) -------

100g de sucre en poudre
200g de beurre (bonne qualité)
300g de farine tamisée

---------- Préparation ----------
Autant dire que cela fait plusieurs fournées que je teste cette recette qui peut paraitre archi simple. Pas si simple au final pour obtenir LA consistance et le goût parfait. Question ingrédients, pas grand chose à dire si ce n'est qu'il est important de choisir un beurre de qualité (pas le bas de gamme qui sert à cuisiner), le goût en sera d'autant plus agréable.

Dans un bol, mélanger le sucre, la farine et le beurre coupé en cube (pas trop froid). Bien mélanger avec les mains! La chaleur va faire fondre le beurre qui s'incorporera mieux. Pas trop non plus, cela vous donnerait une boule ultra collante! Faire un boudin du diamètre désiré, l'emballer dans du film alimentaire et laisser durcir au frigo pendant 30min minimum. Découper des palets de l'épaisseur désirée (pas trop fin, sinon cela va cuire trop vite et c'est moins bon, un shortbread, cela doit être généreux!)

Et arrive l'étape la plus importante, la cuisson...alors là, j'ai tout essayé, enfin presque. La meilleure solution pour mon four: Chaleur statique (ben oui, pas de chaleur tournante donc le problème est vite réglé) à 130°C pour environ 40-50 min, milieu du four... Le but étant d'avoir des biscuits bien cuits mais pas brun...toute une histoire, vous verrez ;-)

Pour l'occasion, j'ai fait plusieurs variantes, dont une au thé matcha (1/4 de la pâte avec une càc de thé matcha), fève tonka (1/4 de la pâte avec 1/2 fève râpée), vanille (1/4 de la pâte avec 1/2 gousse de vanille) et le reste nature.

Garder au sec dans une boite en fer par exemple. Je trouve les biscuits encore meilleurs après 2-3 jours, plus de goût!

mercredi, avril 23, 2008

Il a de drôles de questions lui...

Je suis à la bourre, beaucoup trop de circulation... Rendez-vous dans 10min, va falloir faire vite! Ah enfin, le feu passe au vert, je vais peut-être y arriver tout compte fait. Vite, vite, enlever ce casque, sauter dans l'ascenseur et appuyer sur la touche 8ème. La porte s’ouvre, une secrétaire me regarde d’un œil sévère. Monsieur M.... vous attend dans son bureau. J'entre et rencontre enfin cet étrange Mr. M... Ah bonjour, prenez place, cela ne sera pas long. Juste quelques questions à vous poser pour la préface. Ni une ni deux, on entre dans le vif du sujet.

En parcourant votre blog, on remarque que vous selectionnez vos produits. Certaines denrées sont absentes, que n'aimez-vous pas par-dessus tout? Je baisse les yeux, ça commence bien... Par curiosité, je goûte à tout...sauf les abats peut-être...

A l'opposé, quels sont vos produits fétiches ? : Heu, sûrement les pâtes, les fromages et le chocolat. C’est noté...

D’un air sérieux il me regarde et sort: S’il ne devait y en avoir qu’une ? Une quoi? Il doit parler de recette vu le contexte.. Impossible d’en avoir qu’une, bien qu’un plat de chasse me séduit toujours... Bonne réponse ? Vu qu’il ne réagit pas et qu’il continue à taper sur son clavier, cela devait être bon...

Abordons un autre aspect si vous le voulez bien. Je connais votre passion pour les grands crus mais vous ne buvez pas ça. Quelle est votre boisson de tous les jours ? J’aurais aimé répondre Petrus mais cela ne serait pas raisonnable. Non, non, je vais lui répondre ce que je bois le plus, à savoir des litres d’eau minérale. L’eau plate, un peu triste ;-)
Si vous deviez partir à la conquête du St-Graal en cuisine, quelle en serait la recette? Réussir un Tandoori pas trop sec peut être, accompagné de délicieux naans ;-)

Et finalement, quel est Ze best souvenir ? Peut être ce merveilleux curry vert que j’ai mangé à Bangkok. Mon esprit s’échappe mais revient très vite à la réalité en entendant: Très bien, merci pour tout!

C’est tout ?!? Tout ce ramdam pour 6 questions ? Il se lève, me tend la main en disant: Parfait, alors je vous recontacte pour vous transmettre la date de sortie de l’ouvrage... Soit. Je ressors, adresse un petit signe de tête à la secrétaire et reprends l'ascenseur. La cabine commence sa descente mais soudain la lumière s'éteint et une alarme retentit... J’ouvre les yeux et me réveille....

Quel étrange rêve !?! Peut être parce que je suis passé sur le blog de Lorette avant de m’endormir, qui répondait à ce questionnaire et m'y invitait ;-) !

Filet de truite et rhubarbe, polenta aux truffes noires et lentilles du Puy ou Rhubarbe, fruit ou légume ?

------- Ingrédients ( 2 pers.) -------

2 filets de truite
4 coquilles St-Jacques
Petits légumes (carottes, poireau,...)
Vin blanc
2 tiges de rhubarbe
Miel
60g Polenta aux truffes*
Beurre
100g de lentille du Puy
1càc d’huile de noisette
Bouillon


* Nous avons la chance de trouver une Polenta Bramata à la truffe noire dans la sélection FineFood de Coop en Suisse

---------- Préparation ----------

Peler la rhubarbe et la couper en petits morceaux. La blanche 30sec dans un grand volume d’eau bouillante et l'égoutter et stopper la cuisson dans de l’eau très froide. Dans une casserole, faire fondre un petite noix de beurre et y ajouter la rhubarbe, laisser cuire doucement jusqu’à ce qu’elle se défasse. Ajouter une càs de miel et laisser encore un peu réduire, pour obtenir une purée. Réserver.

Faire chauffer de l’eau dans une casserole et y ajouter un bouillon. Y faire cuire les lentilles pendant environ 15min. Les lentilles doivent toujours être recouvertes d’eau pendant la cuisson. Elles doivent aussi rester juste croquantes. Égoutter et garder au chaud.

Faire chauffe 3dl d’eau et y ajouter la polenta et baisser la température. Faire cuire pendant 35-40 min sur feu doux tout en remuant de temps en temps. Au besoin, rajouter un peu d’eau. Rectifier l'assaisonnement et la finir avec un peu de beurre ou de crème.

Mettre au fond d’un plat a gratin un mélange eau/vin blanc et les légumes de votre choix coupés en petits cubes. Déposer dessus les filets de truite, recouvrir avec du papier alu (ou le couvercle du plat) et laisser cuire à 180°C pendant 15-20min selon votre four. Pendant ce temps, poêler rapidement les noix de st-jacques dans un peu de beurre (1min sur chaque face). Retirer et découper en fin carpaccio. Une fois les filets de truite cuit, les déposer délicatement sur une plaque antiadhésive (peau vers le bas). Tartiner avec la compote de rhubarbe, et recouvrir avec les fines tranches de St-Jacques. Passer le tout 5min sous le grill du four pour réchauffer et colorer la St-Jacques. Parsemer d’un peu de fleur de sel pour le croquant.

Faire une quenelle de polenta. Ajouter au tout dernier moment 1 càc d’huile de noisette dans les lentilles chaudes, servir et dresser le poisson au milieu. Ne reste plus qu’à déguster!

---------- Bon appétit ----------

Version imprimable pdf

Un peu marre de servir du poisson avec les légumes de cuisson et du riz ? Cette recette est faite pour vous. J’ai mangé dernièrement un filet d’omble-chevalier avec une sauce à la vanille et une purée de pommse de terre, très bien !

La rhubarbe ne domine pas le poisson mais amène une petite note d’acidité bien venue. Vous pouvez toujours remplacer les lentilles par des légumes (carottes ou légumes frais du marché), je voulais quelque chose d’un peu croquant et moins ordinaire. A vous de voir!

jeudi, avril 17, 2008

Strasbourg, mon amour !

Il en faut peu parfois pour se sentir en vacances. Nul besoin de partir à l’autre bout du monde pour changer d’air. Prendre sa moto ou sa voiture, rouler quelques heures et se retrouver dans une ville ou un endroit qui nous plait. Avec un peu de chance la météo est aussi de la partie. Ces conditions réunies, votre petit "voyage" s’annonce très prometteur.

Samedi matin, départ vers Bâle puis vers Strasbourg! 2 minibus, 17 personnes et 260km plus tard, nous sommes arrivés! Ah Strasbourg, sa place et sa Cathédrale, le quartier de la Petite France, ses canaux, terrasses et boutiques. Que de choses à faire !
Petite flammenkuche au munster et bière blanche sur une terrasse, nous voilà prêts pour une visite expresse de la ville. Point de tour en bateau sur l’Ill car le niveau d’eau est trop élevé. Qu’à cela ne tienne, cela sera un verre de muscat sur une autre terrasse ;-) Repas au St-Sépulcre dans une ambiance forte sympathique, c’est déjà l’heure de repartir.

Pour le retour, nous empruntons la route des vins d’Alsace. Les petits villages se succèdent, aux noms tous plus évocateurs les uns que les autres: Heiligenstein (qui produit un merveilleux Klevener), Frankstein (commune produisant plusieurs Grands Crus) et j’en passe. Petit arrêt à Dambach pour acheter quelques bouteilles (je vous reparlerais, c’est sûr!), café sur une terrasse à Riquewihr (ultra touristique mais joli) et retour à Fribourg.

Des souvenirs plein la tête, des bouteilles en cave, que demander de plus ? Peu être un muffin d’une bloggeuse strasbourgeoise drôle et douée. Un brin de folie ainsi qu'un talent immense... Maintenant que j’y pense, c’est aussi la toute première bloggeuse que j’ai rencontrée “en vraie” ;-) J’ai nommé Loukoum°°° de Beau à la Louche.

Il y a quelques temps, elle publiait une recette de muffins à l’Amarula. Ayant la chance d’avoir une pleine bouteille de cet alcool Sud-Africain, je me devais de tester la chose! Un muffin et un chocolat chaud, n’est ce pas le paradis? En bonus, une recette très rapide d’un chocolat chaud hors du commun.

Muffins alcooliques selon Loukoum, chocolat chaud maison au gingembre ou quand on est Strasbourg-addicted

------- Ingrédients ( 10 muffins environs) -------
120g de farine
50 g de sucre blond de canne
Une pincée de sel
½ sachet de levure chimique
120g de chocolat noir 70% en pépites
1 œuf
80g de yaourt nature
1dl de Bailey’s ou d’Amarula


------- Ingrédients (pour 3 tasses) -------
Chocolat chaud
3 cm de gingembre frais râpé ( plus ou moins selon vos goûts)
60cl de lait entier
10cl de crème
20g de sucre (ou pas)
1pte de couteau de cardamome en poudre
120g de chocolat noir 70%
2 càs de rhum brun (en option)


---------- Préparation ----------

Pour la recette, c’est par ici. Je n’ai absolument rien modifier si ce n’est que le gourmand qui sommeille en moi à directement doublé les proportions (les quantités notées ici sont déjà doublées)!

Pour le chocolat chaud: Dans une casserole, ajouter tous les ingrédients sauf le chocolat et le rhum. Porter le tout à ébullition, puis laisser infuser hors feu pendant 10min. Ajouter le chocolat concassé en petits morceaux, laisser fondre puis mélanger. Ajouter le rhum en dernier et remettre à chauffer avant le service. Ne reste plus qu’à déguster avec un muffin.

---------- Bon appétit ----------

J’avais écrit cette recette sur un bout de papier, qui traina quelque temps dans ma cuisine. Jusqu'au jour ou un peu de lait fut renversé sur cette pauvre feuille, impossible de savoir ou j'avais vu cette merveille...Une chose est sûre, c'est une pure tuerie! J'irais bien m'en refaire une tasse ;-)
Les muffins se mangent plutôt froid, même si je n'ai pas résister à en goûter tiède. On ne se refait pas !

La prochaine recette sera salée, promis!

vendredi, avril 11, 2008

Une muse dans ta cuisine ? Non, de la musique...

Je regarde par la fenêtre, il y a encore un peu de neige sur le bord de la fenêtre. Pas envie de mettre le nez dehors, il faut dire qu’il recommence à neigeoter... Bon, cela sera une après-midi calme et bien au chaud. Et puis tant qu’à faire, un peu de ménage, ça ne dérangerait pas. Voir même une petite séance de repassage, la corvée ultime... La table (qui me sert aussi à faire des photos ;-)) prête, le fer qui crachote des nuages de vapeur ainsi qu’une pile de linges, tout est prêt. Ah non, pas tout à fait, un peu de musique ne serait pas de trop. : iPod en main, le hasard choisira le groupe qui m’accompagnera dans cette délicate mission. Et cela sera: Le nouvel album live de Muse, The Haarp Tour, Live from Wembley. On dirait que le hasard fait bien les choses! Time is running out commence, je me revois au Paléo l’été passé...beau et chaud, un concert énorme!

Deux heures plus tard, la motivation n'est plus là, mais c'est fini!

Après ça, je mériterais bien un petit “bonus”. Et si je passais un moment en cuisine ? Motivé à cuisiner oui, mais quand même pas à sortir pour aller faire les courses, on fera avec les moyens du bord. J’ai toujours quelques fruits. Dans le frigo, un reste de jus de pomme ramené du marché et un peu de crème. Et dans une parfaite zen attitude, (malgré la musique qui l'est moins) je me lance dans la réalisation de ce petit dessert:

Pomme fondante et mousse légère au jasmin ou la Zen attitude pour se faire plaisir après un concert rock


------- Ingrédients (pour 2 pers.) -------

1 pomme (pas trop sucrée et un peu acide)

3dl de jus de pommes
1/2 bâton de vanille (graine)
1-2 sachet de thé au jasmin (selon la force)
20g de sucre

2dl de crème entière
Quelques pistaches (non salées, concassées)

---------- Préparation ----------

Dans une petite casserole, faire chauffer le jus de pomme avec le sucre, le thé au jasmin et la vanille. Éplucher la pomme, la couper en 4 et retirer le trognon. Faire cuire les quartiers dans le jus de pomme (doit recouvrir les pommes): fondantes mais encore entières! Retirer le sachet de thé lorsque que le sirop est assez parfumé à votre goût. Retirer les quartiers et laisser réduire pour obtenir un sirop (0.5dl, sirop assez épais), laisser refroidir.

Dans un siphon, ajouter la crème bien fraîche et ajouter 3-4 càs de sirop froid, mettre sous pression avec une cartouche de gaz et garder au frais jusqu’au moment de dresser. Mettre un peu de crème et 2 quartiers de pommes, un peu de sirop et parsemer de pistaches concassées. Elle n’est pas belle la vie ?

---------- Bon appétit ----------

Version imprimable pdf

Et ce week-end, petit tour en Alsace, Strasbourg pour être précis. Je vais peut être retrouver quelques petites fèves bleues !

dimanche, avril 06, 2008

Décidément, le bleu s’installe dans ma cuisine

Penne rigate, fusilli, tortiglioni, farfalle, spaghetti rigati, capellini, que de doux mots à mes oreilles. Une histoire qui commence au Vème millénaire avant JC dans la zone de la Chine, une mystérieuse légende qui raconte que Marco Polo a introduit les pâtes en Italie, que ferions-nous sans elles ? Ces délicieux penne cuits juste al dente avec ce pesto maison qui embaume toute la cuisine, ce joli plat de lasagnes convivial posé au milieu de la table ou encore ce gratin de pâte de notre enfance…

Un monde aux formes et textures variées. Et les sauces qui les accompagnent ! Toutes les pâtes avec toutes les sauces ? Ah non ! La sauce doit être adaptée à la forme des pâtes : Plus la sauce est liquide, plus la forme doit être capable de la retenir ! Et leur cuisson, hein ? Qui n’a jamais mangé des spaghettis beaucoup trop cuit et nageant dans le beurre ? Al dente, un mot qui peut paraitre si banal, mais qui fait toute la différence : traduit, cela donne : à la dent, sous-entendu « qui soit ferme sous la dent »… Un art !

Je pourrais en manger tous les jours, varier les formes et les accompagnements à l’infini. C’est aussi une des choses qui m’a le plus manqué pendant mon voyage en Asie. Les pâtes asiatiques sont différentes, souvent produites à partir de farine de riz. Quelle fut ma première recette en rentrant ? La préparation de ravioli maison pour un Kiki, c’est vous dire !

Tagliatelles au Bleu et noix de Pécan ou A bas les pâtes qui luisent dans le beurre !

------- Ingrédients (pour 2 pers.) -------

220g de tagliatelles sèches ou fait-maison

1dl de crème fraiche
40-50g de Gorgonzola
10-12 noix de pécan grillées
Sel et poivre
1/2 poire
2càs de miel

---------- Proposition /choix du vin ----------

Les pâtes et le vin, une véritable histoire d’amour. De préférence un rouge, laissez libre cours à votre imagination ou vos envies ! Un vin chilien, façon Bordeaux, mais des cépages locaux au doux nom de Sidéral d’Altaïr 2003. Avec ce vin, c’est la garantie d’avoir la tête dans les étoiles ;-) (Altaïr étant l’étoile la plus pure et la plus brillante de la constellation de l’Aigle).

Un vin puissant et équilibré composé de 70% de Cabernet Sauvignon, 10% de Merlot, le Cabernet Franc étant remplacé par 10% de Carménère et 10% de Syrah. Ces deux derniers donnant une belle couleur et arômes au vin. Une vraie réussite !

---------- Préparation ----------

Puisque cette recette est publiée dans la catégorie » vite fait bien fait », elle est très rapidement préparée avec des pâtes du commerce. Cependant, rien ne vous empêche de les préparer vous-même !

Cuire les pâtes al dente dans un grand volume d’eau salée. Pendant ce temps, peler une poire, découper en petits cubes et faire revenir dans une petite noix de beurre. Ajouter le miel et laisser caraméliser.

Dans une petite casserole, faire chauffer la crème, faire fondre le gorgonzola et ajouter les noix de pécan. Garder au chaud sans laisser bouillir ! Rectifier l’assaisonnement.

Egoutter les pâtes et mélanger les avec la sauce dans une grande casserole. Laissez-les s’imbiber pendant une minute et servir bien chaud. Ajouter quelques dès de poires sur le dessus et bon appétit !

---------- Bon appétit ----------

Version imprimable pdf

Les noix de pécan apportent un peu de croquant et se marient très bien avec le gorgonzola. La poire caramélisée amène un petit plus, on ne s’attendant pas à cette note sucrée ! Vous pouvez aussi simplement de pas les mettre si cela vous dérange et avoir une sauce au bleu plus traditionnel. Je préfère mélanger les pâtes avec la sauce et les laisser encore s’empeigner plutôt que de servir la sauce sur les pâtes, c’est plus homogène et les pâtes ont plus de goût.

mardi, avril 01, 2008

La p’tite pilule bleue n’a qu’à bien se tenir…

En partant à Strasbourg en décembre, j’étais loin de me douter que j’allais rentrer avec un trésor… Point de recette secrète de Bredele, de moule à kouglof ou de cigogne empaillée. Plutôt une fève mystérieuse trouvée sur un stand du marché de Noël. Un verre de vin chaud à la main, nous nous promenions à travers la foule quand soudain, un stand attira notre regard : au milieu de la rangée de cabanons en bois, un stand consacré aux épices…Des centaines d’épices de toutes les couleurs, toutes les formes et toutes les provenances. Imaginez un groupe de bloggers devant un tel étalage : on regarde, on sent, on goûte et regoûte.

J’entends Dorian dire à Marion : « …avec celle-ci, c’est presque meilleur, cela donne plus de goût… » Loukoum et Charline sont en train de faire des photos de ces plats aux 1001 couleurs. Clairechen et Soho discutent avec passion avec le vendeur sur la production de fève de cacao. « Et la fève de Seva, vous connaissez ? » nous lâche ce dernier…Marie me regarde et je hausse les épaules, j’ai dû aussi mal entendre, il doit parler de la fève Tonka. Non, non, rien à voir, la fève Tonka, je vous parle d’une fève beaucoup plus rare et secrète, la fève Seva…Tout le monde arrête de parler et regarde le marchand. Il sort une fève et nous la montre. « Impossible de vous en vendre, il ne m’en reste qu’une, mais je peux vous en faire parvenir un échantillon…sa culture est un peu complexe… » Pourquoi pas, les choses curieuses, ça nous intéresse…

Le temps passe et cette anecdote s’efface jusqu’au jour où je reçois une enveloppe avec une fève avec un petit mot : voici donc ta fève, bonne chance…

Je gratte un tout petit bout et sens….Et là, le rêve : Une odeur incomparable et inconnue, forte et puissante. Comment définir cette odeur ? Impossible, impossible de mettre des mots là-dessus. Un peu comme le pandan tant qu’on n’a pas goûté… Pas facile, que vais-je faire avec ? Sucré, salé, ce parfum irait bien dans les 2 cas…Et pourquoi pas avec de la vanille, pour renforcer si goût si particulier. Une masse blanche et une parfumée avec cette fève, qui a en plus un fort pouvoir colorant…Elle donne une superbe couleur bleue !

Cheesecake à la vanille ou une fève pour les garçons ;-)

------- Ingrédients (pour 1 moule 10cm diam) -------

150g de Shortbread
2càs de beurre fondu

200g de Philadelphia
20g de mascarpone
30g de sucre
1oeuf
1 gousse de vanille
¼ de fève Seva

---------- Préparation ----------

Vu que je n’ai reçu qu’une fève, j’ai fait un petit cheesecake dans un moule à charnière de 10cm de diamètre.

Mixer les biscuits au blender. Faire fondre le beurre et mélanger aux biscuits réduits en miettes.

Mettre un papier sulfurisé au fond du moule à charnière et tapisser le fond du moule avec le biscuit. Faire cuire à blanc au four préchauffé à 200°C pendant 3 min. Sortir du four et laisser refroidir.

Dans un bol, mélanger le Philadelphia, le mascarpone, le sucre, pour obtenir un appareil bien homogène. Ajouter l’œuf et bien mélanger. Séparer en 2 portions, parfumer l’une avec la vanille, l’autre avec la fève fraichement moulue. Remplir le moule avec la portion vanille, puis avec celle à la fève et marbrer avec une fourchette.

Faire cuire pendant 20-25 min au four à 180°C en veillant que cela ne brunisse pas trop vite. Si c'est le cas, baisser un tout petit peu la chaleur du four et couvrir de papier d'alu. Une fois cuit, éteindre le four et entre ouvrir la porte du four pour finir la cuisson. Cellophaner une fois froid et laisser reposer 24h au frigo.

---------- Bon appétit ----------

Dur d’attendre une nuit pour goûter à ce cheesecake. Mais cela en valait la chandelle, le résultat est au-delà de toutes mes espérances : la fève donne un arôme beurré, moelleux et presque chocolaté au cheesecake. Une puissance en bouche qui nous donne envie de prendre une autre bouchée ! Que c’est bon !!!