vendredi, février 29, 2008

La soupe, c’est nettement plus simple à manger...

Les marmottes hibernent (quand elles n’emballent pas des plaques de chocolat ;-), pourquoi ne fait-on pas pareil ? Imaginez la chose: Se faire une centaine de petits plats, tous plus beaux les uns que les autres pour emmagasiner de l’énergie, puis dodo pendant 4 mois... Au réveil, une taille svelte (et oui, car entre temps, on a évité les gueuletons sans fin des fêtes de fin d’année ;-)) et une énergie débordante pour 1001 activités...mais non, nous ne sommes pas des marmottes, nous n'hibernons pas. On subit cette période un peu tristounette, un peu de soleil, mais encore de la pluie, réveil de la nature, mais encore de la neige, des jours un peu plus longs, mais pas encore assez pour profiter pleinement d’une jolie soirée. Petit rhume, nez qui coule, il me faut un remontant pour sortir de cette grisaille! Qui dit remontant dit recette "de là-bas", l’autre bout du monde où il fait toujours chaud !

Un p'tit curry ? J’en mange souvent ces derniers temps, indiens ou thaïs. Le prochain sera un curry Biryani, mais je vous en reparlerai... Et pourquoi pas un potage, léger et épicé, accompagné d’un petit plus ? J’ai trouvé de la pâte à Wonton dans ma boutique asiatique, il ne me manquait plus qu’un prétexte pour m’en servir! Ah les wontons, que de bons souvenirs...

" Bankok, Siam Square, une petite faim. Un restaurant chinois, pas un seul Européen, nous entrons et commandons 2 potages avec des wontons. Une cuillère chinoise pour le bouillon et des baguettes pour le reste. Facile ? Pas si sûr, cela ne fait que 3 jours que je suis en Asie et c’est la seconde fois que je mange avec des baguettes...beaucoup, beaucoup de mal à saisir ces maudits wontons qui me narguent. Je suis tellement concentré que je ne vois pas que les gens autour de notre table rigolent en me voyant faire. Une serveuse a même tellement pitié qu’elle m’apporte une fourchette et un couteau...Non mais ! Exclu, j’y arriverai....J’y suis arrivé pour finir, mais il m’a fallu 30min pour manger une misérable soupe ;-)"

Bouillon au pak choi et wontons ou des baguettes pour un potage

------- Ingrédients (pour 2 pers.) -------

2 pak choi
8dl d’eau
1 bouillon de légumes
1 petit piment rouge épépiné et émincé
2cs de sauce soja

Feuille de pâte à wonton
Vos légumes préférés (maïs, carottes, shiitake, oignon, pois mange-tout,....)
gingembre

---------- Préparation ----------

Commencer par faire les wontons aux légumes. Faire une julienne avec les carottes, puis cuire le tout à la vapeur, al dente. Couper les pois mange-tout et les champignons chinois. Découper des petits carrés de pâte, répartir la farce au milieu. Badigeonner les bords d’eau avec un pinceau, refermer en pinçant bien la pâte pour les souder. Les faire cuire rapidement dans un grand volume d’eau bouillante salée, et les remuant avec une écumoire pour éviter qu’ils ne collent ensemble.

Pour le bouillon, faire chauffer l’eau, ajouter le bouillon de légumes et la sauce soja. Et faire cuire le pak choi coupé en petits morceaux. Ajouter le piment et laisser cuire 5min. Ajouter les wontons déjà cuits au dernier moment, pour les réchauffer.

---------- Bon appétit ----------

L’avantage, c’est qu’on trouve même des wontons déjà prêts. Il ne reste donc plus qu’à préparer le potage, 5 min chrono en main, ce qui en fait une recette à classer dans la rubrique vite fait, bien fait ! Dorian, tu en penses quoi ;-) ? C'est aussi vite fait, non ?

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Et pour les puristes ou pour les gens qui n'ont pas la chance de trouver de la pâte à wonton (n'est pas Ganesha ;-))

Pour env. 30 pièces:

250g de farine
1 pincée de sel
100ml d'eau
1 oeuf

Mélanger tous les ingrédient en faisant une fontaine avec la farine et le sel. Bien mélanger et pétrir (env. 10 min) jusqu'à l'obtention d'une pâte homogène. Faire 2 boules puis fariner le plan de travail et étaler en fine couche. Couper au couteau et garder dans un linge humide.

dimanche, février 24, 2008

Ce qui devait arriver arriva...

Je le fais ou je ne le fais pas ? Me dévoiler un peu plus, ça n'intéresse personne....et ils savent déjà tout de moi ;-) Un tag, peut être deux passe encore, mais sept... Je remercie Melalag, Fabienne, Véro de Cuisine Sauvage, Nathalie, Emilie, J_M_ et Esther, la reine des tartes d’avoir pensé à moi. Les règles étant connues, en avant pour 6 révélations à faire pâlir Closer (n’est-ce pas Cess ;-))

- Je siffle ou fredonne quasiment toute la journée. Qu’en pensent mes collègues ? On dirait que cela ne les dérange pas trop !

- J’adore sourire. Le mieux: sourire dans la rue et qu’un passant qui vous croise vous rende ce sourire, un bref instant de simplicité et de bonheur.

- Je vais souvent regarder quel sera mon prochain objectif: Plutôt un 24-300 stabilisé ou un 18-70 f2.8, telle est la question!

- Cela m’a fait “bizarre” de me voir ma tête et mes recettes dans un magazine de cuisine...

- J’ai besoin de mon espresso après le repas de midi, de préférence à la chocolaterie Villars

- Je n’aime pas me raser, je pique souvent ;-)

Il est temps de parler cuisine après ce grand déballage. Après avoir dégusté une boule pandan-coco extra terrible (et c’est peu dire), une autre surprise m’attendait. Charline m’a offert un autre cadeau: 2 bouteilles contenant un liquide aux reflex rouge orangé, avec quelques mots écrits à la main sur une étiquette au dos. Une version “normale”, une seconde notée “sucré”. Trop intense pour être du rosé, ce n’était pas du vin de raisin, mais un vin de fruit, de groseilles en l’occurrence. Du vin produit par son grand-père! Quelle chance de goûter à un pareil nectar! Du vin de raisinets...Petite parenthèse, savez-vous qu’ici en Suisse, nous appelons les groseilles raisinets ? La groseille désignant habituellement la groseille à maquereau. Vous suivez ;-) ?

Bouteilles au frais, il ne fallut pas long pour que ma curiosité l’emporte. Un verre bien propre, une belle rasade et place aux choses sérieuses. J’approche le verre pour le humer et je me retrouve instantanément dans un jardin, une vingtaine d’années plus tôt. Haut comme trois pommes en train de goûter ces petits fruits rouges qui piquent un peu! Des séances d'éraflage où l'on sortait avec les mains et la bouche toute rouges, des souvenirs de sirops préparés par ma grand mère refont surface... Un moment très agréable!

N’ayant jamais bu de vin de fruit, je suis allé voir sur internet comment cela se faisait: Des fruits, du sucre, de l’eau et surtout du temps entre les différentes étapes puisqu’il faut environ 4 mois pour préparer ce vin...Il faut donc l’apprécier!

Et pour accompagner ce doux nectar? Quelque chose de simple... En effet, une préparation simple mais savoureuse met en valeur les qualités d’un vin, au lieu d’établir une relation de force entre le plat et le vin. Un nez puissant de fruit, une légère acidité et une rondeur liée au sucre, un dessert ferait un compagnon idéal! Des fruits, une pointe d’exotisme...et pourquoi pas une tatin! Son odeur qui emplit la cuisine au sortir du four, des fruits juteux et fondant avec cet étonnant invité !

Tarte Tatin aux pommes et poires ou Explosion de fruits, bilan une victime!

------- Ingrédients (pour moule 18cm) -------

200g de farine tamisée
30g de sucre
30g de beurre
30ml d’eau
1 gousse de vanille


Pour le caramel:
100g de sucre
50ml de Cointreau
50ml d’eau
1càc de gingembre râpé


Pour la garniture:
4 poires Louise-bonne
3 pommes

---------- Préparation ----------

Dans un bol, mélanger la farine, le sucre et le beurre ramolli. Ajouter les graines de vanille puis l’eau, travailler pour obtenir une pâte bien lisse et souple. La garder 30min au frigo.

Une étape importante, le caramel. Il se fait normalement directement dans le moule, sur une plaque à gaz...N’étant pas équipé, j’emploie une autre méthode. Mettre tous les ingrédients dans une casserole (en cuivre si possible, ça va plus vite) et chauffer sans trop remuer jusqu’à ce que le sucre soit bien dissout dans le liquide. Quand le mélange commencer à faire des bulles, transférer à ce moment le caramel dans votre plaque et enfourner à 200°C. Laisser cuire pour obtenir un caramel assez épais mais pas trop foncé. Sortir la plaque du four.

Peler, et couper en quartier les pommes et les poires. Les placer sur le caramel, face bombée vers le bas (vu que cela sera dessus une fois la tarte retournée). Etendre la pâte (en la pliant en 4) et couvrir les fruits avec, en enfonçant bien la pâte dans les bords pour obtenir de jolis bords bien caramélisés. Faire une petite croix au coteau au centre pour éviter que la pâte gonfle.

Cuire au milieu du four pendant 20-30min selon le four. Sortir du four et laisser refroidir 2-3 min. Il faut la retourner encore chaude, cela évitera que tout colle au fond. Mettre une assiette sur le moule, puis retourner délicatement, la tarte devant se démouler assez facilement. Tapoter un peu au besoin. La servir encore tiède, c’est encore meilleur!

---------- Bon appétit ----------

Le choix des fruits est aussi important: La poire William a plus de goût mais rend beaucoup plus d’eau. Ce qui n’est pas très pratique pour avoir un joli caramel et les fruits “collent” moins à la pâte.

La cuisine sentait merveilleusement bon après la préparation de cette tatin. Servie encore tiède avec une tombée de cannelle et quelques pistaches, elle accompagna à merveille ce vin de groseille! J’aurais encore ajouté une boule de glace au chocolat blanc pour le contraste, mais quelqu’un avait fini le bac ;-)

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Le vin frais, la tatin tiède, une explosion de fruit en bouche, il n’en fallait pas plus pour déguster ces 2 choses! Merci Charline de m’avoir fait goûter ce vin. Un produit qu’on garde le plus longtemps possible en se disant qu’après, il n’y en a plus. Ce qui devait arriver arriva, j’ai fini la seconde bouteille hier soir en écrivant ce billet...

lundi, février 18, 2008

Petite histoire de vin, pour vous mesdames !

Durant mes différentes balades en Valais, j’ai découvert des vignobles, des vins, mais surtout des gens qui aiment ce qu’ils font. Des passionnés, qui parlent de leurs produits avec le cœur et qui transmettent plus que de simples mots à propos d’une bouteille. Ces échanges, ces conseils et ces moment valent de l’or ! J’ai eu la chance de faire la connaissance d’un couple de vignerons. Un mail échangé à propos d’un vin un peu spécial, quelques mots échangés à Vinéa, toujours le même sourire et la même passion.

Bertrand et Monique Caloz - Evéquoz sont propriétaires de la Colline de Daval à Sierre. Un domaine qui produit des vins de très grande qualité et quelques spécialités que j’apprécie énormément. Comme je suis curieux, j’ai posé quelques questions à Monique qui est œnologue. Quelle chance d’avoir le point de vue d’une professionnelle dans ce monde assez masculin.

On entend souvent : Le vin rouge pour les hommes, le blanc pour les femmes, qu’en penses-tu ?

Monique: "Oui et non, les blancs sont plus faciles à boire, car ils ne contiennent pas de tanins ! Par expérience, les dames qui connaissent un peu le monde du vin apprécient tout au temps le blanc que le rouge, ceci dépendant du moment. En général, elles aiment les vins qui ont du corps, c'est-à-dire une concentration en arômes typique du cépage, un terroir et une harmonie alcool / acidité. Les femmes qui boivent du vin occasionnellement ou sans trop l'apprécier se tournent plutôt vers des blancs, aromatiques, avec une douceur plus ou moins élevée.

Pour ma part, je trouve que chaque vin a sa place en gastronomie ! Ma préférence va vers des vins avec une certaine structure et de beaux tanins pour les rouges, l'âge du vin étant aussi important pour le choix".

Quels sont tes cépages favoris ?

"Difficile !!! La Chamosarde que je suis adore le (apéritif, entrée, fromage) mais beaucoup d'autres blancs (Johannisberg Petite Arvine, Païen, Humagne Blanche...). En rouges, la Syrah, le Gamaret et le Merlot sont mes préférés".

Pourquoi les femmes sont-elles plus attirées par les vins doux ?

"Les femmes aiment la douceur, on parle souvent de vin de dames. Et pourtant, les hommes les apprécient beaucoup, voir même plus ! Quand ces messieurs viennent en acheter, ils disent : "j'achète ce vin pour ma femme". Résultat, elles ont peu ou pas beaucoup bu de ce nectar !

Personnellement, j'apprécie les vins secs. Une vendange tardive, oui, avec un foie gras. J’ai un faible pour l’association vin doux et fromage bleu (contraste) ou avec un dessert au chocolat noir".

Quels sont tes meilleurs souvenirs liés au vin ?

"- Pour mes 20 ans, un Ermitage de Chamoson offert par mon papa.

- Pour mes 40, un Johannisberg mi-flétri de Sion offert par un ami œnologue. Les deux vins de mon année de naissance, fantastique !!! Lorsque l'on déguste de vieux vins, on doit l'apprécier par rapport à son âge et ne pas chercher des arômes de jeunesse. Le vin vit, évolue tout comme nous...

- Après l'école d'œnologie, mon travail pendant 3 ans à la cave expérimentale de Changins. Je m'occupais des nouveaux essais de croisements de cépages. Je trouvais excellent le croisement du Chasselas et du Chardonnay, qui a donné naissance au Charmont. Le Dr Jaquinet, créateur de ces croisements, m'a autorisé à en planter dans le domaine de mes parents à titre d'essai. Quelques années après il a été homologué !"

Et le mariage parfait ?

"Je me souviens d'un accord lors d'une dégustation de vins, de fromages et de pains, un mariage étonnant, extraordinaire qui fait ressortir la typicité aromatique du vin et la saveur du fromage. Il s'agissait d'un Muscat et d'un chèvre assez jeune. Je l'ai aussi testé avec un chèvre chaud sur du pain, super ! Je sers volontiers un Gamaret avec de l'agneau, je trouve que cela fait ressortir des arômes sauvages. Un Diolinoir avec des pruneaux au lard chaud, le vin ayant des arômes de cerise noire, pruneau et myrtille".

Et si ce n’est pas suffisant pour vous convaincre, demandez à Véro, Soho, Pauline, Charline, Dorian ou à Guillemette s’ils ne sont pas du même avis-;-) À chaque fois, une bouteille du domaine !

Je vous proposerais bien un verre de ce merveilleux Muscat floral et fruité, ou préférez-vous peut-être goûter ce Cornalin, puissant et envoutant ? Et vous finirez bien avec un petit verre de Divinus madame ;-) ?

Pour conclure ce billet, quelques mots sur ce vin un peu spécial, qui m’a fait découvrir ce domaine. Ce fameux Divinus, un vin coup de cœur. Différents cépages, selon l’année, leur envie. Un Merlot (sur la photo, Divinus 1999), du Chardonnay ou encore un blanc de Pinot noir flétri, une chose est sûre, toujours une réussite pour ce vin très personnel !

1001 mercis pour ces réponses et merci pour tout le reste ;-)

Colline de Daval
Bertrand et Monique Caloz – Evéquoz

3960 Sierre

www.collinededaval.ch
info@collinededaval.ch

Envie de quelques informations supplémentaires sont les cépages cités dans ce billet? C'est par ici!

mardi, février 12, 2008

Une journée à pimenter...

Jeudi, jour pas comme les autres puisque c'est la St-Valentin. Je ne vais pas vous raconter l’origine de cette “fête”, ni débattre de la signification de ce jour, d’autres le font bien mieux que moi. Je souhaite juste vous proposer une recette qui conviendrait parfaitement pour un repas en tête à tête. Un peu d’exotisme pour changer du quotidien, une pointe de piquant pour relever le tout mais aussi de la douceur. Je me suis tourné vers une cuisine que je connais peu mais qui me tente toujours, la cuisine indienne. Parfumée et épicée à souhait, j’aime ces couleurs et ces arômes.

Lorsque que l’on pense à la cuisine indienne, on pense au curry. Un mot courrant que l’on emploie assez souvent sans vraiment savoir ce qui se cache derrière ce terme. Le curry (ou cari) est une préparation d'épices, qui varient selon l’endroit où il est préparé. On y retrouve des épices comme le gingembre, l’ail, la cardamome, le curcuma, la cannelle, le fenouil, le clou de girofle ou du piment comme base. Il peut être préparé sous forme de poudre ou de pâte (plutôt du côté de la Thaïlande). Le mot curry provient du mot tamoul kari signifiant «ragoût», «plat mijoté».

Le cadre étant planté, il ne me restait plus qu’à choisir parmi une multitude de currys possibles. Des épices pour l’exotisme, un peu de piment pour le piquant, et de la coco et de l’amande pour la douceur, ce sont les ingrédients principaux de ce plat qui n’est rien d’autre qu’un

Curry de poulet Korma ou quand Cupidon s’égare sur la route des Indes

------- Ingrédients (pour un tête à tête) -------
2 filets de poulet

3 càs d’amandes effilées, grillées
1 petit oignon, finement haché
1/2 gousse d’ail, finement haché et frit
1 petit morceau de gingembre, râpé
1càs de coco râpée
1dl de lait de coco
3 càs de pâte de curry indienne (ou 2càs de garam massala si vous préférez)
2 càs de crème acidulée

Riz basmati
3 feuilles de laurier
Bouillon de légumes

---------- Proposition /choix du vin ----------

Un curry très parfumé, peu piquant, le choix du vin est un peu plus large qu’avec un curry très fort. Si vous êtes plutôt vins blancs, je vous proposerais un vin assez rond style Johannisberg, avec un petit sucre résiduel qui se mariera très bien avec les amandes et le lait de coco. Un bon champagne pour surprendre votre Valentin(e). Si vous trouvez plus facilement un blanc de Bordeaux, un blanc de Graves ou de Pauillac sera parfait.

Côté rouge, un jeune merlot tessinois, aromatique et très fruité par exemple ou un agréable Rioja comme ce Cune Imperial Reserva 2000. Un vin intense mais équilibré qui ferait des merveilles sur un tel plat!

---------- Préparation ----------

Couper les filets en cubes, ajouter l’ail, le gingembre, la coco râpée et la pâte de curry au poulet et laisser mariner au frais pendant une heure. Faire chauffer un peu d’huile dans une poêle, y faire revenir l’oignon et ajouter la viande avec la marinade. Laisser cuire puis déglacer avec le lait de coco. Ajouter 2 càs d’amande et laisser réduire. Au dernier moment, ajouter la crème acidulée et mélanger. Ne pas chauffer trop fort et servir.


Cuire le riz pendant une vingtaine de minutes dans un grand volume d’eau bouillante, avec le laurier et le bouillon de légumes. égoutter et rincer brièvement avec de l’eau chaude, réserver.

Il ne vous reste plus qu’à décorer avec le reste d’amandes grillées et un peu de coriandre fraîche si vous en avez sous la main.

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---------- Bon appétit ----------

Envie d’une suggestion de menu complet?: je commencerai avec un petit tartare de thon à l’huile de pistache, frais et léger, et un fondant au chocolat au coeur fondant, tout comme le votre ;-) Bonne St-Valentin!

mercredi, février 06, 2008

Et au fond du caquelon, une surprise m’attendait...

Une envie de partager avec vous une recette typique de ma région, des températures hivernales, il est grand temps de ressortir mon caquelon à fondue ! Elle peut être bourguignonne, chinoise, Bacchus, aux tomates, au champagne ou à la bière et même au chocolat, il existe des dizaines de façons de la préparer.

Place à deux fondues aux fromages, la célèbre fondue moitié-moitié fribourgeoise et la fondue au Vacherin. Tout le monde (croit) connaît le Gruyère. Certains diront que c’est un fromage commun, banal, peu parfumé et parfois un peu chewing-gum...Cette personne n’est jamais venue en déguster à Gruyère même, dans une cave d’affinage... Mais savez-vous que Gruyère est un district du canton de Fribourg située au pied des pré-Alpes. On le voit aussi souvent présenté comme un fromage “à trous”, pure hérésie pour ce fromage à pâte pressée cuite ! Il a obtenu une A.O.C depuis 2001 en Suisse, mais peut être produit dans d’autres régions...longues polémiques...

Le Vacherin fribourgeois est, quant à lui, un fromage à pâte molle à croûte lavée. Aucune parenté avec le Vacherin Mont d’Or, produit dans le Jura ou en France voisine dans le Haut-Doubs ou la Franche-Comté, un autre fromage que j'apprécie énormément. Le vacherin fribourgeois est un fromage de caractère, au goût puissant qui a obtenu son A.O.C en 2005.

Fondue moitié-moitié ou vacherin ou Que c’est bon de sortir son caquelon

------- Ingrédients (pour 4 pers.) -------

Fondue moitié-moitié
Compter 200g de fromages par portions, soit 400g de Gruyère(de préférence du salé) et 400g de Vacherin fribourgeois
15g de fécule de maïs
3dl de vin blanc
1 gousse d’ail
Poivre du moulin
Ev. du kirsch


Fondue Vacherin
800g-1kg de mélange de plusieurs Vacherins
2-3 dl d’eau
Poivre


---------- Proposition /choix du vin ----------

Fondue et vin, une longue histoire d’amour. Pour certains vous diront, il est inconcevable de manger de la fondue avec autre chose qu’un Chasselas, pour d’autres, il n’y a pas vraiment de règle. Un bon Chasselas de la côte vaudoise, minéral et légèrement piquant (présence de gaz carbonique) ou un Fendant de Chamoson (même cépage). Des vins blancs comme un Pinot gris ou une petite Arvine peuvent aussi très bien accompagner ces mets.
Le champagne peut remplacé le vin blanc dans la fondue, pourquoi ne pas finir la bouteille en la mangeant ? La bière blonde (style Duvel ou bière d’abbaye) donne un peu plus de légèreté à la fondue, on peut aussi en boire avec... J’ai aussi bu de jeunes Pinots noirs fruités à souhait sur de très bonnes fondues, le mariage, bien qu’étonnant, fut très agréable.

---------- Préparation ----------
Pour la fondue moitié-moitié: Frotter le caquelon avec une gousse d’ail, puis la laisser entière ou hachée (ou ne pas la mettre selon vos goûts).

Râper le Gruyère et le Vacherin. Faire chauffer le vin dans le caquelon, y dissoudre la maïzena puis ajouter le Gruyère, le Vacherin en remuant constamment sur petit feu.

Une légende veut qu’on brasse toujours la fondue en 8 ou dans le sens des aiguilles d’une montre...je ne sais pas d’où cela vient ,mais une chose est sûre, il faut la brasser gentiment et régulièrement. La température ne doit pas être trop chaude au risque de voir la fondue se séparer. La quantité de vin est aussi une affaire de goût: 3dl et vous aurez une fondue crémeuse et épaisse, rien de ne vous empêche d’en mettre un peu plus.

Même chose pour le Kirsch, on peut l’incorporer directement à la fondue, ou le garder à côté et tremper le morceau de pain dedans...à vous de voir! Poivrer et la garder au chaud sur un réchaud à alcool. La fondue ne doit jamais bouillir, mais doit rester bien chaude. On la mange généralement avec du pain, mais on peut aussi y tremper des morceaux de pomme de terre.

Pour la fondue vacherin: La qualité du fromage est essentielle, il est préférable d’avoir un mélange de jeunes et vieux Vacherins, pour la texture et pour le goût.

Autre point primordial, la température: elle doit être la plus douce possible, sinon c’est la catastrophe: Le “gras” sort et c’est impossible de récupérer la fondue. Faire chauffer l’eau (et non pas du vin blanc !!!) dans le caquelon, baisser le feu et y ajouter le vacherin. Le faire fondre très gentiment en remuant constamment.

Poivrer et la garder au chaud sur un réchaud à bougie (surtout pas à alcool, c’est trop chaud). La fondue doit être tiède et crémeuse. À nouveau, on la mange soit avec du pain, soit avec des pommes de terre.

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Petit cours de chimie bonus: Encore une petite astuce: On peu ajouter une pointe de couteau de bicarbonate de soude pour rendre la fondue moitié-moitié plus crémeuse et plus facile à digérer. Le bicarbonate de soude n’est rien d’autre que de l’hydrogénocarbonate de sodium, NaHCO3. À 60°C il se décompose en carbonate de sodium, eau et dioxyde de carbone : 2 NaHCO3 => Na2CO3 + H2O + CO2. Le CO2 étant la source de légèreté ;-) Le même bicarbonate qu’on trouve dans la levure chimique (qui contient encore d’autres composés, n’allez donc pas mettre de la levure dans votre fondue ;-))!

Et pour conclure, une petite coupe de sirop de sureau pour célébrer la venue de ce nouveau magazine, Cuisine P@ssion...mais qui n'en a pas entendu parler ;-) ?