vendredi, novembre 30, 2007

Il fallait bien comparer, je me suis dévoué!

Décembre, un mois qui parait tellement loin en début d’année, mais qui arrive à une vitesse surprenante ces jours. 1001 choses à faire, terminer ou préparer, il faudrait presque pouvoir se démultiplier pour arriver à tout faire. Idées cadeaux, recettes pour le réveillon, projets de vacances...

Pour se détendre avant toutes ces préparations, je vous propose une recette inspirée par un des livres que j’ai reçus dernièrement : Plaisirs sucrés de Pierre Hermé (ça me dit quelque chose ce nom… -). Un livre au format inhabituel (tout petit), illustré par de superbes photos de B. Winkelmann. Ah, et autant vous le dire, il faut avoir de bons yeux, le texte est écrit, en (très) petits caractères. Amis porteurs de lunettes ;-) Les conditions lors de mon choix ? Facile, rapide, sans besoin de faire de courses et réconfortant tant qu’à faire !

Après avoir feuilleté ce livre, la recette choisie fut celle-ci : Mousse au chocolat au lait, citron et gingembre….. Encore une mousse ? Et bien oui (c’est quand même mon blog ;-)) et je suis sûr que vous ne direz pas non après l’avoir lue ! J’ai fait encore dernièrement cette mousse sans œuf et ultra simple, cela m’intéressait de la « conforter » à une mousse plus traditionnelle.

Mousse au chocolat noir, fève tonka et noisette ou quand je détourne une recette d’un grand chocoholic (Pierre si tu me lis ;-)

------- Ingrédients (pour 4 pers.) -------

4cl de crème
½ fève tonka
10aine de noisettes grillées et concassées
160g de chocolat noir
20g de beurre
3 blancs d’œuf
2 jaunes d’œuf
10g de sucre roux

---------- Proposition /choix du vin ----------

Je verrais très bien un Porto millésimé la dessus..mais je vous en reparle très vite. David, un lecteur la tête dans les bulles ;-) m'a proposé un champagne millésimé pour accompagner mes tartelettes au chocolat et caramel salé. Moins de compétition entre le sucre du dessert et celui d'un vin surmaturé. J'ai suivi son conseil et je ne fut pas déçu. Pourquoi ne pas tenter ça ici ?

---------- Préparation ----------

Concasser le chocolat en petits morceaux et le faire fondre doucement au bain-marie. Incorporer le beurre coupé en petits dés. Dans une petite casserole, faire chauffer la crème avec la fève tonka râpée. Une fois le chocolat fondu, ajouter la crème chaude et bien mélanger, le tout devant être homogène. Laisser tiédir.

Monter les blancs d’œuf en neige. Ajouter le sucre et bien fouetter. Juste avant d’arrêter de battre, ajouter les 2 jaunes et fouetter pour bien les mélanger.

Ajouter ¼ des œufs au chocolat et mélanger énergiquement au fouet. Ajouter le restant et les noisettes concassées en mélangeant délicatement cette fois pour incorporer les blancs au mélange. Répartir dans 4 récipients et entreposer au frigo pour une bonne heure.

---------- Bon appétit ----------

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Il ne reste plus qu’à vous régaler ! La mousse est un peu plus compacte qu’avec la recette précédente, mais aussi plus onctueuse et « complexe ». C’est très agréable et réconfortant en tout cas ;-) Les noisettes amène un joli craquant.

Il faut utiliser des œufs frais car il n’y a pas de cuisson, cela vous évitera quelques petits problèmes ! Et comme le dit si bien Pierre Hermé, "le chocolat au lait ne souffre pas la médiocrité". Il en va de même pour le chocolat noir, mieux vaut prendre un (très) bon chocolat noir.

Peu de photos car...peu de lumière....mon blog devrait hiberner ;-)

lundi, novembre 26, 2007

Revenir aux choses simples!

Des goûts et des couleurs dirait Alex, nous avons toutes et tous nos préférences. Que ce soit en musique, cinéma ou cuisine, il y a des “incontournables ”. On y revient toujours d’une manière ou d’une autre, ils sont là, au milieu de tout le reste.

Question nourriture, j’adore le chocolat sous toutes ces formes, le fromage et ses nombreuses variétés (avec une petite préférence pour les fromages “qui puent”). Côté viandes et poissons, je suis un peu plus pénible. Les légumes et les fruits, de tout bien sûr, avec quelques préférences, mais sans plus.
L’aliment que je consomme le plus est sans nul doute les pâtes...Spaghetti, penne, fusilli, cannelloni toutes ces variétés qui peuplent mes armoires. Impossible d’imaginer un seul instant vivre sans...impossible! Un plat rapide et délicieux, déclinable à l’infini: Nature avec une tombée d’huile d’olive et un bon parmesan, un pesto maison au basilic et pignon ou encore une sauce aux truffes noires.

C’est aussi un plat convivial, à partager entre amis, sans chichis ni prétention. Des pâtes fraîches ou de bonne qualité, cuites à la perfection (al dente of course), une sauce sympa, une tombée de parmesan fraîchement râpé, le tout accompagné d’une bonne bouteille de vin rouge ! La casserole est simplement posée sur la table et chacun tend son assiette, la convivialité même! Mais attention, rien à voir avec les pâtes de la cantine, luisantes de beurre et souvent trop cuite, non, juste des pâtes bien cuisinées. C’est dans cette optique que cette recette a vu le jour:

Mafaldines, sauce au boeuf piquant ou une mer de vaguelettes en sauce tout simplement

------- Ingrédients (pour 2 pers.) -------

150-200g de pâtes à sec mafaldines
200g de filet de boeuf (ou autre)
1/2 gousse d’ail finement hachée
1/2 échalote finement hachée
10 petites tomates cherry
1 petit piment thaï épépiné
1dl de vin rouge (Barolo)
Romarin
Crème
Parmesan
Sel et poivre


Les mafaldines ressemblent aux vaguelettes de dentelle qui ornaient autrefois les robes des reines. Leur nom, qui semble sorti tout droit d'un conte de fées, désigne des pâtes vraiment royales puisque les Mafaldine furent dédiées à la Princesse Mafalda de Savoie par les Napolitains (Source: Barilla, car j’ai utilisé cette marque)

---------- Proposition /choix du vin ----------

Plat simple et un peu piquant, j’ai choisi un Barolo 1999 pour accompagner ce plat de pâte. Le barolo est un vin italien du Piémont. C’est un vin issu d’un seul cépage, le nebbiolo.
De manière générale, le Barolo a une robe grenat intense avec de légers reflets orangés (ce qui fait sa spécificité). Un nez floral, fruité (fruits mûrs) et épicé qui se transforme avec les années en bouquet plus complexe de tabac et de cuir. 1999 fut une merveilleuse année pour cette région qui produisit de très beaux vins! Une aération assez longue (ouverture 2 bonnes heures avant le repas), ce vin fut un merveilleux compagnon pour ce repas!

---------- Préparation ----------

Couper le filet de boeuf en petits cubes. Dans un bol, mélanger le boeuf avec une c. à café d’huile, le piment finement haché et un brin de romarin. Laisser “mariner” au frigo une bonne heure.

Faire chauffe un peu d’huile dans une poêle, y faire revenir l’ail et l'échalote jusqu’à coloration. Retirer de la poêle et y faire revenir brièvement le boeuf (sans rajouter d’huile car il a mariné dedans. Ajouter le piment avec la viande). Déglacer avec le vin rouge, remettre l’ail et l’échalote ainsi que les tomates. Laisser cuire sur feux doux pour faire réduire le vin. Corriger l'assaisonnement et ajouter un peu de crème au dernier moment.

Faire cuire les pâtes dans un grand volume d’eau salée (al dente, selon ce qui est indiqué sur l’emballage). Égoutter et remettre dans la casserole. Mélanger la sauce aux pâtes. Servir immédiatement avec quelques copeaux de parmesan et quelques brins de romarin.

---------- Bon appétit ----------

Elle n’est pas belle la vie? Il ne reste plus qu’à s’embarquer dans de longues discussions et refaire le monde ;-)

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Mon prochain billet? Je vous parlerai peut-être de cigares, accompagnant à merveille un foie gras! À moins que cela ne soit plus un petit plaisir sucré de Pierre Hermé qui sait. Et pourquoi pas un "Mum's coq au vin" ? Si je peux vous parler de tout ça, c'est grâce à une bloggeuse que j'apprécie tout particulièrement et pour sa générosité! 1001 MERCIS Fabienne!

mardi, novembre 20, 2007

Chocolat, ça rime avec Canada!

J'ouvre un oeil, mon réveil indique 8h12. Une petite voix me dit de vite le refermer, nous sommes dimanche, il n'y a pas de raison de se lever si tôt. Mais non, grosse journée en perspective, beaucoup de choses m’attendent ainsi que quelques recettes à faire et tester. Après un café bien séré, les doigts dans la farine, je me dis quand même que je suis un peu bête, se lever pour faire une recette....et puis zut! Il n’y a pas de raison, surtout que le résultat en vaut sûrement la peine.

Le chocoholic que je suis n’a pas pu résister à l’appel du chocolat, il fallait que je fasse un dessert chocolaté. Une mousse? Déjà fait dernièrement... Une glace? Il fait un peu frais..Et pourquoi pas une tartelette (pour changer) ? Mais cette fois, pas de chocolat outrageusement dégoulinant... Je vois bien une petite tartelette avec une pâte sablée, croquante à souhait. Quant à la ganache, j’ai gardé une recette dans un coin de ma tête en me disant: “Celle-ci, il faut absolument que je l’essaie une fois!” C’est chez Loukoum°°° que je l’avais lue. Un billet regorgeant de recettes dont celle-ci, au nom plus qu’évocateur: Tarte suicidaire au chocolat et caramel à la fleur de sel de Veronica. Rien que le titre, mes papilles frémissaient déjà.

Petites modifications apportées à la recette de base, cette merveille sera réalisée en tartelettes individuelles, avec une pâte sablée à la fève tonka. Pas de changement côté caramel qui a l’air terrible mais petite variation pour la ganache: l’utilisation d’une liqueur un peu spéciale... Le tout donnant

Tartelettes au caramel salé et liqueur de sirop d’érable ou quand Chocolat rime avec Canada

------- Ingrédients (pour 8 moules de 7cm de diamètre) -------

Pour la pâte sablée
50g de sucre semoule
60g de beurre ramolli (pommade)
½ fève tonka
½ œuf (casser l'oeuf dans une tasse, bien le battre et en prendre la moitié)
125g de farine
pointe de sel

Pour le caramel salé

20g de sirop de glucose
140g de sucre roux
75 ml de crème
½ cc de fleur de sel
15g de beurre

Pour la ganache au chocolat
100g de chocolat noir 70%
2cs de sortilège( voir après)
100ml de crème
25g de beurre


---------- Proposition /choix du vin ----------

Cette fois, je vous conseille de déguster ces tartelettes avec un alcool un peu spécial, du Sortilège. Il s’agit en fait d’une liqueur québécoise à base de sirop d’érable et de whisky canadien. Ce dernier se différencie de son coussin plus connu par le fait qu’il était produit principalement à base de seigle (et non pas de malt), d’ou sons nom, rye whisky. Couleur d’or, un nez agréable de sirop d’érable, cette liqueur est vraiment divine. Son nom n’est pas anodin, je suis tombé sous son charme instantanément! Il ne reste plus qu’à vous en procurer ;-) Et toi Ninnie, as-tu déjà goûté à cette merveille ?

---------- Préparation ----------

Commencer par faire la pâte sablée. Dans un bol, mélanger le sucre et la farine, la pointe de sel ainsi que la fève tonka râpée. Ajouter le beurre coupé en petits dès et mélanger le tout du bout des doigts, sans trop chauffer le beurre. Une fois qu’on obtient une consistance de sable, ajouter l’œuf bien mélanger et faire une boule.

Entreposer 30min au frigo pour la laisser durcir un peu. Etaler la pâte sur le plan de travail légèrement fariné puis découper des cercles avec un emporte-pièce plus grand, pour pouvoir foncer les moules avec. Couper l’excédent et piquer le fond à la fourchette. Cuire à blanc (en remplissant de poids alimentaires ou autre) à 200°C pendant environ 10min, les bords doivent
légèrement brunir. Sortir du four et laisser refroidir.

Pour le caramel, rien de compliqué si ce n’est de trouver du sirop de glucose. Faire chauffer le sirop de glucose dans une petite casserole. Ajouter le sucre gentiment et laisser caraméliser (sans le faire brûler). Dans une autre casserole, faire chauffe la crème avec le sel. Incorporer petit à petit la crème chaude sur caramel en remuant. Remettre sur feu doux pour avoir un caramel sans grumeaux. Ajouter le beurre hors feu et réserver.

Et pour finir, la ganache au chocolat. Faire fondre le chocolat coupé en morceaux au bain-marie.
Ajoute la crème, bien mélanger et ajouter la liqueur de sirop d’érable. Finir avec le beurre. La ganache doit être bien lisse, brillante et homogène.

Une fois que tout est prêt, étaler le caramel au fond des tartelettes (au besoin, chauffer légèrement pour le rendre plus malléable) Recouvrir de ganache au chocolat, lisser et mettre au frais pour quelques heures. Sortir une dizaine de minutes avant le service.

---------- Bon appétit ----------

Résultat des courses, Loukoum°°° ne mentait pas avec son titre, une vraie bombe. Une pâte fine et croquante, légèrement parfumée à la fève tonka, un caramel croquant salé et une ganache épaisse et crémeuse d’une onctuosité alarmante, avec une note de sirop d’érable....terrible, il n’y a pas d’autre mot!

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Si vous n’avez pas de Sortilège (ce qui va être bientôt mon cas car la bouteille diminue :-( ), rien ne vous empêche d’utiliser juste du sirop d’érable, voir même du miel (ce qui est proposé dans la recette de base).

jeudi, novembre 15, 2007

"Tendre une perche"... je la fais revenir dans du beurre...

Vous l’aurez peut-être remarqué, je ne suis pas un grand fan de poisson. Il a y a bien LA recette du filet de rouget ou un filet de truite, une goutte d’eau parmi toutes ces recettes. A chaque règle son exception, le thon déroge largement à cette règle. Le thon en boite qui baigne dans son huile? Non merci, par contre le filet de thon rouge frais, ah oui! En tartare, avec des pâtes, en duo , en chaud froid, enfin bref, sous plusieurs formes!

Je ne déteste pas le poisson, mais je ne suis jamais tombé sous son charme. Le pire, ces filets tout élastiques et qui sentent bien “la vase”. Sûrement de médiocre qualité ou d’une fraîcheur discutable, toujours est-il que je ne cours pas après. Étant curieux par nature, j'aime quand même goûter et découvrir des saveurs et des goûts. Petite préférence pour les poissons de lac et surtout pour les perches et ses fameux filets.

Le filet de perche, ce n’est pas un simple poisson, c'est une "histoire": Petit, nous allions manger dans un restaurant situé au bord du lac de Morat. Au menu, filets de perche meunières ou frits, avec accompagnement à choix: pour un petit garçon, plutôt pomme de terre vapeur ou frites? Vous êtes bien sûrs? Pas dur comme question, c’était avec des frites et beaucoup de sauce tartare !

Mais le filet de perche, ce n’est pas de la volaille, c’est dangereux! Qui n’a jamais entendu parlé d’un grand-oncle lointain qui s’est planté un jour une arrête dans la gorge et qui failli y passer ce jour-là? Non, on ne vous a jamais dit de manger des pommes de terres avec le poisson, pour “enrober” les quelques vilaines arrêtes qui pourraient rester ? Et bien moi si, c’est pour cela que je ne mangeais pas toutes les frites d’un coup, mais petit à petit avec mon poisson. Comme quoi parfois ;-). Pour vaincre ma peur, rien de tel que d’affronter mes démons avec cette recette


Filets de perches du bout du monde ou même pas peur d’abord, même avec des arrêtes!

------- Ingrédients (pour 2 pers.) -------

10aine de filets de perches du lac
Lait
Gingembre
2 petits piments thaïs, épépinés et finement ciselés
Sel et poivre
Farine

Riz basmati
2 capsules de cardamome

1/2 poivron rouge, 1/2 poivron jaune
1 petite échalote finement émincée
Option: Coing à l’aigre doux


---------- Proposition /choix du vin ----------

Qui dit poisson ne dit pas forcément vin blanc, mais pour cette fois je resterais dans quelque chose de classique. Un Chardonnay vieilli en fut de chêne, avec sa légère touche vanillée fera parfaitement l’affaire sur ce plat épicé, mais pas très piquant. J’ai en tête un Chardonnay 1998 de Cartridge & Brown, USA, une perle. Un Gewürtz alsacien n’aurait pas à rougir non plus. Faites votre choix!

---------- Préparation ----------

J’ai acheté des petits filets de perche du lac. Pas ces immenses filets de perches du Nil qui n’ont rien à voir. Les filets étaient déjà préparés dans mon cas. Mélanger 1/2 vol d’eau à 1/2 vol de lait. Saler et poivrer, ajouter 1/2 cm de gingembre finement râpé et les piments thaïs a cette “marinade”. Y plonger les filets et laisser mariner une heure au frigo.

J’ai pris du riz basmati indien que j’ai fait cuire à l’eau avec les 2 capsules de cardamome écrasée avec le couteau. Rien de compliqué dans cette étape.

Laver les poivrons, les couper en 2 et les épépiner. Retirer la partie blanche du coeur et couper en brunoise. J’ai reçu des coins à l’aigre doux, j’en ai profité pour en mettre dans ma brunoise. Sinon, faire une brunoise avec un bout de coing frais. Faire chauffer un peu de beurre dans une poêle, faire fondre l'échalote puis y faire revenir rapidement la brunoise. Les légumes doivent rester croquants.

Retirer les filets de la marinade, les éponger et les fariner légèrement. Dans une poêle, faire fondre une bonne noix de beurre et le faire fondre pour obtenir un beurre noisette (et pas brûlé). Y faire revenir rapidement les filets. Garder au chaud

Dresser à l’aide d’un cercle a pâtisserie le riz parfumé, la brunoise de poivrons puis les filets! Quelques copaux de parmesan et quelques tomates séchées finement ciselées, le tour est joué!

---------- Bon appétit ----------

Un plat parfumé et assez simple à préparer, pas trop de vaisselle au final ;-) Je reprends l'idée de la brunoise de poivron et mangue que j'avais faite avec le rouget, j'aime beaucoup le côté croquant de la brunoise. Quant à ce mariage étonnant, j'ai changé d'avis...Parait même que j'ai fait une drôle de tête la première fois qu'on me l'a proposé!?! ;-) Tu avais raison, c'est divin!

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Cette recette ne se limite pas aux filets de perches, la présentation doit peut-être aussi être revue si on emploie des filets plus grands!

dimanche, novembre 11, 2007

Du vin avec des bulles et du houblon, ce n'est pas plutôt de la bière ?!?

Il est 15h00, samedi après-midi. Dehors, il neigeote, le vent souffle et il fait froid. Je suis dedans, bien au chaud, en train de faire un peu d’ordre: paperasse qui traine, documents à classer. Mes yeux s’arrêtent sur mon étagère, couverte de bouteilles de vin, plus prestigieuses les unes que les autres : Un château Latour 1979, bu pour mes 20ans, un Palmer 1979 pour mes 25 ans, quelques Mouton-Rothschild, un Haut-Brion, une bouteille d’Yquem. Mon esprit s’échappe, tente de revivre ces précieux moments…Toutes ces bouteilles sont bien vides, mais chacune a eu son heure de gloire, son histoire...

Vous avez compris, je vais vous parler de ma passion pour le vin et son monde varié et magique. Un petit bout de moi que j’essaie aussi de vous transmettre avec mes suggestions d’accord met-vin. Un univers dans lequel des noms prestigieux et mythiques peuvent côtoyer des produits plus typiques et confidentiels…

Mon père a toujours été un amateur de vin averti. Jolie cave bien entretenue et remplie, j’aimais le regarder choisir un cru avec soin. Décantage ou carafage, ouverture délicate des vieux millésimes aux bouchons affaiblis par les années, toutes ces étapes essentielles avant le moment fatidique, la dégustation. Quelques centilitres de ce précieux nectar dans un verre et la magie peut opérer. Et bien tout ceci, je le suivais du regard, intéressé et intrigué par tant de soins et d’attentions portés à une bouteille.

Puis vint le jour où je pus aussi goûter, faire santé avec les invités. Quelle boisson étrange, si complexe et enivrante… intéressante, mais sans plus dans un premier temps.

Mon intérêt se tourna plutôt vers une autre boisson lors d’une visite à Bruxelles. Vous aurez deviné, j’étais tombé amoureux de la bière ! Pas de la Cardinal (bière fribourgeoise par excellence) que je buvais à l’occasion avec mes amis, non, de la bière belge : Des rousses, blanches, blondes, brunes, lambic, trappistes, bière d’abbaye, micro-brassages ou bières mondialement connues…Une boisson aux reflets multiples, goûts divers et variés avec une histoire.
Et le passionné que je suis ne regretta pas ce choix. Au fil des années, ma « collection » tournant autour de la bière s’enrichit au fur et à mesure : quelques bouteilles et verres ramenés d’un séjour à Bruges ou à Bruxelles, des bouteilles rares trouvées dans un magasin de Paris, des bières pression bues dans la brasserie même ou étiquettes commandées sur internet, mon butin grandissait tous les jours. Mais jugez par vous même:

Plus de 700 bières dégustées avec des notes prises dans des carnets soigneusement rangés, environ 300 verres à bière (du plus exotique ou plus banal), plus de 300 sous-bocks et environ un millier d’étiquettes de bière répertoriées dans un classeur….

Beaucoup d'objets certes, mais surtout de très bons souvenirs liés à toutes ces dégustations et voyages. L'acquisition de 3 magnums de Bush Millénium, bière brassée en très petite quantité (3000 litres) pour célébrer le passage à l’an 2000, la dégustation d’une Westvleteren capsule jaune (les spécialistes apprécieront ;-) ) chez une personne qui devint un ami par la suite ou encore la dégustation d’un (et non pas une) Orval non refermenté en bouteille sous les toits de l’abbaye même…tout un monde.

Ne trouvant pas forcément beaucoup de bières à Fribourg, mon intérêt se tourna vers les vins, beaucoup plus "accessibles". Je dois avouer avoir commencé avec des grands vins de Bordeaux, issus de la cave de mon père. Saint-Emilion, Saint-Julien, quelques Margaux et Pauillac, pour ne citer qu'eux. Mais le monde du vin ne se résume (heureusement) pas qu'à Bordeaux !

J’appris à déguster d’autres vins : côtes du Rhône, Bourgogne, vins jaunes du Jura (et sa fameuse bouteille Clavelin, n’est-ce pas Valérie ;-)) vins du Nouveau Monde et surtout des vins suisses. Petit pays par la taille certes, mais producteur de très jolis vins aux cépages variés. Amignes de Vétroz, Chasselas de la Côte, Pinot gris valaisan, Merlot tessinois, Pinot noir des Grisons, une palette immense en rouges, blancs et vins sucrés.

Je pourrais vous parler de ma cave, du service, de l’histoire de certains vins pendant des heures, mais j’en perdrais plus d’un. De plus, je ne suis ni œnologue ni vigneron, j’apprends surtout en lisant et discutant avec des gens qui travaillent dans ce domaine. Et pour vous donner encore plus envie, voici quelques "moments choisis" :

La prochaine « Grande » bouteille à être dégustée : En rouge: Je pense que cela sera un Château Margaux 1997, qui attend patiemment dans ma cave depuis quelques années. Je suis un fan de la finesse des vins de l’appellation Margaux, j’espère ne pas être déçu avec le roi !

En blanc: Une bouteille plutôt rare, un Grain Noble Coeur du Clos, du domaine du Cornulus à Savièse en Valais. Plus de 200 ° oeschlé!!! Une pure folie, moins d'un décilitre de vin produit à partir d'un mètre carré de vigne. Un gras hallucinant et des arômes divins...

Le vin qui m’a le plus surpris : Un château Palmer 1979 bu en 2004 pour mes 25 ans. À nouveau un Margaux qui fut magique. Je me revois encore téléphoner avec mon père et qui me disait : "Si jamais, il faut le décanter". J’ouvre délicatement la bouteille, le bouchon est en parfait état, je verse un peu de vin dans mon verre et je ferme les yeux. Une explosion de fruit des bois, une complexité magistrale, ce vin est juste incroyable. 25 ans et pas une ride (comme moi quoi ;-)), mais plutôt une robe sobre et encore pourpre, immense ! Dommage du peu!

Ma plus grosse déception :
Je ne tombe pas souvent sur un vin bouchonné, je touche du bois. Mais je dirais un Château Pichon-Longueville 1981, complètement passé et inexpressif, dommage !

Mes rêves : J’ai eu la chance de déguster un château Ausone à Saint-Emilion même (merci Véro ;-)) mais j’aimerais goûter aux 2 mythes : Pétrus pour Bordeaux et Romanée Conti pour la Bourgogne (rien que ça ;-)...je veux bien faire à manger si quelqu’un m’invite à boire un de ces vins ;-)

Châteaux de Tourbillon et Valère à Sion en Valais, ma région viticole préférée !

Et vous, qu'allez-vous boire la prochaine fois avec votre plat préféré ? Un petit rouge plutôt fruité ou un vin blanc issu d'une vigne de votre grand-père ? très bonne fin de week-end et à tout bientôt!

mardi, novembre 06, 2007

La citronnelle, un anti-moustiques ?!? Oui mais pas que....

Il arrive parfois qu'une personne me demande de décrire mon blog, ma façon de cuisiner ou de l’imaginer…Question difficile quand on y réfléchit un peu. J’aime autant le sucré que le salé, je peux préparer des plats en 10 minutes ou en 2 heures. Dans la mesure du possible, je tente d’accorder un vin à chaque plat et je cuisine de plus en plus des plats d’inspiration asiatique. Mais ceci ne s’est pas fait en un jour !

Le déclencheur, mon voyage en Asie, ce n’est plus un secret ! Ensuite un intérêt croissant pour ces nouvelles saveurs et ce monde épicé, ces plats qui sortent du commun et qui nous font voyager le temps d’un repas. Cuisine thaïe, indienne, malaisienne, que de choix, que de recettes ! Un peu de curiosité, quelques ingrédients exotiques et voila, le tour est joué !

Mais avant ce voyage, quoi ? Je dois avouer que je ne connaissais que les nems (et encore) et j’avais mangé un curry indien à Londres…pas grand-chose!

Cette fois-ci, pas de curies thaïs ou indiens, je voulais autre chose. Épicé oui, mais pas un curry ! Petit tour du côté de Rasa Malaysia, un blog extraordinaire. Des photos à couper le souffle et des recettes incroyables. Une fois de plus, je ne suis pas déçu :

Vietnamese Lemongrass Chicken ou Poulet à la citronnelle façon vietnamienne ou encore un voyage au bout du monde pour pas cher

Je me permets de remettre la liste, en français

------- Ingrédients (pour 2 pers.) -------

400g de filet de poulet, émincé
2cs de sauce de poisson
3 gousses d’ail écrasées
1cs de poudre de curry
½ cc de sel

2cs + 1 ½ cs de sucre
3cs d’eau
3cs d’huile
2 bâtons de citronnelle fraiche, partie blanche et tendre, émincés
1 échalote, émincée finement
3 petits piments rouges, épépinés et émincés
Ciboulette pour déco


Option : Champignons de Paris et des oignons nouveaux

---------- Proposition /choix du vin ----------

Un plat pas trop épicé qui permet le choix d’un rouge. J’ai choisi un petit vin sans prétention à moins de 10.- Sfr, un Salice Salentino italien. C’est une commune dans la région des Pouilles qui produit ce vin agréable.

C’est un assemblage de Negroamaro (90%) et de Malvasia nera (10%). Une belle couleur rouge intense, rubis. Des arômes de prunes, une bouche tannique, mais équilibrée. Le final est assez long et est agréable.

Un très bon rapport qualité-prix !

---------- Préparation ----------

Mélanger dans un bol le poulet, la sauce de poisson, l’ail et la poudre de curry. Ajouter le sel et 1 ½ cc de sucre. Bien mélanger et laisser mariner au frais.

Dans une petite casserole, ajouter 2cs d’eau et le reste du sucre (2cs). Chauffer au maximum, le sucre doit bien se dissoudre. Une fois le sucre dissout, ne pas remuer, mais laisser cuire jusqu’à l’obtention d’un caramel ambré. Retirer du feu et ajouter (prudemment) 2cs d’eau. Réserver

Chauffer l’huile dans un wok. Une fois chaude, ajouter la citronnelle, l’échalote, les piments et laisser colorer. J’avais envie d’ajouter encore quelques champignons de Paris et quelques petits oignons nouveaux, à vous de voir. Ajouter le poulet et le caramel tout en remuant jusqu’à ce que le poulet soit cuit (au besoin, ajouter un peu d’eau). La sauce doit s’épaissir un peu. Retirer du feu et servir dans un bol. Accompagner le tout avec un riz blanc.

---------- Bon appétit ----------

Un plat rapide et facile à préparer, ne nécessitant pas d’ingrédients très exotiques. On trouve assez facilement des bâtons de citronnelle, les autres épices sont courantes. Le poulet reste très tendre avec ce mode de cuisson, la citronnelle parfume le tout à merveille ! Un plat que j’ai refait depuis, c’était trop bon ;-)

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P.S Mon week-end ;-)