mercredi, octobre 31, 2007

Non mais j’y crois pas, il a explosé! Marion, tu me dois un ramequin!


Nous sommes le lundi 15 octobre 2007, 7h00 tapante. J’attends cet instant depuis un certain temps, ma curiosité piquée à vif. Nous sommes sur le point de découvrir le thème du KIKI #22.

Je suis sur le blog de Marion, Il en faut peu pour être heureux et cette fois c’est la bonne! Une semaine plus tôt, je découvrais un billet avec pour thème le boudin...dans ma précipitation habituelle, je n’avais pas vu qu’il s’agissait d’une série et non pas du kiki.

Soufflé, au fromage s’il vous plait... Chose que je ne fais pas tous les jours forcément. Je ne sais même pas si j’en ai déjà fait une fois auparavant. Un joli challenge en tout cas! Tant pour la recette que pour les photos... C’est que ça retombe vite ces petites choses. Faut encore qu'ils gonflent pour retomber ensuite. À vaincre sans péril, on triomphe sans gloire!

Maintenant, comment “s’approprier” cette recette, sans la dénaturer complètement ? C’est peut-être ça le plus dur tout compte fait! Un soufflé, c’est un roux avec du fromage et basta, pas 1001 façons de faire autrement... Alors, je fais quoi ?

Je pourrais vous raconter qu’un soir, en rentrant du travail, je rencontre des amis qui vont manger une fondue et m’invitent à me joindre à eux, mais faute de temps, je dois refuser. Un peu plus tard dans la soirée, je reçois un mail me demandant si j’aime le Stilton et si oui, comment le marier avec une viande. Et pour finir, je passe ma soirée devant “la Cité de la Peur” et commence à rire devant la fameuse réplique: “Vous voulez un Whisky ? - Juste un doigt... - Vous voulez pas un Whisky d'abord ? ». Et ensuite, au lit!

Le lendemain je me réveille et j’ai la solution à mon problème, j’ai 3 recettes pour ce fameux soufflé! Non, elle est un peu tirée par les cheveux cette histoire ?!? Allez savoir, mais en attendant, j’ai mes recettes!

Trio de soufflés au fromage spécial KIKI ou quand la Suisse se frotte à l'Angleterre sur un terrain aérien,résultat 2 à 1

------- Ingrédients (pour 10aine de soufflés) -------

60g de farine blanche tamisée
90g de beurre
6dl de lait entier
Sel, poivre
6 oeufs


Selon la version

75g de vieux Gruyère salé
Une pincée de cumin

75g de Vacherin fribourgeois (surtout pas du Vacherin Mont d’Or qui n’a rien à voir)
2cs de vin blanc

75g de Stilton
3cs de Whisky


---------- Proposition /choix du vin ----------

J’étais beaucoup trop occupé par mes soufflés et par les photos pour penser boire du vin avec. Mais si vous avez le temps, je vous proposerais une Petite Arvine ou une Amigne du Valais pour accompagner ces soufflés. De préférence un vin blanc (quoique cela dépend quel fromage vous employez), frais, qui donne un peu de contraste aux soufflés qui sortent du four... Un joli Pinot Gris ou un Gewurtz pour nos amis alsaciens feraient aussi merveille!

---------- Préparation ----------

Les soufflés se font souvent à partir d’un roux, une béchamel. Ultra simple, suivez cette recette. Dans une casserole, faire fondre le beurre. Ajouter la farine et bien mélanger tout en baissant le feu. Petite astuce: ne pas avoir peur de laisser cuire le mélange 2 min pour obtenir une jolie couleur rousse (d’où le nom pardi Ajouter le lait gentiment sur le mélange sans arrêter de mélanger. Ajouter le lait petit à petit sur le mélange sans arrêter de mélanger. Faire cuire pendant env. 5 min tout en remuant. La sauce doit être assez épaisse. Diviser la sauce en 3 parties égales.

Ajouter le Gruyère râpé avec le cumin dans la 1ère, le vacherin râpé et le vin blanc dans la seconde et le stilton et le whisky dans la dernière. Bien mélanger pour que le fromage s’incorpore bien à la sauce. Retirer du feu et laisser refroidir. Poivrer (et saler au besoin, mais comme le fromage est déjà salé, attention).

Une fois que le mélange est froid, séparer les jaunes des blancs, ajouter 2 jaunes par préparation, bien mélanger. Monter les blancs en neige (ferme) avec une pincée de sel et diviser en 3 portions. Incorporer les blancs délicatement avec une maryse. Ne pas trop mélanger pour garder un maximum de moelleux.

Beurrer vos moules, préchauffer le four à 200°C. Remplir les moules au 3/4 et enfourner pour une 20aines de minute en milieu de four. Sortir et déguster avant tout retombe !

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---------- Bon appétit ----------

Bonus: KiKI #22, le making of


Et pour une fois, je vais vous parler un peu des coulisses de la recette, les back stages, tout ce que je ne vous montre pas. Rassurez-vous, pas de rat dans ma cuisine ni de bombe de laquer pour faire de jolies photos bien brillantes ! Rien de tel chez moi. Non, je finis de préparer les appareils à soufflé, tout est prêt. Il ne reste plus qu’à tout mettre dans les moules et au four! Simple, si on a les bons moules... Et oui, je n’ai que des affreux ramequins en Pyrex, pas jolis et inintéressants... Par contre mes jolis petits pots tout blanc, ils ont de la gueule. Achetés à Ikéa pour une bouchée de pain, mais pas indiqué si ça passe au four...ben on verre bien, de toute façon les autres sont bien trop moches!

Oh enfournés, on croise les doigts, 200°C c’est quand même chaud...je repars faire le ménage (et bien oui, cela ne se fait pas tout seul encore) quand tout à coup, monstre bruit (c’est la touche perso) dans ma cuisine qui me fait sursauter comme jamais... Je devine ce qui s’est passé! Je m'approche du four, mais je sais que j’ai raison.. Un de ces sacrés pots à littéralement exploser !!! Pas question d’ouvrir le four et de sortir les rescapés, non...ce qui veut dire que tout ce qu’il y avait dans le pot se retrouve à présent sur les parois du four...reste 3min, ça doit être jouable!

On sort tout ce beau petit monde du four (en me brûlant les doigts au passage) direction ma chambre, seul endroit où j’ai une lumière potable. L’appareil est allumé (pas une seconde à perdre) les accessoires sont prêts, en avant pour une séance photo ultra rapide, car ils retombent vraiment très vite les méchants! Le tout sur ma table à repasser, photo à l’appui
Bilan de l’expérience “je fais des soufflées pour le kiki”: Une recette qui peut paraître ultra simple à première vu, mais qui demande un peu d’expérience je pense. Quant aux choix des “parfums”, j’ai beaucoup aimé les 3 versions, très différentes les unes des autres. Le Gruyère et le cumin, épicé et agréable, le vacherin plus onctueux parfumé, le Stilton et le whisky exotique et marqué!

Je vous laisse pour ce week-end rallongé, je vais faire un tour du côté de .... À suivre à mon retour!

vendredi, octobre 26, 2007

Avant, après et un vendredi un peu spécial!

Un blog, c’est une chose bien étrange...Une page Web, des lignes et des lignes de codes html (qui énervent bien des gens dont moi le premier), des recettes, des photos et encore bien d’autres choses. Mais cet espace virtuel évolue, change et prend de la bouteille. J’aime parfois lire ou relire les premiers billets de mon blog, mais aussi les vôtres. Observer tous ces changements...Toujours intéressants, parfois incroyables et énormes.

Je cherchais la recette de Tom Kha Kai (ต้มข่าไก่) sur mon blog, soudaine envie de m’évader un peu de ce temps grisâtre. Cette soupe thaïe incontournable, au lait de coco et au poulet, épicée au galanca, kaffir lime et piment. Une vraie petite merveille, ultra rapide, savoureuse et dépaysante à souhait!

Je retrouve la recette, recopie les quelques lignes, je suis prêt à fermer la fenêtre quand quelque chose attire mon regard...Les photos! Deux petites photos d’une qualité...médiocre dirons-nous, n’ayons pas peur des mots! Une couleur jaunâtre (merci la balance des blancs) et une exposition douteuse, une prise de vue et un cadrage moyen, j’ai du me tromper de blog là ;-) Mais non, je suis sur 1001 Recettes, billet daté du 6 février 2007...

Avant

Il faut quand même dire que je n'avais pas le même matériel photo...Pour le coup, j’ai profité de refaire une série de photos avec mon nouveau jouet et ma façon de faire actuelle. Et comme j’ai reçu déjà plusieurs demandes concernant mon matériel, voici ce que j’utilise:

Boîtier Nikon D80 avec poignée supplémentaire MB-80, 2 accus. Les 3 objectifs que j’emploie pour mes photos de plats:

-Nikkor DX 18-55mm, f3.5-5.6 avec une distance de mise au point très courte et très pratique. Pour les plans très sérés, j’utilise une lentille close-up +3

-Nikkor DX 18-70mm, f3.5-4.5, un meilleur piqué et rendu, mais plus utile pour des plans moins sérés

-Nikkor AI-F 50mm, f1.4 manuel, un vieil objectif que j’ai acheté pour une bouchée de pain mais qui est ultralumineux et qui me fait des flous de malade..pas forcément facile à utiliser car complètement manuel


Et pour rester dans les anciens billets, Eric du blog A boire et à manger me rappelait qu’aujourd’hui, dernier vendredi du mois, a lieu le Vendredi du Vin #7, présidé par...Eric. Le thème, “votre accord inratable!” Plus d'infos, c'est par ici!

Comme nous sommes vendredi et que je complètement oublié la chose (et oui, j’avoue, aucune excuse), je vais vous proposer un accord que j’avais fait il y a déjà quelque temps et que j’ai re-testé depuis plusieurs fois, avec tout autant de plaisir.

Vous connaissez ma passion pour le vin et les plats asiatiques. J’ai choisi cet accord qui peut parfois paraître un peu délicat. Des plast épicés et piquants, pas toujours facile à marier avec un vin.

Un ami sommelier m’avait conseillé un vin blanc, plutôt fruité et apportant un peu de fraîcheur: Le choix s'arrêta sur un Gewurztraminer avec un léger sucre résiduel qui lui conférait une rondeur très agréable. J’ai bu ce vin sur des plats simples comme un poulets aux noix de cajou, pimenté mais pas trop épicé ou sur divers curries (massaman, jaune et rouge), plus épicé.

La relative “fraîcheur” du vin blanc (au alentour de 10°C) contrastait bien avec le feu du piment et le coté un peu doux calmait les papilles ! J’ai testé d’autres vins blancs, chardonnay en barrique, petite arvine, je reste sur ce Gewurz, style de coup de coeur!

Le vin en question: Gewurztraminer, 2006, Special Late Harvest d’Afrique du Sud de Robertson Winery

Très bon week-end à toutes et tous!

mardi, octobre 23, 2007

Mon plat préféré c’est ??? Qui sait ? Vous peut être !?!

Je ne sais pas qui a dit chasse, là, dans le milieu, mais c’est exactement ce dont je veux et je vais vous parler dans ce billet ! Chasse dans mon assiette et dans ma cuisine et non en montagne avec fusil et amis (et un coup de rouge, mais il parait qu'il ne faut pas le dire ;-)


Un plat dont je garde tellement de bons souvenirs que c’est devenu mon plat préféré au fil du temps. Une sorte de plat éphémère qui est inévitablement associé à l’automne. Mais je dois aussi vous avouer que j’ai suivi une très bonne formation (si ce n’est la meilleure) !

Une personne est seule responsable de mon engouement pour ce plat. Et cette personne, c’est tout simplement ma maman. Elle qui passait une journée entière à préparer ces poires au vin si rouges, ces choux rouges, ces marrons brillants ou encore cette sauce « maison ». Le tout devant 6 plaques et une montagne de casseroles. Laissez-moi m’attarder quelques instants sur cette fameuse sauce, recette secrète, améliorée et peaufinée durant des années pour atteindre finalement la perfection. Une seule manière d’y goûter, vous faire inviter chez ma maman ou chez moi, car je ne la mettrai jamais sur ce blog. Il en va de même pour la recette des spätzlis qui accompagnent aussi ce plat, recette que je tiens de ma grand-maman. Il y a des recettes qui sont bien plus qu’une simple liste de course et des instructions à suivre. Ces sont des moments rares et très précieux, qu’on partage autour d’une table, mais qu’on ne divulgue pas !

Je sens que je m’égare…pas complètement en fait, vous comprenez maintenant peut être un peu mieux pourquoi ce plat et pas un autre.

J’ai déjà publié des recettes l’année passée, j’avais envie d’innover un peu cette année. Mais comment toucher à un plat que j’adore tel quel ? Facile, il suffit d’aller manger en Valais (le détail dans le prochain billet). Pour résumé, je me retrouve devant une assiette qui contient de la chasse, sur une forme tout à fait étonnante : une lasagne de chevreuil avec comme garniture de la courge et une poire à la cardamome. Voila comment est née la

Lasagne de filet de cerf, marrons caramélisés et poire au muscat et cardamome ou Relookage d’un plat préféré après une balade en Valais

------- Ingrédients (pour 2 pers.) -------

300g de filet de cerf
Pâte à nouilles fraiche
Vin rouge
Fond de sauce gibier
Confiture d’airelle
Petits oignons grelots
Champignons de Paris

Tout pour faire une sauce béchamel (beurre, farine et lait, poivre sel)
2cs de cognac
Noix de muscade

3cs de beurre
3cs de sucre
Eau
12 châtaignes

2 poires (assez fermes)
3dl de muscat
5 capsules de cardamome
5cs de sucre
½ bâton de cannelle

---------- Proposition /choix du vin ----------

Je voulais ouvrir une Syrah valaisane avec ce plat, mais je suis tombé sur une autre bouteille avant. Un Malbec du Chili, un Terrantai, Special Reseve 2003. Mais connaissez-vous le Malbec ? Il s’agit du cépage indispensable au vignoble de Cahors, répandu dans de nombreux départements du Sud-Ouest. On le trouve aussi facilement en Californie, Argentine ou comme ici, au Chili.

12 à 14 mois de barrique pour ce vin aux notes rubis et dense. Un nez puissant de fruits noirs. Belle structure en bouche, un vin qui va très bien avec ce plat de chasse ! Petit conseil pratique, ouvrir la bouteille 1-2 heures à l'avance pour permettre au vin de s'aérer, il prendra encore plus d'ampleur!

---------- Préparation ----------

Commencer par les poires qui peuvent rester dans le sirop. Dans une petite casserole, faire chauffer le muscat et le sucre. Porter à ébullition est réduire le feu. Ajouter la cardamome et la cannelle, laisser cuire à découvert une dizaine de minutes. Peler les poires en gardant la queue et les faire pocher dans le sirop. Laisser cuire tout gentiment (env. 45min-1h) en retournant les poires de temps en temps. Laisser refroidir et réserver

On passe aux marrons. Dans une casserole, faire chauffer le beurre, y ajouter le sucre et laisser caraméliser. Lorsqu’il y a pris une jolie couleur ambrée, ajouter un peu d’eau et y ajouter les châtaignes (décortiquées) et laisser cuire doucement 30min. Réserver.

Pour la sauce béchamel, je vous laisse votre recette habituelle et de base. Je l’ai épicée avec sel poivre et noix de muscade ainsi qu’avec un peu de cognac. Pas plus compliqué.

Pour la lasagne, j’ai employé de la pâte à nouilles fraiche, ce qui ressemble à de la pâte pour lasagne, mais fraiche. Pas ces rectangles tout secs qu’il faut cuire et qui collent toujours ! Découper les longueurs qu’il vous faut pour un petit plat à gratin, 4 couches. Cuire dans de l’eau bouillante et salée, égoutter et étendre sur un linge humide pour ne pas qu’elles collent entre elles.

Et finalement pour la viande, découper le filet en fines lanières. Chauffer de l’huile dans une poêle, et faire saisir rapidement la viande et déglacer au vin rouge. Réduire la température et ajouter le fond de sauce gibier (à la Migros pour ma part ou chez votre boucher sinon), un peu d’eau. Ajouter 2cs de confiture d’airelle et laisser mijoter. La sauce doit être assez épaisse pour la lasagne.

Confection de la lasagne : une couche de pâte, viande et béchamel, pâte et ainsi de suite, 3 couches de viande et béchamel, finir par une couche de pâte. Avec 300g de filet, cela ne fait pas vraiment une couche très épaisse. Libre a vous d’augmenter les proportions. Pour ma part, j’ai espacé un peu les morceaux et recouvert le tout d’un peu de béchamel (pas trop, la béchamel couvre un peu le goût de la viande)! Comme tout est cuit, il suffit de réchauffer le tout au four à 150°C une quinzaine de minutes (couvert avec une feuille d’alu). Pendant ce temps, poêler quelques champignons de Paris coupés en 4 et des petits oignons grelots. Réchauffer les poires et les marrons et dresser le tout !

---------- Bon appétit ----------

Une façon très originale d’apprêter un plat de chasse. Ni spätzli ou choux rouges, mais des pâtes et le reste. La poire garde une belle couleur, translucide et brillante. Un petit sucré salé avec les marrons caramélisés. J’ai pris autant de plaisir à manger tout ceci chez moi qu’au restaurant ! Un brin de folie et de nouveauté, c’est toujours bien non ? ;-)

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P.S. Une vraie galère les photos...pffff! Pas de lumière naturelle car c'était le soir, un spot mais pas brillant...il va vraiment falloir que je m'équipe!

jeudi, octobre 18, 2007

Comme un prétexte....

Après cette ballade virtuelle en forêt, rien de tel qu'une petite douceur. Pour l'occasion, j'ai envie d'une recette simple et plutôt chocolatée. Et oui, on est chocoholic ou on ne l'est pas ;-) !

Ce dessert clôturait un repas en beauté. Pas trop copieux ni fastidieux à préparer, juste ce qu'il fallait. Et c'était aussi un très joli prétexte pour sortir un joyau de ma cave à vins ^^!

Petite mousse au chocolat sans conséquence ou T’es sûr que t’es pas en train de nous rouler là ?

------- Ingrédients (pour 4 pers., petites portions) -------

125g de toblerone blanc (ou chocolat blanc)
3 dl de crème
1/2 citron vert (zeste seulement)

4 fruits de la passion
Sucre


---------- Proposition /choix du vin ----------

Qui dit dessert, dit vin...Vin quoi au fait? Je pense que vous serez d’accord pour dire qu’on choisit plus facilement un vin doux ou sucré. Quant à sa couleur, libre cours à votre imagination: Cela peut être une malvoisie flétrie, un Sauternes ou pourquoi pas un Banyuls ou d’autres vins rouges doux. Pour ma part, un vin blanc liquoreux m’avait déjà séduit. Un Sauternes ? Non, ni une spécialité valaisanne, il faut partir du côté de l’Autriche pour trouver ce nectar.

Son nom: Noble Reserve 2001 du domaine Höpler . Rien que son patronyme en dit long...Une sélection spéciale et rigoureuse pour ce vin assez rare. Il n’existe qu’en millésime 2001, pas d’autre choix ;-)

La bouteille est transparente et la lumière joue avec son contenu. Une robe vieil or, jaune intense et très limpide. Le vin est liquoreux à souhait. Et cela se comprend très bien lorsque l’on sait qu’il atteint des sommets avec plus de 200g/l de sucre résiduel, une pure folie!

Des notes de fruits exotiques, de miel au nez. Une bouche d’une finesse sans fin, aux arômes complexes de poires et ananas mûrs. Un pur moment de plaisir. Ces vins sont parfois un peu écoeurants, ce n’était pas son cas. Mais comprenez-moi bien, je ne boirais pas une bouteille tout seul non plus! Un vin comme celui ci se partage!

---------- Préparation ----------

Commencer par faire un sirop de fruit de la passion: Couper les fruits en 2, détacher la pulpe au dessus d’une passoire fine. Récupérer le jus et ajouter juste quelques graines noires pour le croquant dans le jus. Ajouter 2cs de sucre et transférer le tout dans une petite casserole. Chauffer et laisser cuire pour obtenir un sirop assez épais. Laisser refroidir.

Concasser grossièrement le chocolat blanc et transférer dans un cul-de-poule. Faire chauffer 1dl de crème dans une petite casserole avec le zeste de citron. Retirer du feu lorsque la crème est à l'ébullition. Verser la crème bien chaude sur le chocolat blanc pour le faire fondre. Bien mélanger et laisser refroidir.

Battre le reste de la crème (bien froide) pour obtenir une crème fouettée bien compacte. Une fois que le chocolat fondu à refroidi, ajouter la crème fouettée et incorporer délicatement.

Verser dans le récipient de votre choix (pour moi une tasse à café) le sirop puis recouvrir de mousse au chocolat blanc. Mettre au frais minimum 2 heures. La mousse devient vraiment “figée”, transférez-la donc directement dans le récipient que vous désirez utiliser pour le service, sinon vous risquez d’avoir de mauvaise surprise!

---------- Bon appétit ----------

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J’adore cette mousse au chocolat très simple et sans oeuf. C’est tellement rapide et simple de la préparer, pourquoi s’en priver. Les fruits de la passion amènent une touche d’exotisme et de croquant avec les graines. Un dessert sympa et délicieux!

dimanche, octobre 14, 2007

Arrêt sur image III: Une histoire d'eau

Une jolie surprise m’attendait cette semaine. En effet, ma photo choisie pour le DMBLGiT September se classa en troisième place dans la catégorie « Overall Winners » et seconde dans la catégorie « Aesthetics Winners » ! Cette fameuse photo provenait de mon dernier billet « arrêt sur image » consacré au café. Merci à Cooksister et au jury!

Pour cette nouvelle série de photos, laissez-moi planter le décor : Nous sommes dimanche matin, il fait beau, mais le soleil peine à percer la brume matinale. J’ai envie de prendre l’air, me balader et capturer cet instant agréable. Direction la campagne fribourgeoise et plus précisément vers une réserve naturelle composée d’étangs et de marécages. Cet endroit ne m’est pas inconnu puisque j’allais m’y promener tout gamin avec mes parents et mon frère.

Je suis seul sur le sentier, il fait bon et la forêt « sent » l’automne : champignons au détour d’une souche, mousse humide près du sentier, bois fraichement coupé un peu plus loin. Au détour de l’étang, j’ai la chance de surprendre un vol de cygnes. La nature commence à s’endormir tranquillement et se pare de ses plus belles couleurs...

Je vous souhaite un très bon dimanche! A bientôt!

mercredi, octobre 10, 2007

Des pommes, des poires et des scoubidous...rien à voir, juste les pommes!

Après cette entrée improvisée, contrastée et plutôt exotique, une autre idée occupait mon esprit. Qui n’a jamais passé toute sa soirée dans la cuisine sans voir ses amis venus pour manger ET discuter, partager un bon moment ? Non ? Et bien bravo ! Sinon vous serez surement d’accord avec moi pour dire que c’est aussi sympathique de pouvoir préparer un maximum de chose et de juste finir au dernier moment. Il y a aussi une autre option, celle d’un plat convivial et unique. Pas deux sauces, 3 types de viandes à braiser et des légumes à cuire.

Je savais que je devais faire ce type de plat. Les mauvaises langues diront que c’est par paresse, les épicuriens verront plutôt un bon plan, vous allez comprendre !

Un plat unique, ce n’est pas trop compliqué. Un bon plat de pâtes fumantes, un pesto maison et un peu de parmesan…Ou des nouilles sautées au bœuf et gingembre ? Non et ceci pour une bonne raison, l’accord met vin. Mais oui, cette espèce d’équilibre étrange qu’on doit essayer de respecter entre le vin et le met…ça ne vous dit rien ? Ah, je préfère. Parce que figurez vous qu’en me promenant dans ma cave, je me suis fait envie : Je m’arrête devant mon casier Bordeaux et je tombe sur une demi-bouteille bien sympathique…Mon choix est fait, son heure est venue ! Et le plat ? Et bien un bon risotto maison n’a jamais fait de mal à personne, surtout revisité de cette façon:

Risotto crémeux au gorgonzola et pommes caramélisées ou Quand je remarque que c’est la journée de la pomme !

------- Ingrédients (pour 2 pers.) -------

1 tasse de riz pour risotto (attention, c’est vraiment ce qui fait toute la différence)
2 tasses de bouillon de légumes
4cl de vin blanc (cuisine)
1 petit oignon finement émincé
1cs de mascarpone
2cs de gorgonzola
3cs de pignons de pin grillés à sec
Sel et poivre
1 pomme (plutôt acide)
1 peu de miel
Quelques olives noires

---------- Proposition /choix du vin ----------

Je vous ai déjà donné un petit indice quant à notre ami d’un soir, il s’agit d’un Bordeaux. Un second Cru Classé de Saint-Julien. Château Léoville Poyferré 2001. Laissez-moi vous parler un peu de cette perle. Un assemblage de 4 cépages : Cabernet Sauvignon, Merlot, Petit Verdot et Cabernet Franc . Et pour une fois, moins de Cabernet Franc que de Petit Verdot, c’est assez rare pour être noter.

Le millésime 2001, cela peut paraitre un peu jeune pour un grand vin. Mais il s’agit d’une demi-bouteille, le vin vieillit plus vite (se garde donc moins longtemps). J'aurais encore attendu un peu pour une bouteille de 75cl (si c'est votre cas, patientez encore quelques années ou alors aérez le pendant un bon moment). Cependant, je l’ai ouvert 2 heures à l’avance pour lui laisser le temps de s’aérer et de s’épanouir.

Que dire du nectar ? Un vin équilibré et bien structuré. Une belle couleur soutenue (qui note déjà une évolution, il promets je vous jure ;-). Il développe des jolis parfums de mûre et de vieille prune, note discrète de caramel et un joli boisé… Une pure merveille ! Mais je dois aussi dire que Saint-Julien fait partie de mes appelations fétiches...

---------- Préparation ----------

J’ai vu le jour même que c’était la journée de la pomme en Suisse (28 septembre, j'ai fait la recette le soir même), pourquoi ne pas ajouter ce joli fruit à ma recette? Facile, couper des petits cubes de pommes, les faire brièvement dorer dans un peu de beurre dans une poêle bien chaude et ajouter une bonne tombée de miel pour les faire caraméliser. Réserver et réchauffer au dernier moment.

Pour le risotto, normalement, une seule méthode, de la patience. Je l’ai fait comme ceci, mais un peu à l’avance pour ne pas devoir rester devant ma casserole pendant 25 min.

Faire revenir l’oignon émincé dans un peu de beurre, sans coloration, ajouter le riz et bien mélanger sans ajouter de liquide pendant une minute. Les grains doivent devenir nacrés. Déglacer avec le vin blanc et ajouter un peu de bouillon de légumes. Le secret, ne pas ajouter le bouillon en une fois, mais en petite quantité, au fur à mesure. Ajouter la totalité du bouillon sur une période d’environs 20min (selon votre variété de riz) et ceci en 5-6 fois.

Pour ma part, j’ai arrêté le riz à cette étape pour le finir au tout dernier moment. Sinon à la fin de la cuisson, ajouter le mascarpone, le gorgonzola, les pignons grillés et les olives coupées en petits morceaux.

Rectifier l’assaisonnement et bien mélanger le tout. Garder au chaud sur la plaque à feu très doux pendant 2-3 minutes pour que les saveurs se mélangent bien. Servir bien chaud avec les dès de pommes caramélisées par-dessus.

---------- Bon appétit ----------

Ce risotto fit l'unanimité. Un plat simple et connu, crémeux et onctueux à souhait avec le mascarpone et le gorgonzola (qui peut être remplacé par du parmesan si vous n’êtes pas fan). Les pignons donnent un peu de croquant et les olives de la couleur. Quant aux pommes, le côté sucré salé est vraiment très agréable, le tout se marie très bien !

Si vous n’êtes pas convaincu, je vous invite chez moi pour le tester ;-) !

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P.S Pourquoi ce titre? Parce que j'ai cette chanson en tête...et qui n'en sort pas ;-)

vendredi, octobre 05, 2007

Tu m'avais dis que tu faisais simple...et bien oui, j'ai menti....

Contraste! Un mot courant, un terme qu’on utilise aussi bien en photo qu’en cuisine, souvent employé en musique, en peinture ou encore en littérature. Et bien le contraste, j’aime bien! Surtout quand Monsieur vient pointer le bout de son nez dans ma cuisine ou dans ma tête. Contraste de couleurs, contraste de températures, de textures, de saveurs, on peut s’amuser et les faire varier quasiment à l’infini. Chercher l’accord parfait, tomber une fois par hasard sur le contraste “qui déchire”, le truc de fou...

La recette d’aujourd’hui n’aurait tout bêtement pas dû exister ...Non, j’avais juste prévu un plat et un dessert, un petit repas sympa, “vite fait bien fait” et agréable. Tout bascula quand je me suis souvenu que j’avais encore un chou-fleur à faire d’urgence qui se mourait dans mon bac à légumes.

Ça ne va pas du tout avec le plat (encore moins avec le dessert ;-)) bon, ben petite entrée, quelques dips avec une sauce au curry... Ah et puis cette p'tite courge, elle s’ennuie toute seule dans son coin... Peut aussi faire des dips avec de la courge? Oh, moi je lui verrais bien un avenir plus aérien, plus spectaculaire...et pour ce pauvre chou-fleur de même... Et puis tant qu’à faire, autant finir aussi ce fond de lait de coco... J’avais dis un truc simple...au final, d'autre autre côté, j'ai rien signé non plus ;-) ! Et voilà comment est née cette entrée!

Et le contraste là-dedans, il fait quoi, juste un prétexte pour commencer ce billet? Détrompez-vous et lisez la suite...

Duo de contrastes contrastés en tous points de vue parce qu'il n'y a que les imbéciles qui ne changent pas d'avis

------- Ingrédients (pour 4 pers., entrée) -------

1 petit chou-fleur (300g une fois détaillé)
Lait de coco
Sel et poivre
Bouillon
Lait

375g de courge
Bouillon
Sel et poivre
1 feuille de gélatine
18cl de crème
12cl de jus de cuisson
Curry en poudre

---------- Proposition /choix du vin ----------

Et bien là aussi je fus un peu pris au dépourvu...pas vraiment prévu de vin blanc, plutôt un grand rouge pour le plat, mais cela n’irait pas vraiment avec cette entrée. Du coup je me suis “rabattu” sur un Meursault 1er Cru 2001. Vous connaissez? Le Meursault est un vin d'une belle teinte or aux reflets verts, limpide et brillant, très franc de goût avec ses arômes de grappe mûre et une saveur de noisette. J’aime personnellement beaucoup ce vin, malheureusement assez rare par ici. Un autre blanc aurait aussi bien fait l’affaire, un joli Chasselas bien minéral aurait aussi été un bon compagnon!

---------- Préparation ----------

Commencer par l’espuma qui se garde très bien au frigo. Faire cuire la courge (coupée en petits cubes). Lorsqu’elle est bien cuite, l’égoutter tout en gardant l’eau de cuisson. Faire tremper la feuille de gélatine dans un verre d’eau froide puis la faire fondre dans 12cl de jus de cuisson. Mixer la courge dans le blinder, ajouter la crème et le jus de cuisson. Bien mixer et passer au chinois fin pour ne pas boucher le siphon. Saler et poivrer et ajouter le curry en poudre (selon vos goûts) Laisser refroidir et mettre dans le siphon. Entreposer au frigo.

Au dernier moment, ajouter 1-2 cartouches de gaz et hop, c’est prêt!

Débarrasser le chou-fleur des feuilles et la grosse partie du tronc. Détacher les morceaux et les mettre dans une casserole. Recouvrir d’eau froide et ajouter un bouillon de légumes. Cuire jusqu’à ce que le chou-fleur soit bien cuit (pas al dente). Le mixer pour obtenir un velouté assez épais dans un premier temps. Ajouter (selon vos goûts) du lait de coco.
Pou ma part, ce fut environ 1dl de lait de coco. Ajouter encore du lait pour obtenir un velouté pas trop épais. Saler et poivrer.

Réserver. Au dernier moment, réchauffer et ajouter un peu d’eau si c’est devenu trop épais. Servir bien chaud.

---------- Bon appétit ----------

Vous comprenez mieux maintenant ? Tous ces contrastes ? Contraste de couleur avec le blanc immaculé du chou fleur et l’orange criard de l’espuma…Des températures avec un velouté bien chaud et un espuma sortant du frigo…Des textures avec un velouté crémeux et un espuma tout en légèreté et aérien…Des gouts avec la présence timide de la coco d’un coté, le coté épicé et soutenu du curry de l’autre…

Une jolie invitation pour le plat qui suit, qui laisse les papilles en émois…j’ai beaucoup aimé !

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Une chose en commun toute fois, il y en a jamais assez, ni de l’un, ni de l’autre ^^ ! Et vous, vous commenceriez par lequel ?

lundi, octobre 01, 2007

Des feuilles, de l'or, il nous parle de quoi ?

La peinture a eu le temps de sécher, les petits bugs de jeunesse sont corrigés, je me sens bien dans mon nouvel habit ! Et pour ce nouveau billet, je vous propose une petite ballade autour du monde. Je ne vais pas vous parler d’entrée, dessert ou mise en bouche, non, mais de boissons. Deux « nectars » que j’apprécie et dont j’ai envie de vous parler. Il s’agit d’un vin, mythique et envoûtant et d’une boisson chaude connue de toutes et tous.

Laissez moi vous parler tout d’abord d’un monstre sacré, un vin qui relève plus du mythe et de l’excellence que d’un simple vin, j’ai nommé le très grand Château d’Yquem, Empereur des Sauternes, un des vins blancs les plus chers et convoités du monde.

Ma dernière dégustation date un peu et je dois avouer que j’hésite à ouvrir mes bouteilles restantes. Il va falloir être patient, j’aimerais bien le voir viré à l’orange vieil or, une couleur intense et magique. À défaut de le goûter, j’ai pris un grand plaisir à le photographier. Quelques photos du bouchon et de la bouteille, j’en ai choisi 3 pour l’occasion.

A propos d'Yquem: De la lumière bue! (Frédéric Dard)

Pourquoi parler d’Yquem si je ne le décris pas ? Premièrement, car je l’ai déjà fait ici et ensuite, parce que je trouve simplement qu’un vin surmaturé est une agréable invitation à passer un bon moment. Il fait frais, fin d’après midi, le ciel change de couleur et vous n’avez rien envie de faire…Prenez le temps de descendre à la cave et de vous faire plaisir..Une petite bouteille de Sauternes, une vieille malvoisie ou un pinot gris surmaturé. Qu’importe, mais avec modération ;-)

La seconde partie de ce billet sera consacré à un produit qui vient d’un peu plus loin. Pas de raisin, mais des feuilles. Des feuilles de théiers plus précisément. J’ai eu la chance de visiter une plantation de thé dans les Cameron Highlands en Malaisie. Tour dans la plantation, explications des différentes étapes nécessaires à la production de ce produit tant apprécié et forcément dégustation.

Mon choix s’était porté sur une sélection spéciale cueillie à la main, juste des petites feuilles : Garden Teas, Palas Supreme. Un thé noir parfumé avec du caractère…l’endroit y était peut-être aussi pour quelque chose, j’en ai ramené quelques boites ici.

J’ai aussi goûté un thé spécial dans cette région dans un petit restaurant indien. Un thé masala. Un thé noir auquel on ajoute du lait concentré et un mélange d’épices qui le transforme complètement. Il devient une boisson chaude et complexe, piquante et très intéressante. J’avais envie d’en refaire un chez moi. Qu’à cela ne tienne, j’ouvre mon livre de recette indienne et je tombe là-dessus :

Thé masala ou un air de Maharaja dans ma tasse de thé

------- Ingrédients (pour 4 tasses) -------

8dl d’eau
8cs de lait concentré
8g de thé noir (sachet ou mieux feuilles)

2 clous de girofle
6 grains de poivre noir
½ bâton de cannelle
½ cc de gingembre en poudre
6 capsules de cardamome


---------- Préparation ----------

Faire bouillir l’eau avec toutes les épices. Arrivé à l’ébullition, retirer du feu et ajouter les feuilles de thé. Les laisser infuser pendant 4-5 min (ou plus pour plus de goût) et les retirer. Ajouter le lait concentré, bien mélanger et déguster immédiatement. J’ai reçu un mélange de poudre d’épice qui provient de Malaisie, je ne sais pas si on trouve ceci en magasin spécialisé, mais j’ai fait mon thé avec cette recette et je n’ai pas été déçu.

Il accompagne à merveille des currys indiens ou d’autres plats épicés. À boire sans modération cette fois ;-)

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J’espère que ce billet « à boire » vous aura plu, on repart vers d’autres recettes dans le prochain billet !